vendredi 19 novembre 2010
What Google knows about you and how to tweak it
On ne peut plus faire confiance aux images
A quoi sert la critique de cinéma?
Pas de semaine sans ressurgisse
l’interrogation, généralement hostile ou condescendante, sur le/la critique de
cinéma. Guère de mois où ne se présente une sollicitation d’en débattre en
public, de l’université à la radio et aux journaux, français et étrangers. On
lit un peu partout que le critique ne sert plus à rien, qu’elle a fait son
temps, mais cette insistance du questionnement, y compris pour l’enterrer,
sonnerait au contraire comme le symptôme d’une présence obstinée.
Donc,
question: à quoi sert la critique de cinéma?
Réponse : la critique de
cinéma sert à quelque chose, dont je parlerai. Mais pour bien répondre, il faut
faire un détour, en se servant du verbe «servir». Parce que justement la
critique est surtout considérée comme devant servir, au sens d’être la servante
de maîtres qui veulent lui faire faire des choses qui ne sont pas sa véritable
vocation. Ces maîtres abusifs sont au nombre de quatre: les marchands, les
organisateurs de loisir, les journalistes et les professeurs.
Les marchands voudraient en faire une sorte de publicité du pauvre,
ou qui interviendrait en plus de la véritable publicité, une force d’appoint.
Pour les producteurs, les distributeurs, les propriétaires de salles et pour
les attachés de presse qui sont les employés de ces gens-là, la critique est
faite pour faire connaître les films et essayer de convaincre des gens
d’acheter des billets – ou pour les acheter en DVD ou les télécharger, si
possible de manière payante.
Soyons clairs, l’objectif de tous
ces gens est légitime, ils défendent leurs intérêts, et si on aime le cinéma,
on souhaite que ce soit aussi un secteur prospère. Et puis cette attente rend
aussi service aux critiques (les critiques, c’est autre chose que «la
critique»): c’est grâce à elle qu’ils ont accès en avance, et souvent dans de
bonnes conditions, aux films, parfois aux réalisateurs et aux acteurs.
Il reste que la critique n’est
pas faite pour jouer les supplétifs de la promo et augmenter les entrées. Mais
est-ce qu’elle a malgré tout aussi cet effet? La réponse aujourd’hui dominante
est: non; et aussi: de moins en moins.
De l'influence de la critique
Plus précisément, les enquêtes pour
savoir combien de spectateurs vont voir les films après avoir été influencés
par la critique donnent un résultat à peu près constant depuis des décennies. Ce
résultat est très bas, de l’ordre de 7%, il l’a toujours été (un autre calcul, où les sondés peuvent
donner plusieurs réponses, fait apparaître la critique dans 35% des cas, là
aussi avec une grande stabilité). Mais comme la plupart des statistiques,
celle-ci ne veut pas dire grand chose tant qu’on ne l’interprète pas.
D’abord, il est évident que
l’influence de la critique est différente selon les films. Pour faire
vite : elle est inversement proportionnelle au budget publicitaire.
L’effet commercial de la critique est à peu près nul sur une très grosse
sortie, il peut jouer un rôle majeur sur un film qui n’a pas d’autres moyens de
promotion – dans les années récentes, Etre
et avoir, Lady Chatterley, La Graine
et le mulet ou Des hommes et des
dieux en ont été des exemples
spectaculaires. Mais il y en a d’autres, plus discrets, sinon chaque semaine
(c’est loin très loin de marcher à tous les coups), du moins chaque mois.
Comment ça marche? Toutes les
études le disent: la grande motivation qui fait que les gens vont au cinéma,
c’est le «bouche à oreille». Ce sont les conversations entre amis, entre
collègues, au travail, au lycée et
à l’université, qui motivent que d’autres vont aller voir les films et faire
leur succès. Encore faut-il que les premières bouches, celles des premiers
spectateurs, aient parlé aux premières oreilles. Avec de grandes vedettes et
beaucoup de publicité, il y a forcément tout de suite des spectateurs, leurs
réactions décideront du sort du film.
Mais pour les films plus
discrets, les premiers films ou ceux qui viennent de pays lointains, le rôle de
la critique est significatif pour envoyer en salle non pas beaucoup de
spectateurs mais les premiers, les premières «bouches» qui parleront ensuite
(ou non) aux premières oreilles – c’est à nouveau la réaction des premiers
spectateurs qui décidera de l’avenir du film.
