jeudi 28 octobre 2010

Ceci est une révolution : l’ardoise tactile

Ceci est une révolution : l’ardoise tactile: "

On attendait avec impatience le prochain produit de la firme à la pomme, et là pas de doute, ça va cartonner. Une interface tactile révolutionnaire et des matériaux jamais vu jusque là. Je vous laisse découvrir l’ardoise tactile dans la suite.




La vidéo de cette révolution :



On regrette quand même l’absence d’un port micro SD. Personnellement j’attendrai la version blanche.


L’Ardoise Tactile.


Source.





©PapyGeek, 2010. Voir les commentaires de "Ceci est une révolution : l’ardoise tactile".


Exclusif : Lego Universe, un irrésistible Meuporg constructif

Exclusif : Lego Universe, un irrésistible Meuporg constructif: "

Cliquer ici pour voir la vidéo.


Ce trailer exclusif de Lego Universe vous permet de découvrir tout l’univers de ce superbe futur jeu de rôles en ligne massivement multi-joueurs.


La vidéo vous montre non seulement les combats entre figurines mais aussi et surtout les possibilités constructives de cet univers Lego virtuel: vous pourrez y construire vos propres véhicules et vos propres armes. Piou-piou!


Vous allez enfin assouvir vos rêves constructifs les plus fous, sans devoir acheter des briques Lego à la tonne chez votre marchand de jouets. Il faudra tout de même penser à aménager quelques fortifications pour éviter que des petits bandits de grand chemin ne viennent mettre votre joli château en pièces.

mercredi 27 octobre 2010

Actualité > Consulter son médecin par webcam, pourquoi pas ?

Actualité > Consulter son médecin par webcam, pourquoi pas ?: "

Consulter son médecin par webcam, pourquoi pas ?







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Par Claire Peltier, Futura-Sciences

Un décret vient d'autoriser les téléconsultations, ce qui permettrait aux personnes d’obtenir une expertise médicale sans sortir de chez eux. Le Conseil national de l’ordre des médecins n’y est pas opposé tant que les médecins restent avant tout au service des malades.

Les consultations médicales pourraient bientôt se faire via Internet ! C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, après avoir publié jeudi, au Journal officiel, un décret inclus dans la loi Hôpital, patients, santé et territoires.


La télémédecine englobera non seulement la consultation d’un patient par un médecin, mais également la téléassistance, qui permettra à un second médecin d’assister un professionnel de la santé au cours d’un acte médical. Seuls les médecins titulaires « d’une autorisation d’exercice délivrée par le ministre chargé de la santé » pourront effectuer ces téléconsultations.


Équité pour les patients


Les téléconsultations par Internet ont notamment pour but de résoudre les problèmes de pénuries de médecins dans certaines régions ou de certaines spécialités, dans le souci d’une équité d'accès aux soins pour les patients. Les ordonnances pourront ensuite être envoyées par e-mail ou voie postale aux patients ou aux pharmaciens.


Le Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom) a exprimé sa « satisfaction » en constatant que le décret englobait l’essentiel de ses préconisations. Le Cnom n’est donc pas opposé à cette mesure tant que « les nouvelles technologies ne sont que des outils supplémentaires au service de la médecine qui est elle-même au service des malades ». Il souligne toutefois qu’« aucune technologie ne peut venir remplacer la relation humaine, interpersonnelle et singulière qui doit rester le fondement même de l'exercice de la médecine ».

Le WiFi sans routeur arrive

Le WiFi sans routeur arrive: "
Shared by Stéphane


Mort du Bluetooth ?

Le WiFi, c’est l’obligation de se connecter à une box ou à un routeur. Divers appareils connectés via un même routeur peuvent alors partager des fichiers de la sorte. Mais que dire si la connexion pouvait se faire directement entre appareils sans passer par un appareil tiers (routeur, box…).


Cette possibilité existera bientôt et portera le nom de Wifi Direct. L’alliance WiFi a défini ce nouveau standard de connexion en peer-to-peer directement entre appareils qui seront équipés de cette technologie. Vous pourrez ainsi “communiquer” entre appareils sans besoin de passer par un routeur et donc échanger directement des fichiers et profiter de la connexion 3G d’un des appareils par exemple. La portée ainsi que la puissance en émission et en réception seront bien entendu beaucoup plus importantes qu’avec le Bluetooth. Des cartes Wifi (Atheros, Broadcom, Intel, Ralink, Realtek et Cisco) ont déjà été certifiées par l’Alliance Wifi et seront sans doute commercialisées sous peu.

[via arstechnica]

Best D'N'B BEATBOX

PlayStation Phone

PlayStation Phone: "

Après de nombreuses rumeurs au sujet d’un probable PlayStation Phone, voici qu’Engadget dévoile les premières images et certaines spécifications de cette PSP version téléphone fabriquée par Sony Ericsson.




Le PlayStation Phone devrait embarquer Android en version 3.0 (GingerBread) avec un marketplace permettant d’acheter et de télécharger des jeux pour cette nouvelle plateforme. Le PlayStation Phone intègrerait un processeur 1GHz Qualcomm MSM8655, 512Mo de RAM et 1Go d’espace disque.


L’écran serait d’une taille située entre 3.7 et 4.1 pouces. Au milieu de l’appareil on peut voir une zone qui serait en fait tactile et multitouch.


Ouf, il n’y a pas de port MemoryStick mais un plus classique port microSD.


Le design de l’appareil sur les images n’est pas définitif, il s’agit sans doute encore d’un prototype, bien que relativement avancé.


Pour la date de sortie, Endgadget trouve 2011 comme raisonnable mais Sony pourrait faire le forcing pour sortir le PlayStation Phone pour les fêtes de noël.



PlayStation Phone
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PlayStation Phone 10
PlayStation Phone 2
PlayStation Phone 3
PlayStation Phone 4
PlayStation Phone 5
PlayStation Phone 6
PlayStation Phone 7
PlayStation Phone 8
PlayStation Phone 9

Endgadget.





©PapyGeek, 2010. Voir les commentaires de 'PlayStation Phone'.


PAP le site des particuliers qui louent ou vendent un bien s’invite sur l’iPhone

PAP le site des particuliers qui louent ou vendent un bien s’invite sur l’iPhone: "PAP est bien connu pour aider à se soustraire aux frais d’agence lorsqu’on souhaite vendre ou louer un bien. Ses précieux conseils sur les démarches à suivre avant la vente ou la location d’une maison ou d’un appartement rendent le site incontournable ! Vous pouvez maintenant consulter confortablement les annonces puisque le site s’adapte au [...]

Voilà ce qu’on peut faire avec une caméra GoPro

Voilà ce qu’on peut faire avec une caméra GoPro: "

demo-camera-gopro


Amateurs de sensations fortes, de caméras embarquées, de vidéos de sports extremes, la démo des caméras GoPro va vous ravir !


Grace à ces caméras portables, capable de s’adapter sur un casque, une planche, une voiture ou un lance télescopique, vous avez désormais la possibilité de vivre de l’intérieur la passion des professionels du Ski, Snowboard, Surf, Longboard, Plongeon, Skateboard, VTT, Motocross, Conduite, Course automobile, avion, Wingsuit, Basejump, et Para-ski…


A vous la poudreuse, les 360, les tubes, les saltos, les dérapages, les dunes et les sauts en tout genre ! (bande son : Skatebärd – Data Italia)



Plus d’infos Goprocamera.com (Via Franciis)

La chatte

La chatte: "

Le titre de cet article n’est pas ce qu’il y a de plus classe, mais je trouve le terme “vagin” beaucoup trop médical, et ce n’est pas l’objet de mon propos, qui est, comme vous le savez, poétique.



Donc une chatte, c’est un truc un peu compliqué, en fait, y a des lèvres qui s’élèvent partout comme des remparts, un joystick qui est encore plus difficile à contrôler que le touchpad d’un laptop toshiba, et le tout ressemble à s’y méprendre à une anémone de mer. Donc, trop souvent, certains mecs préfèrent ne pas trop s’y attarder, et foncent directement dans le tas, ou plutôt dans le fond. Pour filer la métaphore sous-marine, il vaut mieux y aller directement en mode haute-plongée avec scaphandre et bouteille, plutôt que de rester en surface avec son masque et son tuba.