Enfin, et c’est le plus
important, la critique construit un environnement autour des films. Aujourd’hui,
s’ils restent souvent trop brièvement dans les cinémas, ces films ont aussi une
vie longue. Quand ils ne sont plus en salles, ils passent à la télé, sur le
câble, en DVD, en VOD, ils sont vendus à des distributeurs et des diffuseurs
étrangers, ils continuent de circuler pendant des années même si on n’y prend
pas forcément garde. Un film qui a reçu un bon accueil critique bénéficie d’un
environnement plus favorable, au moment où des décideurs doivent faire des
choix. Et leur réalisateur profitera aussi de cet avantage pour son film
suivant, lorsqu’il devra aller voir des financiers ou d’autres gens qui
pourraient l’aider.
La critique ne transformera pas
un échec commercial en succès. Mais elle peut changer le destin d’un film ou
d’un cinéaste même si celui-ci n’a pas connu le succès. Avec d’autres relais,
notamment les festivals, elle construit un environnement
symbolique très important pour les films qui n’ont pas un grand potentiel
commercial.
Les organisateurs de loisirs, eux, veulent que la critique serve
comme une sorte de guide du consommateur. On met des petites étoiles, des
petits cœurs, des bonshommes qui sourient ou qui pleurent, on écrit des
commentaires dans le genre «cette comédie n’est pas drôle, n’y allez pas», ou «ce
film d’horreur fait trop peur, allez-y si vous aimez ça mais n’emmenez pas
votre grand-mère, elle pourrait faire une crise cardiaque».
C’est un service, qui peut être utile. Mais ce n’est toujours pas la raison
d’être de la critique. En effet cette approche réduit les films à une seule de
leur fonction, celle de produits de consommation dans le secteur des loisirs.
Cela permet de les évaluer comme on note une voiture, un frigidaire ou une
destination offerte par une agence de voyage. Cette approche aussi est légitime:
les films sont des produits de
consommation dans le secteur des loisirs. Mais ils ne sont pas que ça, et ce
n’est pas à cette caractéristique que devrait s’adresser le travail critique.
Troisièmement, les journalistes. Pour eux, la critique
sert à utiliser les films pour parler d’autre chose. Les critiques travaillent
souvent dans des journaux; dans les journaux il y a des journalistes (qui ne
sont pas critiques), ces journalistes pensent que tout peut être abordé sous
l’angle journalistique, ce qui est vrai, et que seul l’approche journalistique
aurait sa place dans les journaux, ce qui fait problème — dans les journaux, il
y a aussi des points de vue, des éditoriaux, des feuilletons, des jeux, etc.
Mais du point de vue
journalistique, quelle que soit la manière dont est fait un film, du moment qu’il
traite d’un thème intéressant on peut utiliser l’espace critique pour donner
des informations sur ce thème. Noble projet en effet, mais qui n’est encore pas
de la critique. Outre le sujet du film, les journalistes sont prêts à
s’intéresser aux films si leur succès paraît révéler quelque chose, c’est lui
qui devient «phénomène de société» au lieu d’en être seulement le descripteur.
Dans les deux cas, la pression est très forte sur la critique pour qu’elle
aborde le film comme une pièce d’un dossier (sur la pollution, le malaise des
adolescents, un épisode de la guerre) ou comme symptôme de l’inconscient
sociétal.
Enfin et quatrièmement, les professeurs tendent à utiliser la
critique appareillage d’érudition, attendent d’elle qu’elle serve à accumuler
un savoir non plus cette fois dans le champ de la société mais dans celui plus
particulier des études cinématographiques. La critique est alors requise de
faire un cours d’histoire du cinéma, ou un cours de technique
cinématographique, ou d’étude de l’évolution du style du réalisateur, etc. Tout
cela peut également être très intéressant (ou pas tellement), mais n’est pas
non plus de la critique au véritable sens du mot.
Diderot et Baudelaire pour commencer
Ces quatre utilisations fort
différentes de la critique ont en commun d’ignorer la particularité de ce dont
on parle : un film. Un film est bien sûr aussi ce à quoi les réduisent ces
différents maîtres, il est un produit qui cherche à se vendre, un service de
loisir susceptible d’être évalué, un document qui évoque des aspects de la
réalité, un objet d’étude universitaire. Mais il est encore autre chose, et
c’est justement à cet «autre chose» que répond l’activité critique.