Je pense que ces garçons là ont raison ! Naviguer en surface est quelque-chose d’extrêmement exigeant, il y a beaucoup plus d’obstacles, de rochers, de récifs, de coraux, que dans le fond des mers où il n’y a que de l’eau, et parfois, quelques poissons, et c’est ici que la métaphore atteint ses limites. Donc moi j’ai personnellement entrepris, de par ma grande curiosité, d’explorer la surface. Au point que parfois on m’a reproché de trop tourner autour du pot. J’ai ainsi traversé des forêts ardues et et des rivières tumultueuses à la recherche de cet animal fabuleux que l’on nomme l’orgasme clitoridien. Quelle recherche éprouvante, je suis sûr qu’il y a des mecs plus doués qui l’ont trouvé du premier coup, mais moi, franchement, il m’a fallu beaucoup d’efforts, et encore aujourd’hui, je ne suis jamais sûr d’atteindre mon objectif, c’est un défi constamment renouvelé. C’est qu’on s’y perd vite, et même si on a une boussole qui indique plus ou moins précisément le nord, il suffit d’un rien pour que tout s’effondre et que l’on doive repasser par la case départ. C’est qu’on n’approche pas cet animal aussi facilement, il faut avancer, tapi dans les hautes herbes, à pas feutrés, faire diversion, et puis fondre soudain sur la bête et ne plus la lâcher, sans se laisser désarçonner… Bref, comme le disait notre regretté contributeur HitoBoy en commentant un précédent article sur le cunnilingus, tout cela s’apparente un peu à la chasse au bison, telle qu’elle était pratiquée par les sioux, parce que quand c’est Buffalo Bill avec une moustache et un fusil, c’est tout de suite plus facile. C’est là que la métaphore atteint ses limites.


La chasse au bison est terminée, que vous l’ayez trouvé ou pas, ce n’est pas la question, il arrive parfois qu’on baisse les bras ou bien que des crampes désagréables ne permettent pas de poursuivre les recherches. Il se peut aussi que ce ne soit tout simplement pas la saison des bisons, mais celle de la Levrette sauvage (qui ne se chasse pas en prairie, mais plutôt en parcs publics ou en chiottes de boîtes). Il s’agit donc à ce moment précis d’enfiler votre scaphandre et de plonger dans le puits de toutes les promesses. Et là aussi, il s’agit d’y aller progressivement… Ce n’est pas comme si votre adjudant-chef vous ordonnait de faire 50 pompes et plus vite que ça, ou si vous préférez, comme si bobonne vous demandait de faire monter les œufs en neige. Il faut prendre son temps, quoi, trouver sa vitesse de croisière, c’est pas le sprint, c’est la course… de fond, justement. Si vous partez tout de suite au quart de tour, vous n’avez aucune chance de concourir pour le marathon…


C’est fou tout ce qu’on peut rencontrer comme créatures dans ces fonds-là, à condition d’être un peu attentif : des soupirs, des gémissements, des grincements, des petits hululements, des rictus, des grimaces, des dents carnassières, des yeux étincelants, bref, toute une biodiversité de monstres marins un peu surprenants parfois, mais souvent inoffensifs. Il en est un qui souvent reste enfoui dans l’oreiller car il sait être discret, mais qui est beaucoup plus terrifiant que les autres : l’orgasme des abysses… Quand il se réveille, attention les oreilles, il se déchaîne, il hurle, il a des yeux exorbités, des griffes acérées, et même parfois il y en a plusieurs qui débarquent à la suite. Et une fois qu’il s’est réveillé, il faut être très gentil avec lui, remonter très doucement à la surface, par paliers de décompression, lui caresser affectueusement la crinière et le dos, aller lui chercher un verre d’eau, un cendrier, une couverture, lui faire un petit câlin, lui dire deux trois trucs sympas, et ensuite, vous pouvez vaquer à vos occupations, vous endormir ou aller manger un morceau. C’est le repos du guerrier.

mardi 26 octobre 2010

De la vitamine B12 contre Alzheimer !

De la vitamine B12 contre Alzheimer !: "Nouvelle astuce pour ne pas développer la maladie d'Alzheimer ? Manger de la vitamine B12, contenue dans les viandes ou le poisson, serait une arme contre cette maladie neurodégénérative.

La vitamine B12, c'est bon pour le cerveau. Une étude britannique avait déjà révélé qu'elle pouvait diviser par 6 les risques de troubles de la mémoire chez les seniors. Une équipe suédoise lui emboîte le pas et montre qu'elle réduirait le risque de maladie d'Alzheimer.

Microsoft dévoile Office 365 !

Microsoft dévoile Office 365 !: "

Avec Office 365, Microsoft fournira, au premier semestre de l’année prochaine, les versions 2010, hébergées dans le cloud, de SharePoint, d'Exchange, de Lync et dOffice Web Apps, et la possibilité de souscrire à Office Professionnel Plus 2010 sous forme d’abonnement mensuel.


Office 365 : des offres adaptées pour les entreprises de toutes tailles, de la TPE au grand groupe !



La suite sur MSLive.fr...

"

lundi 25 octobre 2010

YouTube - Floating Cube in Center



La facture d'électricité pourrait encore grimper

La facture d'électricité pourrait encore grimper: "Selon Les Echos , les tarifs réglementés de l'électricité pourraient à nouveau augmenter de 3 à 4% portant la hausse à 6% à 7% en l'espace de six mois. Du jamais vu. En Bourse, l'action EDF s'inscrit en forte hausse.

Garde à vue: vous avez désormais le droit de garder le silence

Garde à vue: vous avez désormais le droit de garder le silence: "

La garde à vue «à la française» vit ses dernières heures.

Après le Conseil

constitutionnel
le 30 juillet 2010, puis la Cour

européenne des droits de l'homme
le 14 octobre, la Cour de cassation a

porté l'estocade à la garde à vue franco-française le 19 octobre en la

déclarant non conforme au droit européen.


Les modifications imposées par les trois

arrêts
de la haute juridiction concernent principalement la possibilité

pour la personne interpellée de conserver le silence, et surtout d'être

assistée par un avocat dans tous les cas, y compris ceux jusqu'à présent soumis

à des règles «dérogatoires» - affaires de stupéfiants, de terrorisme et de

criminalité organisée. «Toute personne soupçonnée d'avoir commis une

infraction doit, dès le début de la garde à vue, être informée de son droit de

se taire et bénéficier, sauf renonciation non équivoque, de l'assistance d'un

avocat
», stipule la Cour de cassation qui ne tolère des exceptions qu'en cas

de «raisons impérieuses» ne découlant pas de la «seule nature du

crime ou du délit reproché
».


L'ambigüité n'est plus de mise, d'autant que le rôle de l'avocat durant

les interrogatoires est entendu comme pouvant lui permettre «de préparer et

d'organiser la défense
». Pas question donc d'un avocat potiche et muet. La

Cour de cassation, comme le Conseil constitutionnel, ont donné

exceptionnellement à la France jusqu'au 1er juillet 2011 pour se mettre en

conformité dans ses textes avec ces nouvelles règles.


La fin de l'investigation?


En renforçant ainsi les droits de la défense, quitte à transformer le

système inquisitoire français en un système accusatoire, en tout cas

contradictoire, les Sages obligent la Chancellerie à revoir profondément son projet de

réforme de la garde à vue
, présenté devant le conseil des ministres le 13

octobre. Le texte ne prévoit pas en effet en tant que tel le droit au silence

du gardé à vue, ni la présence active de l'avocat — aujourd'hui, celui-ci

peut s'entretenir seulement une demi-heure lors de la première heure de garde à

vue avec son client, sans avoir accès au dossier. Encore

moins la modification des cas «dérogatoires» — le système actuel

permettant de retarder la présence de l'avocat à la 48e ou 72e heure de garde à

vue.


Le gouvernement a eu beau jeu de feindre la sérénité - « la

Cour de cassation conforte totalement le nouveau dispositif (…) présenté en

conseil des ministres
», a aussitôt réagi

la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie – c'est bien une petite

révolution qui se prépare dans les commissariats, au regard des réactions

policières après l'arrêt de la Cour de cassation. Le syndicat policier

Synergie-Officiers s'est dit «stupéfait» et «écœuré» par cette

décision qui donne raison selon lui au «lobby des avocats», et prédit

carrément «la mort de l'investigation», «l'effondrement du taux

d'élucidation
» et «l'explosion programmée de la délinquance».


Ouf, n'en jetez plus! Un réquisitoire

sans doute excessif qui rappelle celui livré par les forces de l'ordre dans des

termes similaires en 2000 lors du renforcement de la présomption d'innocence

dans le code de procédure pénale, et qui oublie que plusieurs pays européens

(Espagne, Allemagne, Italie...) acceptent la présence de l'avocat depuis

plusieurs années sans que le travail policier en soit rendu impossible pour autant.


Une pratique trop banale


Avec quelque 790.000 gardes à vue décidées en France en

2009, dont plus de 170.000 pour de simples délits routiers, cette pratique,

d'exceptionnelle selon la loi, s'est totalement banalisée au cours des

dernières années. Censée être l'aboutissement d'une enquête, elle est trop

souvent considérée comme son commencement et un moyen de pression sur la

personne interpellée ou soupçonnée, ainsi qu'une des composantes de la «politique

du chiffre» insufflée par les autorités politiques.


La modifier dans le sens de la Cour de cassation devrait

mathématiquement en faire baisser le nombre global. Par ailleurs, la présence

d'un avocat devrait éradiquer une bonne fois pour toute certaines méthodes

policières – sans doute rares, mais parfois dénoncées par des gardés à vue –

comme le chantage à l'incarcération, celui à la famille (arrestation de ses

proches, placement de ses enfants...), ou les interrogatoires pendant plusieurs

heures d'affilée avant les mêmes questions posées par différents agents. Autant

de dérives inhérentes à la «culture de l'aveu» encore trop forte en France.


La haute police ne devrait pas connaître de grands

bouleversements. Les polices criminelle, anti-terroriste ou financière,

disposent de moyens financiers et humains importants, avec des enquêtes à long

terme menées par des officiers de police judiciaire qualifiés et motivés, et

des techniques d'investigation pointues (écoutes, filatures...).


Dans ce type

d'affaires, la garde à vue intervient souvent une fois le dossier pratiquement

ficelé, et les réponses ou le silence du gardé à vue n'ont finalement guère

d'importance. En revanche, la situation est totalement différente pour la

délinquance de droit commun et la sécurité publique. Soit la petite délinquance

qui, en dehors de la flagrance, comprend nettement moins d'enquête en amont.


Et le budget?


Une différence bien comprise par le Syndicat des

commissaires de la police nationale (SCPN) qui s'inquiète d'une surcharge de

travail considérable pour les équipes. Sylvie Feucher, secrétaire général du

SCPN craint que « l'on transfère une partie du travail des magistrats

sur les policiers
» :


«Un commissariat banal traite en moyenne une

quinzaine de gardes à vue par jour pour des affaires relevant de la sécurité

publique. Si à chaque fois, il va falloir par exemple contacter un avocat pour

chaque personne interpellée, cela va provoquer une désorganisation totale des

services et une paperasserie inimaginable
».



Une inquiétude partagée par le syndicat Unité SGP-Police

FO qui a d'ores et déjà réclamé

des « moyens

nécessaires (aménagement des locaux d’audition, moyens techniques, augmentation

du nombre d’officiers de police judiciaire) afin de permettre l’exercice du

métier d’investigation, et de mieux respecter les conditions de dignité humaine

tant du gardé à vue que des fonctionnaires de police
».


Plus de

fonctionnaires de police, plus de salles d'audition, plus de chaises pour

recevoir les avocats, un service de greffe efficace... autant de dépenses

supplémentaires qui feraient exploser les budgets et

qui expliquent sans doute pourquoi les demandes réitérées d'enregistrer tous

les interrogatoires, restent lettre morte depuis plusieurs années.


L'«audition

libre», prochain combat


Un

futur dispositif pourrait balayer ces questions, au risque de provoquer une

nouvelle fronde des avocats et de certains magistrats. La Chancellerie prévoit

en effet l'instauration du régime de «l'audition libre», inspirée de la

«retenue judiciaire» préconisée par le

rapport Léger sur la réforme pénale
. Procédure alternative à la garde à vue, elle permet

aux enquêteurs de police ou de gendarmerie d'entendre un suspect sans mesure de

contrainte, mais sans avocat, ni de durée maximale prévue.


Prévu pour les

infractions mineures (délits routiers, vols à l'étalage...) et sans peine de

prison encourue, l'«audité libre» pourrait mettre fin à son audition quand il

le voudrait ou s'il préfère, demander à être entendu sous le régime de la garde

à vue et ses droits afférents. «Garde à vue light»,

l'audition libre est critiquée par le Conseil national des barreaux, mais aussi

par le Syndicat de la magistrature (SM) qui y voit «une zone grise avec des

risques d'atteinte aux libertés non encadrés
».


Dans une «contre-circulaire»

transmise le 21 octobre à l'ensemble des magistrats français, le SM invite

d'ailleurs à ne pas attendre le vote de la réforme gouvernementale et ses

nouveautés, et à appliquer immédiatement les nouvelles règles de

la garde à vue. Un coup de pression par lequel le syndicat conseille aux

parquets de renforcer le contrôle judiciaire de la garde à vue en se faisant

aviser «dans l'heure par téléphone» de tout placement en garde à vue, d'en

vérifier la «pertinence», et de se faire «systématiquement présenter

le gardé à vue si une prolongation de la mesure est envisagée
».


Ils doivent

également demander aux policiers de «notifier au gardé à vue son droit de

garder le silence
» et «autoriser la présence de l'avocat aux auditions,

confrontations et reconstitutions
». En cas de

non respect de ces conditions, «tout ou partie» des procédures devront

être annulées. Reste à vérifier si les magistrats vont passer en force et

appliquer dès à présent une loi pas encore votée. Un véritable cas d'école

juridique.


Bastien Bonnefous

Transformer une recherche Twitter en flux RSS

Transformer une recherche Twitter en flux RSS: "Un outil pour transformer les recherches sur Twitter en flux RSS.

Qui est James Bond ?

Qui est James Bond ?: "


Tout le monde connait James Bond : plus qu’un simple personnage de film, plus qu’un simple héros, « 007″ est l’archétype de l’espion et du séducteur : c’est « l’espion-étalon » , aux deux sens du terme…


Ses première aventures, alors écrites, datent des années 50 lorsque Ian Fleming, un anglais ayant servi au contre-espionnage durant la seconde guerre mondiale, se sert de ce qu’il a vécu durant le conflit pour donner vie au désormais plus célèbre des espions. En effet, pendant la guerre, Fleming a participé à plusieurs projets dont certains ressemblent furieusement aux scénarios des films les plus fous : le projet « Sans Pitié » par exemple (qui eut d’ailleurs droit à une adaptation cinématographique, «U571» ) : voir ici.


Il s’inspire alors du caractère et du mode de vie d’un véritable espion du MI6 et ami à lui, Wilfried Dunderdale, pour forger celui qui sera un adepte inconditionnel des voitures séduisantes et des filles rapides (à moins que ce ne soit l’inverse).


Bref.


Au moment où il finit « Espions, faites vos jeux » (en 1952, et qui deviendra plus tard « Casino Royale »), Fleming est embêté et cherche encore le nom de son personnage. C’est alors que son regard se porte sur un ouvrage de sa bibliothèque, signé d’un célèbre ornithologue américain de l’époque, James Bond…


Un peu à la manière de Freddy Krueger, qui tient son nom d’un enfant qui martyrisait Wes Craven, le réalisateur, lorsqu’il était petit, James Bond 007 était né.




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Consultez l'article complet sur le site Culture Générale

Demo Slam, devenez les publicitaires de Google

Demo Slam, devenez les publicitaires de Google: "Quoi de mieux que de faire mettre en scène ses produits par les utilisateurs eux-mêmes, avec une petite compétition en plus ? Google l'a bien compris, et propose sur son joli site

101 Whiskies to Try Before You Die on Cool Hunting

101 Whiskies to Try Before You Die on Cool Hunting: "

101 Whiskies to Try Before You Die


From Benromach to Yoichi, a definitive guide to whisky by one of the industry's more illustrious tipplers



by Julie Wolfson in Food-Drink on 21 October 2010


Clip to Evernote




101whiskey111.jpg

In his new book '101 Whiskies to Try Before you Die' whisky expert Ian Buxton poses the fun challenge of learning about whisky by drinking a lot of whisky. Having the enviable job of working in the whisky industry for over two decades, as a consultant, Marketing Director of a world-famous single malt, and builder of several distillery visitor centers, he learned the ins and outs of whisky and the people who make it. In this book, he shares his wisdom and some entertaining details along the way.



Over a golden dram of Highland Park 50 at its Harrods launch in London earlier this year, we talked scotch with the book's illustrious author.


Buxton's love of whisky led him to write this book not as 'an awards list,' but rather as the definitive 'guide to 101 whiskies that enthusiasts should try' to complete their education. He focuses generally on bottles that are neither obscure nor prohibitively expensive. Buxton's love of whisky jumps off of the page with each story he has to tell about the geography of Scotland, the history of distilleries, the stories behind some of the unique companies that create award-winning blends. Of the whiskies included in the book, 72 are from Scotland while the rest hail from Ireland, England, Japan, Sweden, Canada, India and the U.S.



101whisky3.jpg



From insider details about distilleries he visited on his honeymoon to honest disclosures about companies he worked for, 101 Whiskies is full of anecdotes that make what could otherwise be a dry who's-who into a page-turner. From three types of the brown tipple created in small batches by Compass Box to impressions of the impossibly hip Monkey Shoulder site, he covers it all with wit and a balanced perspective.