La critique est une activité
fondée sur le fait qu’elle concerne un type d’objets particulier, qui
appartient à la catégorie des œuvres d’art. La critique a été inventée par
Diderot à la fin du XVIIIe siècle, elle a été développée et portée à son sommet
par Baudelaire, l’un et l’autre utilisant un art, le leur, celui de l’écriture,
pour ouvrir un nouvel accès à un autre art, dans leur deux cas la
peinture. Tous les critiques
n’écrivent pas comme Diderot et Baudelaire, loin s’en faut, mais le travail
critique s’appuie sur une exigence
d’écriture, une ambition que le travail de la phrase va donner accès, selon
un mode particulier, à ces objets eux aussi particuliers que sont les œuvres
d’art.
La caractéristique d’une œuvre
d’art est d’être un objet ouvert (selon l’expression d’Umberto Eco), un objet
dont on peut décrire les composants mais dont le résultat excède, et excèdera
toujours ce qu’on peut en analyser et en expliquer. Et le travail du critique
n’est pas, surtout pas, d’expliquer ce mystère, de répondre à la question que
pose toute œuvre d’art. Celle-ci doit rester ouverte, pour être habitée
librement par chacun de ses spectateurs – ou lecteurs, ou auditeurs, selon
l’art dont il s’agit.
La promesse d'une œuvre
Au contraire, le travail du
critique est de déployer le mystère, d’en ouvrir l’espace à ses lecteurs pour
que ceux-ci y pénètrent plus aisément, le parcourent, l’habitent chacun à sa
manière, pour que chacun construise son propre dialogue sans fin avec l’œuvre
en question. Nous voici bien loin des réquisits des «quatre
maîtres» de tout à l’heure.
Est-ce à dire que tout film est
une œuvre d’art? Bien sûr que non. Mais tout film, quelles que soient ses
conditions de production, en contient la promesse, tenue ou non. Dans les faits,
un nombre relativement restreint de films sont de véritables œuvres d’art, la
plupart cherchent au contraire des objectifs utilitaires, mécaniques, qui
asservissent leurs spectateurs à des stratégies qui peuvent être sophistiquées
mais qui à la fin visent au contrôle des émotions, des pensées et des
comportements. La plupart évite d’être des œuvres d’art, avec la part
d’incertitude, de trouble que cela suppose nécessairement. Le travail du
critique est alors de mettre en évidence ces mécanismes et d’en dénoncer les
effets.
Mais ce travail peut être aussi
de repérer comment, malgré une visée purement utilitaire et instrumentale, une
dimension artistique apparaît dans un film qui ne le cherchait pas : une des
grandes beautés du cinéma est d’être capable d’art même quand ceux qui le font
n’en ont pas le projet, se contentant pour leur part des autres dimensions du
cinéma, le commerce, la distraction et le document.
Dans tous les cas, affrontant ce
qu’il perçoit de mystère ou d’absence de mystère et tâchant de le partager par
l’écriture, le critique n’énonce jamais que sa
propre vérité. Celle des sentiments qu’il a éprouvés et que sa supposée
capacité d’écriture lui permet de construire, en phrases et en idées, à partir
de ses propres émotions, pour accompagner ensuite chacun vers la construction
de sa propre opinion. Un critique ne dicte pas son avis sur les films, il n’a
aucun droit à faire une chose pareille et d’ailleurs quel intérêt cela
aurait-il? Il travaille à construire un espace de rencontre plus vaste et plus
riche entre une œuvre et des personnes, qui sont à la fois des lecteurs et des
spectateurs.
D’ailleurs, une bonne critique
est intéressante même si on n’a pas vu le film dont elle parle, elle devrait
être de toute façon capable de susciter des images et des idées chez le lecteur
– même si c’est mieux d’attendre d’avoir vu le film avant de lire la critique,
ce qui du coup lui enlève les utilisations commerciales et de conseil au
consommateur décrites précédemment.
Aujourd’hui, la situation de la
critique est remise en question par les nouveaux moyens de communication. On
dit qu’avec le développement d’Internet la critique a perdu de son importance
ou de sa nécessité. Je ne le crois pas.
Tout le monde peut commenter les
films? C’est vrai, mais ça a toujours été vrai : les films, ça fait
parler. Tant mieux! C’est une de leurs grandes qualités. Autrefois on discutait
en sortant de la salle avec son amie ou ses copains, ou le lendemain au bureau
ou dans la cour de récréation, maintenant on le fait sur le web et des milliers
de gens «entendent» ce qui autre fois restait destiné à un petit groupe. Mais
ce qu’on disait à ses copains, et on avait bien raison de le faire, n’était pas
de la critique. Les millions de «c’est génial», «c’est nul», «t’as vu les seins
de l’actrice?» et autres «trop craquant» ne sont pas non plus de la critique,
même s’il s’agit d’une parole légitime, la verbalisation d’impressions
ressenties.