While some brands are accessible like the Macallan 10 and Makers Mark, more exclusive labels make the cut when Buxton feels they're worth the money, which includes Johnny Walker's Blue Label George V Edition and the surprisingly delicate Highland Park 40. All of this variety turns the book into a whisky-fueled journey through tasting these 101 whiskies into both a inspiring travel guide and an education in scotch, whisky, whiskey, bourbon, rye and new make spirit (whisky before it's been aged).



101whisky2.jpg

Buxton always makes sure to prioritize the actual liquor itself, adding his own DIY suggestions for some of the packaging, such as the posh wooden box for the Dewar's Signature that could become 'a handy coffin for a pet hamster or gerbil.' Though he's similarly skeptical about Basil Hayden's copper belt, he likes the contents.



Buxton does have a few preferred places for drinking whisky, including Edinburgh's Bramble Bar, The Pot Still in Gasgow, the Highlander in Craigellachie, NYC's The Brandy Library and in London, The Athenaeum Hotel or Albannach and Salt. And if there was to be a 102nd bottle? 'Probably some moonshine from the hills, but we don't want everyone to know and the cops to visit the guy.'



'101 Whiskies to Try Before You Die' sells online from Amazon and will be available December 2010 from Powells . Sláinte!

"

vendredi 22 octobre 2010

Définition de : Au jour d'aujourd'hui

Définition de : Au jour d'aujourd'hui: "

Au jour d'aujourd'hui

Tout savoir rend ignorant




Expression donnant des informations essentielles sur la personnalité des personnes qui l'emploient.



En général, l'interlocuteur balance 'Au jour d'aujourd'hui' en début de phrase, attribuant un caractère d'irrecevabilité aux propos qu'il vient d'entendre. Par simple opposition de principe, il va supposer que son analyse est bien supérieure aux idées habituellement véhiculées.



'Au jour d'aujourd'hui, il n'y a eu aucune mesure politique nouvelle pour renouveler la couche d'ozone.' Ou encore 'Au jour d'aujourd'hui, la lutte contre le cancer n'a jamais guéri le rhume, et le quotidien des Français en cette période hivernale, c'est le rhume, et pas le cancer.'



Si la personne qui écoute est interloquée, ce n'est pas parce que l'information est surprenante, mais plutôt parce que cette expression ne veut rien dire. Il suffit d'ailleurs de remplacer 'aujourd'hui' par 'hier', ou par 'demain', pour s'en rendre compte.



Si vous voulez vraiment imposer un point de vue stupide, il faut alors tout simplement ajouter 'Que je sache' en début de phrase.



Exemple : 'Au jour d'aujourd'hui, on n'a jamais vu un poil de couille se prendre pour un poil de cul.' devient alors : 'Que je sache, au jour d'aujourd'hui, on n'a jamais vu un poil de couille se prendre pour un poil de cul.'



Il est alors aisé de souligner la nuance que cette nouvelle partie apporte à l'exposé des faits.



Souvent, le propos ainsi présenté n'est pas vérifié par celui qui le rapporte et peut, de ce fait, se faire contredire immédiatement, mais pas en sa présence.



Les personnes qui utilisent 'Au jour d'aujourd'hui' l'utilisent à longueur de journée. Ils emploient aussi des mots tels que 'Tout un chacun', ou 'Le citoyen lambda', ou 'Les médias', ou 'Il faut savoir tout de même'.



Le 'tout de même' est important.

"

jeudi 21 octobre 2010

De nouvelles taxes pour financer la Sécu...

De nouvelles taxes pour financer la Sécu...: "

De nouvelles taxes pour financer la Sécu








Mots clés : Assemblée nationale, Sécurité sociale, loi


Par Olivier Auguste
20/10/2010 | Mise à jour : 20:04








Réactions (114)





















Les fabricants de cigarettes devront s'acquitter de deux nouvelles taxes liées à leur chiffre d'affaires.

Les fabricants de cigarettes devront s'acquitter de deux nouvelles taxes liées à leur chiffre d'affaires.




Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) arrive à l'Assemblée. Revenus du capital, retraites-chapeau, fabricants de tabac… Les députés fourmillent d'idées pour trouver de nouveaux revenus.





Éclipsé cette année par la réforme des retraites, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) est désormais examiné par l'Assemblée. Le texte prévoit 21,3 milliards de déficit l'an prochain pour le seul régime général. La commission des affaires sociales a déjà voté des amendements importants ; ils devront être confirmés lors du débat en séance publique, prévu à partir de mardi. Plusieurs nouvelles taxes ont par ailleurs été ajoutées mercredi en commission. Elles ne seront pas forcément toutes votées, mais ­elles promettent des débats animés dans l'Hémicycle.

• Indemnités de rupture, retraites-chapeau et stock-options

Les indemnités de départ seront assujetties à tous les prélèvements sociaux, notamment la CSG et la CRDS, dès lors qu'elles dépassent trois fois le plafond annuel de la Sécu, soit, à ce jour, 103.860 euros. Le seuil est jusqu'ici 10 fois supérieur. Sont visés les départs volontaires ou «à l'amiable», mais aussi les licenciements et les «parachutes dorés» accordés aux dirigeants d'entreprise. D'après l'auteur de l'amendement, Yves Bur, rapporteur pour les recettes, seuls 2% des salariés quittant leur entreprise reçoivent une somme si importante. La contribution salariale de 14%, instaurée sur les retraites-chapeau dans le cadre de la réforme des retraites, ne frappera pas les rentes inférieures à 288 euros mensuels. La hausse des prélèvements sur les stock-options, prévue dans le même cadre, s'appliquera aussi aux actions gratuites.

• Taxe sur les cigarettiers, sevrage tabagique

Deux nouvelles taxes au bénéfice de l'Assurance-maladie sont créées, non pas sur les paquets de cigarette, mais sur le chiffre d'affaires des cigarettiers - donc payée par ces industriels. La première s'élève à 5% de leur chiffre d'affaires. La seconde à 25% de la hausse de leur chiffre d'affaires d'une année sur l'autre. Un mécanisme similaire s'applique depuis longtemps aux laboratoires pharmaceutiques. Par ailleurs, le prix et la marge des substituts à la nicotine seront fixés par l'État, comme les médicaments remboursés pour en «faciliter l'accès».

• Professions de santé

Les hausses de tarifs négociées entre «Sécu» et syndicats de professions de santé pourront s'appliquer trois mois après la signature de l'accord, au lieu de six. Les dispositifs de rémunération «à la performance» pourront être inscrits dans la convention qui régit les rapports entre l'Assurance-maladie et les médecins, comme le réclamaient leurs syndicats. Un organisme public, l'Oniam, prendra en charge les indemnités allouées aux victimes en cas d'accident médical, au-delà de 3 millions d'euros, pour tenter de remédier à la flambée des primes d'assurance en responsabilité civile.

• Hausse de 5 points de la taxe sur les revenus du capital

Cet autre amendement surprise a, lui, été voté en commission des finances à l'initiative de Marie-Anne Montchamp (UMP). Il prévoit d'augmenter de 5% le taux des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et les produits de placement, pour les porter à 17,1%, soit le même niveau que pour les revenus du travail. Cette «contribution additionnelle» rapporterait 5,4 milliards d'euros dès 2011. Il y a peu de chance que l'exécutif accepte cette hausse radicale des impôts. Mais la députée villepiniste y voit l'occasion de lancer le débat sur la taxation - qu'elle juge trop élevée - des revenus du travail par rapport à ceux du capital.




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Quelques images pour se détendre...

Quelques images pour se détendre...

Why Mac fanboys are 100% satisfied !

Ken Block de passage à Montlhéry

Ken Block de passage à Montlhéry: "

Un seul conseil: montez le son et passez en full screen!

Réforme des retraites: le rendez-vous de 2012

Réforme des retraites: le rendez-vous de 2012: "

Nos articles sur la réforme des retraites sont regroupés dans notre dossier spécial


Si, relayant Nicolas

Sarkozy, François Fillon refusait toute nouvelle concession? S’il s’arc-boutait

sur la réforme malgré ses évidentes imperfections, comme le déséquilibre financier

du système à partir de 2018? S’il refusait jusqu’au bout de céder à la demande

de syndicats qui ne représentent que 8% des salariés mais qui sont soutenus par

sept Français sur dix?


Comment sortir dans ces

conditions d’un conflit social sur lequel viennent s’agglomérer, avec la durée,

bien d’autres causes de mécontentement que les retraites? De nombreux paramètres

entrent en ligne de compte. Revue de détail, en attendant la réunion

intersyndicale du 21 octobre qui déterminera la suite des évènements.


Les violences dans les manifestations desservent les opposants à la

réforme


Les syndicats le savent

bien, qui expliquent comme Bernard Thibault de la CGT qu’il n’y a aucun

débordement «dans les initiatives de caractère syndical», ou qui lancent comme

François Chérèque (CFDT) un «appel au calme». Plus les dérapages sont nombreux,

imputés à des «bandes de jeunes» extérieures aux mouvements de lycéens, plus le

gouvernement peut arguer du caractère décalé de ces manifestations par rapport

à la réforme des retraites, et justifier —comme l’a fait François Fillon à

l’Assemblée nationale— l’encadrement des manifestants au nom de la protection

des lycéens.


La police de la

République ne peut taper sur la jeunesse du pays. Mais elle peut réprimer des

casseurs pendant que le gouvernement discrédite les organisateurs des

manifestations et ceux qui les soutiennent. A quelques jours des vacances de La

Toussaint, période durant laquelle les manifestations de lycéens s’éteindront

d’elles-mêmes, c’est la meilleure façon d’étouffer le mouvement. Mais les

étudiants pourraient prendre le relais, pour une jonction avec les autres

manifestants courant novembre.


Les syndicats ont le dos au mur


Ils ont jugé insuffisants

les assouplissements apportés au projet initial, qu’il s’agisse de la

pénibilité ou des carrières longues (deux notions qui existaient déjà dans la

réforme de 2003) ou encore des mères de famille de trois enfants nées avant

1955. «Le compte n’y est pas», a soutenu le leader de la CGT Bernard Thibault.

Et même si Jean-Louis Malys en charge

du dossier retraites à la CFDT a jugé ces avancées non négligeables pour de

nombreux salariés, il a aussi déclaré qu’elles ne justifiaient pas la fin de la

mobilisation sociale. Leurs partenaires de la CFTC, FSU, Unsa et Solidaires

sont au moins sur la même ligne. Il leur est maintenant difficile de mettre fin

à leur mouvement sans rien n’avoir obtenu de plus du gouvernement. D’autant

que, dans la tradition française de fin de crise, il est d’usage d’offrir une

porte de sortie honorable à tous es acteurs d’un conflit, même aux vaincus.


Mais

François Fillon, qui mise sur le prochain vote de la réforme par le Sénat après

celui de l’Assemblée nationale, affirme ne plus rien vouloir lâcher. Les plus

ultras du gouvernement espèrent peut-être que, par une défaite des syndicats en

rase campagne, ils porteront le discrédit sur leur action et briseront le syndicalisme

contestataire à la française. Mais ils courent aussi le risque que, sans

encadrement à l’écoute de leurs aspirations, les grévistes les plus déterminés

échappent aux syndicats et s‘engagent dans des coordinations déstructurées.


Avec

le blocage de l’économie comme unique stratégie, ce que les syndicats veulent –eux– éviter.


La grève reconductible n’est pas la seule arme syndicale


Comme pour se ménager des

portes de sortie, les leaders de la CGT et de la CFDT évoquent d’autres

«initiatives». Car même si certains syndicats, comme à

La Poste, appellent à des grèves illimitées, même si FO et SUD veulent toujours

durcir le mouvement, même si Bernard Thibault lui-même affirme «on ne lâchera

rien»
, le front intersyndical révèle quelques fissures. La CFE-CGC s’interroge

sur la pertinence de participer à d’autres manifestations
, et certains évoquent

le dépôt d’un amendement gouvernemental prévoyant la mise en chantier d’un

système de retraite à points qui pourrait intéresser la CFDT.


Par ailleurs, on note un essoufflement dans certains

secteurs: seulement 11,5% de fonctionnaires en grève le 19 octobre et 9%

d’agents de la RATP, et environ un cheminot sur trois. Il est vrai que les

salariés bénéficiant des régimes spéciaux ne seront concernés par les

dispositions de cette réforme qu’à partir de 2017. En outre, les jours de grève

ne sont en théorie plus payés. Certes, des accommodements sont toujours

possibles en fin de mouvement pour faciliter la sortie de crise, comme

l’étalement dans le temps du manque à gagner dû aux arrêts de travail ou la

récupération d’une partie des jours non travaillés. Malgré tout, les grévistes

perdent une partie de leur salaire, ce qui est un frein à la reconduction d’une

grève, et une incitation à trouver d’autres formes d’action.


Le processus démocratique arrive à sa fin


«Soyons des syndicalistes

lucides et responsables: la réforme sera votée par le Sénat»
, a lâché

Alain Olive pour l’Unsa à l’émission «C dans l’air». Même si la réforme n’est

selon lui «pas légitime», le processus démocratique sera arrivé à son

terme après l’adoption de la réforme par les deux chambres. Et un syndicat

responsable ne peut balayer d’un revers de main le vote des élus de la nation.


Que faire dans ces

conditions? Donner rendez-vous à Nicolas Sarkozy dans 18 mois, à la prochaine

élection présidentielle, pour manifester par les urnes une opposition que la

mobilisation populaire n’a pu faire aboutir. Et, jusque-là, entretenir la

pression sur les retraites.


En attendant 2012, le syndicalisme joue sa crédibilité


D’ici à 2012, les

Français risquent de se démobiliser sur les retraites d’autant plus facilement

que la majorité présidentielle trouvera d’autres dossiers sur lesquels

focaliser l’opinion publique, surtout dans le cas d’un virage à droite de

l’Elysée. Dans ce scénario, l’action syndicale passerait le relais au politique,

reconnaissant implicitement avoir échoué dans sa démarche.


Ce «deuxième tour sur les

retraites» constituerait également une contrainte pour la gauche, qui ne

pourrait pas se dérober à ses promesses de revenir à une retraite à 60 ans en

cas de victoire. Mais la gauche comme les syndicats sont conscients qu’une réforme

des retraites est nécessaire. Si les syndicats prennent date pour 2012, l’opposition

devra s’engager avec, dans le meilleur des cas, un projet de réforme qui ne se

limite pas simplement à un retour à la retraite à 60 ans, mais avec d’autres

dispositions pour assurer le financement de la répartition. Un défi à relever.


Gilles Bridier

mercredi 20 octobre 2010

Pourquoi ces jeunes manifestent pour défendre les retraites

Pourquoi ces jeunes manifestent pour défendre les retraites: "

«Les jeunes» sont frappés par le syndrome de «sœur Anne»: ils ne voient rien venir. Et ils ont décidé de le dire dans la rue. Parce qu’il y a des années que la France s’occupe mal de sa jeunesse et qu’ils le ressentent. Et parce que la contestation à la réforme des retraites s’y prête. Car cette réforme-là brouille encore plus l’horizon.


De ce point de vue, la stratégie de communication de l’Elysée et du gouvernement a raté son objectif. Eric Woerth, le ministre du Travail qui porte la réforme, est arrivé avec un projet entièrement ficelé, pouvant être aménagé en périphérie mais dont le cœur (le recul de l’âge légal de la retraite) n’était pas négociable. Difficile, dans ces conditions, de parler de «négociations». En réalité, dès la présentation du projet, l’Elysée, le gouvernement et les cadres de l’UMP ont surtout multiplié les «explications» pour faire accepter le projet en s’adressant directement à l’opinion et en contournant les syndicats. Mais ces assauts de pédagogie ont apparemment raté leur cible.


Quand les interrogations peuvent mener au clivage…


Qu’en reste-t-il, lorsqu’on écoute les lycéens dans la rue? Que les seniors qui travailleront plus longtemps vont fermer un peu plus le marché du travail aux jeunes; raisonnement certes bien trop binaire, mais dont la logique fait mouche et que la communication gouvernementale n’est pas parvenue à rendre caduc.


Qu’entend-on aussi? Que les jeunes vont devoir travailler plus longtemps avant de prendre leur retraite, travailler notamment pour payer celles des générations précédentes, travailler plus pour toucher moins en ce qui les concerne. La communication officielle, en l’occurrence, a surtout créé de l’inquiétude.


Qu’entend-on encore? Qu’ils vont payer pour la retraite de leurs aînés, mais qu’à force de réforme il n’y aura plus de système de retraite lorsqu’ils y parviendront. Une preuve? Déjà aujourd’hui, les adultes se constituent des compléments de retraite, notamment assurance-vie (environ 1.400 milliards d’euros en France). Qu’en sera-t-il dans quarante ans? Les jeunes devront-ils payer deux fois les charges de retraites, celles de la répartition pour les générations précédentes et celles par capitalisation pour eux-mêmes? Autrement dit, alors que Nicolas Sarkozy répète qu’il veut sauvegarder la retraite par répartition, des jeunes manifestent leur manque de confiance dans la pérennité du système. On pourrait même entendre parfois les prémices d’un clivage intergénérationnel! Tout le contraire du système de solidarité à la française.


Quand la pédagogie du gouvernement rate sa cible…


La pédagogie sur la réforme n’a donc pas convaincu les jeunes générations qui ont même tiré des conclusions parfois contradictoires mais surtout en opposition avec l’objectif du projet, comme s’agissant de l’avenir de la répartition. Rien ne sert d’affirmer qu’ils n’ont pas compris: le message du gouvernement n’est pas passé, la pédagogie a fait un flop. Mais il est vrai qu’en choisissant de contourner les syndicats et de s’adresser directement à l’opinion publique, Nicolas Sarkozy et le gouvernement se sont privés du relais des partenaires sociaux pour expliquer le besoin de réformer et les objectifs d’une réforme.


C’était exposer la communication officielle à toutes les interprétations, toutes les incompréhensions, toutes les simplifications. Le risque était grand, il n’a pas pu être évité… d’autant que l’inquiétude qui s’exprime aujourd’hui est révélatrice d’un malaise plus ancien et toujours aussi vif.


Quand une réforme crée de l’insécurité…


D’abord, le manque de visibilité du projet est préjudiciable pour les jeunes comme pour tout le monde. Le gouvernement a présenté une réforme qui devra être elle-même remise à plat dans une dizaine d’années. Qu’est-ce qu’un projet rendu si vite obsolète? Pour tous, l’incertitude sur le système des retraites au-delà de cette échéance est totale. Cette insécurité, environ quatre personnes sur cinq (globalement, les moins de 57 ans) la partagent en France, à commencer par les jeunes. Certes, nulle réforme n’a jamais un caractère définitif. Mais s’agissant de retraite, on serait en droit d’avoir une meilleure visibilité, de trente à cinquante années comme dans les autres pays qui ont pris le temps de projeter les nouvelles dispositions d’une réforme dans le temps, afin d’introduire un élément de sérénité. En France, on s’en est privé.


Quand le travail n’est plus un droit…


Ensuite, les accès à la vie active ne font toujours que s’entrouvrir pour les jeunes, alors qu’ils devraient les aspirer. A l’encontre de ce que l’on observe dans des pays comme l’Australie où on cherche à les attirer en ayant conscience qu’ils sont une richesse pour l’avenir, un pays comme la France leur tourne le dos. On réclame plus de pratique aux étudiants en prévoyant des stages dans les cursus, mais les entreprises en proposent peu. Pour en trouver, c’est le parcours du combattant. Pis: souvent, ces stages ne sont plus rémunérés alors que les jeunes fournissent un travail effectif parfois en lieu et place de salariés. Qui abuse qui? Et lorsqu’un jeune cherche une embauche, on attend de lui qu’il dispose d’une expérience professionnelle. Un mur de l’absurde, érigé au nom de la performance au travail et de la productivité.


Conséquence: un jeune sur quatre de 15 à 24 ans (et encore, sans compter les étudiants) est sans emploi. Et donc sans possibilité de trouver un logement, de contracter un crédit, de se sentir intégré à une communauté, de construire des projets de vie. Quant à ceux qui trouvent un emploi, c’est souvent en se déqualifiant. Pour les jeunes aujourd’hui, l’entrée dans la vie active, «ça se mérite». La rengaine est connue, mais personne ne change la partition. Désillusion, précarité, clivage…


Quand le passé pèse plus lourd que l’avenir…


On pourrait multiplier les exemples. On en retiendra qu’un: aujourd’hui, dans le budget de la France, les charges de remboursement de la dette publique ont dépassé le budget de l’Education nationale. La vie à crédit des adultes a pris le pas sur la formation de la jeunesse, le passé pèse plus lourd que l’avenir. Un bien mauvais symbole.


Le pire pour une nation, lorsque des jeunes manifestent leur malaise dans la rue, c’est qu’un fossé s’est déjà créé dans une population qui se scinde sur des critères d’âge, que deux mondes se sont formés et ne se fondent plus, que les adultes ont oublié leur jeunesse et que les jeunes se sentent exclus. Bref, qu’un pays ne se projette plus dans l’avenir. Alors, le malaise des jeunes devient l’affaire de tous. Et surtout de ceux qui ont en charge l’avenir du pays. Car c’est un véritable échec de gouvernement de n’offrir aucune vision qui n’aille au-delà de soi-même.


Gilles Bridier


Photo: Des jeunes manifestent contre la réforme des retraites à Nice, le 15 octobre. REUTERS/Eric Gaillard




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mardi 19 octobre 2010

Pénurie de carburant: comment ouvrir les robinets

Pénurie de carburant: comment ouvrir les robinets: "

La France,

c’est bien connu, ne produit pas de pétrole. Elle l’importe en totalité, alors

qu’il représente aujourd’hui 35% de l’énergie qu’elle consomme (et presque 100%

dans les transports). Sans pétrole, l’économie est boquée. Aussi, à l’instar

des autres pays industriels et pour la sauvegarde de ses intérêts souverains,

la France a instauré l’obligation de constituer des réserves stratégiques de

produits pétroliers. Mais la réglementation est complexe. Avec la législation

internationale qui a vu le jour sous l’égide de l’Agence internationale de

l’énergie
(AIE), il ne suffit pas à un pays de décider de pomper dans ses

réserves: il doit également recevoir le feu vert de l’AIE et, dans le cas d’un

membre de l’Union européenne, de Bruxelles.


Trois mois

de consommation


La France

fut un des premiers pays à se doter, en 1925 après la première guerre mondiale,

de stockages stratégiques. Elle s’est ensuite ralliée aux réglementations

édictées au niveau de l’Union européenne en 1968 (à l’époque, la CEE), et de

l'AIE en 1974. Globalement, ces stocks

doivent pouvoir couvrir trois mois de consommation. Dans le détail, l’UE impose

90 jours de consommation intérieure et l’AIE 90 jours d’importation nette. Ce

qui, dans le cas de la France, revient à peu près au même.


Mais

lorsqu’on entre dans la technique du stockage en fonction des produits, la

réglementation est beaucoup plus complexe.


Des stocks

qui impliquent tous les opérateurs


Une loi de

1992 fait porter l’obligation de stockage sur tout opérateur agréé qui perçoit

des taxes intérieures de consommation ou approvisionne les avions. Chaque

opérateur doit prévoir dans son stock stratégique un volume correspondant à 27%

de ses ventes, la référence pour la période actuelle étant l’année 2008,

précise le ministère de l’Energie. L’opérateur en gère lui-même une partie,

mais doit en confier 56% ou 90%, selon son choix, à une structure ad hoc:

le Comité professionnel des stocks stratégiques pétroliers (CPSSP), qui en

délègue lui-même la gestion sur le terrain, dans des centres spécifiques de

stockage, à la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité (Sagess).

Actuellement, sur les quelque 17 millions de tonnes de produits pétroliers qui

composent les stockages stratégiques, la Sagess en gère directement environ

12,7 millions de tonnes.


Plus de 17

millions de tonnes en réserve


En réalité,

les stocks français se situent sensiblement au-dessus du niveau obligatoire, à

98 jours de consommation. L’explication de ce différentiel provient de la

baisse de consommation constatée en 2009 et 2010 par rapport à l’année de

référence 2008, de 83 millions de tonnes à 72 millions de tonnes l’an dernier,

précise l’Union française de industries du pétrole (UFIP). Encore faut-il

distinguer une évolution dans les produits importés: baisse de 12

millions de tonnes des importations de pétrole brut en 2009, hausse de 4

millions de tonnes des produits raffinés.


Cette

nouvelle répartition a une incidence dans le stockage stratégique, qui doit

être composé à 40% de produits bruts et 60% de produits raffinés. Elle impacte

donc les volumes stockés en fonction de leur catégorie, au nombre de quatre: on

compte aujourd’hui l’équivalent de 2,4 millions de tonnes d’essence, 12,6

millions de tonnes de gazole et de fuel (qui sont le même produit au raffinage),

1,7 million de tonnes de carburéacteur pour les avions, et 682.000 tonnes de

fioul lourd. Soit au total 17,4 millions de tonnes de réserves stratégiques.


213 centres

de stockage en France


Actuellement,

il existe en France 213 centres de stockage, pour une capacité totale de 11,8

millions de m3. Et, dans le cadre d’accords bilatéraux, la France autorise les

opérateurs pétroliers à contracter des mises à disposition de produits

pétroliers (MAD) à l'étranger. La Sagess, pour sa part, détient environ le quart

de ses stocks en raffineries, et plus d’un tiers à Manosque. Les centres

de stockage sont répartis sur tout le territoire pour que chaque région puisse

faire face à une situation de rupture des approvisionnements. «L’objectif fixé

au CSSP est de disposer de 10 jours de supercarburants et de 15 jours en gazole

et fioul domestique par région administrative
», précise le ministère de

l’Ecologie et de l’Energie. Les stocks font l’objet de contrôles permanents et,

en cas de manquement d’un opérateur, le montant de l’amende représente environ

50 fois l’économie réalisée par l’insuffisance du volume stocké.


Plusieurs

niveaux de réserves


Il existe

donc plusieurs niveaux de réserves, entre celles qui sont alimentées par

les distributeurs et les raffineurs dans leurs dépôts, et celles gérées par un

comité professionnel dans des centres spécialement prévus à cet effet et

répartis sur l’ensemble du territoire.


Le premier

niveau est le stock de réserve des distributeurs afin d’alimenter les stations

service lorsque leurs cuves sont à sec et qu’elles ne peuvent être

réapprovisionnées normalement. C’est la situation à laquelle les automobilistes

français sont confrontés aujourd’hui. Ainsi, dès la fin de la semaine dernière,

les professionnels de la route et les distributeurs de carburants ont réclamé

le déblocage de ces réserves stratégiques. Non pas à cause d’un risque de crise

internationale qui mettrait les approvisionnements en péril, mais au nom d’une

«solidarité nationale» pour empêcher l’arrêt de l’activité dans des secteurs

entiers de l’économie. Au-delà, le dispositif à mettre en œuvre est plus lourd.

Mais dans tous les cas, les stocks stratégiques en question sont destinés à des

utilisations civiles, et sont distincts de stocks militaires gérés de son côté

par l’armée.


Gilles Bridier


Vous vous posez une question sur l'actualité? Envoyez un mail à explication @ slate.fr

Guerre des monnaies: attention au yuan!

Guerre des monnaies: attention au yuan!: "

Qui l’eût cru il y a seulement quelques années? Mais il

faut maintenant faire très attention au yuan, la monnaie des Chinois. Ils l’appellent

aussi le

renminbi
, ce qui ajoute à une confusion qui règne déjà. L’évolution du cours de

cette devise lors des prochains mois (ou des prochaines années) risque d’avoir un

impact sur le prix de vos prêts immobiliers, de vos produits alimentaires ou

des vêtements que vous achetez. Et même sur l’emploi, que vous garderez,

perdrez ou continuerez à ne pas trouver… Actuellement, il faut environ 6,6 yuans

pour acheter un dollar américain et près de 9,3 yuans pour un euro. Et

c’est tout le problème: le yuan est très bon marché.


Un yuan faible,

garantie de la croissance chinoise…


La Chine vend les produits qu’elle fabrique au reste du

monde à des prix parmi les plus bas du marché. Les produits qu’elle importe

sont plus chers et, de façon générale, les sociétés chinoises bénéficient d’un énorme

avantage concurrentiel, car le yuan est artificiellement dévalué. Un atout qui

se traduit par une croissance record et la création d’emplois. Les autres pays

préfèreraient voir un yuan d’une valeur d’au moins 20% supérieure par rapport

aux autres devises. Mais les Chinois ont cette obsession justifiée du yuan

faible
. Ils peuvent ainsi maintenir l’expansion rapide de leur économie et le

dynamisme de leur marché de l’emploi.


La politique monétaire du gouvernement de Pékin est on ne

peut plus claire. Ces cinq dernières années, le pays a dépensé en moyenne un milliard

de dollars par jour pour intervenir sur le marché des devises et empêcher le

yuan de se valoriser. Des efforts qui ont porté leurs fruits, puisque les

énormes réserves monétaires internationales constituées par la Chine

représentent la moitié de la taille de son économie.



…mais aussi

générateur d’instabilité financière dans le monde


Le monde entier dénonce cette politique de change de Pékin.

Dans un long entretien privé avec le Premier ministre chinois Wen Jiabao, Barack

Obama a pressé le dirigeant chinois de faire en sorte

que son gouvernement réévalue le yuan. Le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker,

président de l’Eurogroupe, a fait de même en public. Le ministre brésilien des

Finances, Guido Mantega, a averti que cette situation force les autres pays à

prendre eux aussi des mesures de dévaluation de leur monnaie, ce qui entraîne

une dangereuse «guerre des changes».

Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI, a quant a lui abandonné le langage

diplomatique, déclarant: «Si nous voulons éviter

de créer les conditions d’une nouvelle crise, la Chine devra accélérer le

processus d’appréciation [de sa monnaie]


Le Congrès américain a préparé une loi qui prévoit d’imposer

des droits de douane compensatoires aux importations de produits chinois. «Le moment est-il venu de livrer une guerre des changes à la

Chine
?»,

s’interroge le très respecté chroniqueur économique Martin Wolf dans les pages

du Financial Times. «De plus en plus, la

réponse semble être oui. Bien que cette idée soit inquiétante, je ne crois plus

qu’il y ait d’alternative possible»
, poursuit-il.


Comment

réagissent les Chinois?


Réaction des dirigeants chinois face à tous ces appels: ils bâillent. Jusqu’ici,

Pékin n’a tenu aucun compte de ces exhortations. Et dans les cas où le

gouvernement chinois a promis d’agir, il l’a fait en tard et en traînant la patte.

«Ils continuent de faire pression sur nous

concernant la valeur du yuan»
, a récemment déclaré Wen Jiabao à Bruxelles. «Les marges de profit de nos entreprises exportatrices

sont très faibles et peuvent disparaître complètement s’ils appliquent des

taxes sur nos produits, comme menacent de le faire les Américains.»
Le

leader chinois a averti que des mesures qui affaibliraient les entreprises

chinoises et contribueraient au chômage causeraient de graves tensions

politiques: «Si la Chine traverse des

turbulences économiques et sociales, ce sera un désastre pour le monde entier.»

Durant un millénaire, l’Empire du Milieu a été en proie au chaos politique,

et c’est ce qui justifie cette attitude dirigeants chinois. Ils redoutent plus

que tout une rupture de la paix sociale relative qui règne depuis quelques

dizaines d’années dans leur pays.


Ainsi, le consensus entre les ministres, banquiers et experts

qui s’étaient réunis à Washington ces jours-ci à l’occasion des assemblées

annuelles du FMI et de la Banque mondiale, est le suivant: en dépit des

pressions, la Chine ne va pas modifier substantiellement sa politique de

change. Nous vivons dans un monde nouveau, où l’un des pays les plus pauvres de

la planète se permet d’ignorer à sa guise les pressions des grandes puissances.


Pékin va peser

sur tous les pékins


Ces cinquante dernières années, en cas de grosse crise économique

internationale (comme celle d’aujourd’hui), le Trésor américain et la FED, quelques uns de leurs pendants européens et japonais,

ainsi que le FMI intervenaient pour remettre les choses à leur place – ou

du moins à la place qui leur convenait. Eh bien, cette époque est révolue! Plus

personne ne peut forcer la Chine à adopter des politiques économiques qui ne

convainquent pas ses dirigeants. Autant nous habituer dès maintenant à ce

pouvoir de décision de Pékin. Et à ses impacts possibles sur nous tous.


Pendant que l’économie mondiale subit ces bouleversements,

l’organisme chargé de veiller à la stabilité financière dans le monde se

consume dans des débats d’un autre siècle sur son fonctionnement. Huit des

vingt quatre sièges du Conseil d’administration du FMI sont réservés aux pays

européens, dont des petits pays comme la Belgique et les Pays-Bas. Des

puissances en pleine ascension, comme la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud ou le

Brésil, sont largement sous-représentées. De plus, une règle tacite garantit que le Directeur général du FMI est issu d’un pays européen.


Voilà les débats actuels du Fonds. Il est pourtant évident

que sa surreprésentation occidentale ou la nature européenne de sa direction ne

survivront pas aux nouvelles réalités d’un nouveau monde. Dominé par l’Asie.


Moisés Naím


Traduit par Micha

Cziffra


Photo: Une employée de banque compte une liasse de yuans. Stringer Shanghai / Reuters

Google Chrome OS = iOS + iTunes

Google Chrome OS = iOS + iTunes: "

Si mes calculs sont exacts, voilà 1 an 1/2 que Google a annoncé son système d’exploitation Chrome OS (cf. Chrome OS, la pierre angulaire de l’empire Google). Une attente particulièrement longue qui pourrait probablement prendre fin bientôt, car la rumeur fait état d’un lancement probable le mois prochain : Google Chrome OS launching Nov 11? Difficile de dire si cette rumeur est infondée dans la mesure où ça n’a jamais dérangé Google de sortir un produit non achevé (euphémisme).


Toujours est-il que les attentes sont au plus fort car en 1 an 1/2 il s’est passé beaucoup de choses :



  • Apple a torpillé les ventes de netbooks avec son iPad ;

  • Les ventes de terminaux mobiles équipés d’Android cartonnent ;

  • Facebook s’est imposé comme le nouveau roi du web.


Quels enseignements peut-on tirer de ces trois faits marquants ?



  1. Le marché des équipements informatiques est en plein bouleversement (les clients veulent du neuf) ;

  2. La mobilité est une composante essentielle (indispensable pour faire des ventes)

  3. Les services « sociaux » sont mieux valorisés que les logiciels (en témoignent les publicités récentes pour des smartphones où sont surtout mises en avant les capacités à se connecter à Facebook, MSN Messenger…).


Trois enseignements qui convergent vers Chrome OS et me font dire que Google a un très gros coup à jouer (cf. Avec Chrome OS Google se positionne sur l’outil informatique du futur), d’autant plus que son concurrent le plus sérieux (Apple) se retrouve avec une marge de manoeuvre extrêmement fine.


L'interface de Chrome OS


Apple, un géant qui risque de s’effondrer sous son propre poids


Inutile de revenir sur la succès story d’Apple avec iTunes ni sur la position dominante qu’il occupe dans la chaine de valeur des contenus numériques. Mais si l’on y regarde de plus près, Apple se trouve en fait dans une position très fragile car :



  • Étant N°1, ils sont exposés à une concurrence impitoyable (toute l’industrie cherche des solutions pour contourner ce quasi-monopole) ;

  • Ils vont devoir accélérer la diversification pour tenir les promesses faites aux marchés financiers (notamment concernant l’iPad qui devrait petit à petit s’éloigner de l’iPhone, concernant l’Apple TV ou encore les services payants), hors diversification = risques ;

  • Le modèle de revenu, qui repose sur un écosystème ultra-fermé, ne leur permet pas d’avancer aussi vite que leurs concurrents.


Pour être plus précis, ce n’est pas tant Apple qui est menacé mais plutôt le couple iTunes / iOS. Ce qui a fait la robustesse du système Apple va également faire sa faiblesse à mesure que la concurrence s’organise (et notamment celle de Google) :



  • iTunes, le canal de distribution et d’encaissement, fait figure de dinosaure avec ses mises à jour régulières de plus de 100 Mo et ses innombrables couches applicatives empilées les unes par dessus les autres (médiathèque + App Store + Genius + Ping…). À l’heure où tout le monde ne jure que par les logiciels en ligne, iTunes brille par sa rigidité et son opacité (impossible d’accéder autrement à votre iPhone / iPod).

  • iOS, le canal de consommation des contenus et applications repose sur une technologie hautement propriétaire. Présenté à la base comme le lien entre toutes les plateformes alternatives d’Apple (iPod / iPhone, iPad, iTV), ce système d’exploitation se retrouve maintenant confronté à un problème tout simple : 3 formats de terminaux = 3 types d’usages. Dur retour à la réalité pour Apple qui va devoir gérer un OS décliné en 3 distributions avec des spécificités toujours plus divergentes.


Non seulement le côté fermé du système Apple motive les hackers à sortir des jailbreaks toujours plus performants (littéralement, « jail break » = « s’évader de prison« , sous-entendu « Apple = prison« ), mais en plus, cela limite le potentiel de croissance : Plus l’écosystème Apple est fermé et plus ses revenus sont élevés. Ce qui veut dire que quand il y a une brèche dans cet écosystème (les jailbreaks), les revenus s’effondrent ; mais également que pour augmenter ses revenus, Apple doit verrouiller toujours plus d’utilisateurs. Formuler autrement : Apple a BESOIN de verrouiller ses clients et son écosystème pour maintenir ses marges et tenir les promesses faites aux marchés financiers.


Même si ce modèle de revenu a fait ses preuves, et permis à l’action Apple de dépasser la barre des 300$, sa rigidité et son exposition aux critiques et jalousies vont ralentir sa croissance. Pire, le modèle fermé d’Apple se situe à l’opposé de celui de Google qui prône l’ouverture. Illustration avec le lancement récent de Game Center, une couche de social gaming, pour récupérer les parts de marché d’éditeurs indépendants comme Openfeint, Crystal, Plus+, Agon


Chrome = OS + navigateur + SaaS + Store + Checkout + …


À l’opposé du modèle Apple, nous trouvons donc celui de Google avec Chrome : Un navigateur / système d’exploitation open source qui s’appuie sur la communauté. Ce n’est ainsi pas un hasard s’il n’existe pas de site web officiel de Chrome OS, uniquement un site officiel pour Chromium OS.


L’approche de Google repose donc sur des technologies et un écosystème ouverts. Le modèle économique de Google est ainsi parfaitement diversifié et sa croissance profitera à l’ensemble des acteurs de la chaine de valeur : Plus l’écosystème Chrome OS sera ouvert et plus les revenus seront élevés.


Le principal avantage de ce modèle est qu’il ne génère aucune dépendance. Mieux, Google a initié avec Android et ses partenaires industriels un deal unique : le plus que gratuit (l’OS est gratuit et Google s’engage à partager les revenus publicitaires). Il ne me semble pas que ça a été annoncé officiellement, mais il y a de fortes chances pour que de telles conditions soient appliquées avec Chrome OS.


Non seulement Chrome OS va bénéficier des faveurs de la communauté ainsi que des industriels, mais son évolution sera grandement simplifiée par le fait que les applications, services et contenus ne sont pas directement liés à l’OS ni même installés sur la machine :



Les technologies qui vont propulser Chrome OS sont également morcelées pour en faciliter la maintenance et l’évolution : Gears, NaCl, O3D, Storage… Et enfin, les canaux de distribution seront eux aussi désolidarisés de l’OS : Web Store, Music et Editions (qui devraient être lancés d’ici la fin de l’année). Il ne manquera plus que Google Games pour compléter ce tableau (le rachat d’une start-up comme OnLive devrait leur permettre de gagner du temps).


Premières images de Google Web Store


Google pourrait faire tourner 100% des équipements connectés


Avec Chrome OS et Android, Google pourrait potentiellement équiper n’importe quel équipement informatique :



  • Les ordinateurs, netbooks, et autres touchbooks ;

  • Les smartphones et smartbooks ;

  • Les TV et smartframes ;

  • Les kiosques et bornes tactiles ;

  • Les voitures, scooters, avions, bateaux et autres engins motorisés ;

  • Les objets connectés de plus petite taille (compteurs électriques, capteurs ambiants…)


Bref, Google pourrait devenir incontournable pour tout terminal ou outil informatique connecté. À une époque je m’étais posé la question de la concurrence entre Chrome OS et Android. Cette question ne se pose plus tant le nombre de terminaux ciblés est vaste (il est bien plus simple de couvrir tout le spectre avec deux OS qu’un seul). À partir du moment où les contenus et services sont accessibles indifféremment sur les deux OS au travers d’un navigateur ou de widgets, ça ne pose pas de problème. Chrome OS et Android seront donc au coeur d’un seul et même écosystème.


Une concurrence éloignée mais des acteurs à surveiller


Apple et Microsoft sont les concurrents « historiques », mais leur modèle économique et leur circuit de distribution diffèrent tellement de ceux que va utiliser Google que l’on ne peut pas réellement les comparer (il faut aller dans une boutique et acheter un DVD dans une boîte en carton pour mettre à jour Windows ou Mac OS, la préhistoire !).


Mais tout n’est pas si simple, car Google devra également composer avec des acteurs de taille qui vont lui compliquer la tâche :



  • Facebook dont la domination du web ne cesse de croître et qui infiltre petit à petit l’ensemble des terminaux et services ;

  • Amazon qui progresse lentement mais sûrement sur les e-readers et pourrait nous surprendre avec une nouvelle génération de terminaux ;

  • Yahoo! qui pourrait bien jouer les trouble-fête en se mariant avec AOL et pourquoi pas un autre géant des médias (la naissance d’un consortium à trois bouleverserait le rapport de force dans le paysage des médias et des contenus, donc des annonceurs).


Bref, la partie n’est pas gagnée pour autant. De nombreux paramètres sont à prendre en compte dans l’équation du succès, Google en maitrise déjà un certain nombre, mais il y en a un qui me semble décisif dans ce projet : la couche sociale. Google Me permettrait d’unifier l’ensemble des services à caractères « sociaux » et de réduire la dépendance à Facebook.


Puisque Google propose déjà un modèle économique viable, des technologies robustes, de nombreux services et contenus, il ne resterait plus qu’à remettre à niveau la couche sociale de l’écosystème Chrome OS pour se mettre à l’abri de la concurrence (du moins pour les deux prochaines années). J’anticipe ainsi une configuration de marché où Apple continuerait d’exploiter les segments supérieurs (avec un fort ralentissement de sa croissance) et où Google viendrait s’installer durablement dans le quotidien numérique des foyers (le marché de masse).


Vous pourriez me dire qu’un tel scénario (domination de Google) n’est pas très réjouissant, mais avez-vous beaucoup souffert du monopole de Microsoft ces 20 dernières années ? RDV dans un mois pour avoir un avant-goût du futur de l’informatique selon Google.