Internet renforce le rôle du critique
En revanche, et ça c’est
effectivement nouveau, il y a sur Internet des gens qui, à titre bénévole et
non institutionnel, sans appartenir à un média établi, font un véritable
travail critique. Ce travail requiert un effort d’écriture et de pensée, et
c’est une excellente chose que l’accès à l’activité critique ait ainsi pu se
démocratiser – à condition de ne pas tout confondre cette activité là avec
l’immense masse de paroles spontanées.
La critique n’a donc pas disparu,
même si elle évolue – elle n’a pas disparu parce
qu’elle évolue. Mais il y a plus: contrairement encore une fois à une
vulgate paresseuse et prompte à toutes les soumissions, elle est plus que
jamais nécessaire.
La multiplication des moyens de
diffusion et notamment Internet, en rendant potentiellement tous les films
accessibles, rend encore plus nécessaire l’élaboration de discours qui aident à
construire ou à reconstruire sa place de spectateur. Parmi les centaines de
milliers de films aujourd’hui accessibles en ligne, le marketing travaille
inlassablement, et avec de très gros moyens, à faire en sorte que tout le monde
choisisse les mêmes films, se soumette à la même idée du cinéma. Même la Théorie de la longue traîne, variante contemporaine de
l’idéologie de la main invisible du marché qui dans sa grande bonté finirait
par profiter à tous, est en permanence contredite par les phénomènes de concentration
et les difficultés croissantes d’innombrables films à être vus – a fortiori à
être vus dans des conditions qui nourrissent leurs auteurs.
Il revient à d’autres instances,
les critiques, mais aussi les festivals, et les enseignants, de construire le
chemin vers d’autres films, d’autres styles, d’autres idées du cinéma que ceux
vers lesquels la très grande majorité se dirige «spontanément», grâce à un
libre choix en faveur duquel des dizaines de milliards de dollars de marketing
sont investis chaque année. Plus il y aura de films sur Internet et de gens
pour les regarder ainsi, plus on aura besoin de la critique, plus le marché tendra
à la détruire pour décider seul, plus il faudra la défendre.
Jean-Michel Frodon
Le cerveau des femmes plus actif que celui des hommes
mardi 16 novembre 2010
Google Revamps Product Search With Local Availability, Popular Products, And “Aisles”

As we enter the holiday shopping season, Google is ramping up its product search efforts. As we know from research data, more than 46 percent of in-store purchases are influenced by online research. The online-research for offline purchases market is huge ($917 billion to be exact), and Google wants to be the go-to destination for holiday shopper this year.
Google is expanding its Blue Dot Specials feature (which launched earlier this year on mobile search) by offering more data on whether a product is available in a nearby brick and mortar store. Google has partnered with over 70 retail brands, including Best Buy and Williams-Sonoma, as well as software manufacturers like JDA, Epicor and Oracle, to show shoppers whether a product is available in a nearby store or location. This data will be available in search under the “nearby stores link.”
To help shoppers find product on the go, Google is improving its mobile shopping app (which the search giant says has 2.5 million downloads) with new search filters like “price” and “brand.” The app also includes previously features such as Local Availability, voice search and barcode scanning.
And Google has added new discovery tools for online shoppers and searchers called popular products and aisles. The popular products feature shows you the most viewed products in your search category. So if you searched for a coffee makers, Popular Products would show you what coffee makers are being viewed the most within Google Product search. Aisles is a lot like what it sounds like; it essentially puts products into sub-categories. So within a search for a coffee maker, you can search for specific machines within the drip coffee makers aisle.
In terms of product search and shopping, it looks like this is a big week for the search giant. Google is expected to debut a new fashion and shopping site called Boutiques this week and Google Product search has now been revamped for a better experience for shoppers.
One important factor to note in Google’s product search is that the company is taking a big bet on the online search to offline buying experience for the holiday season. The Forrester data cited above was collected and published earlier this year, so I’m curious if that trend continues to grow over the next few months. E-commerce sales continue to rise, so it should be interesting to see if the online to offline shopping trend is effected by this.

lundi 15 novembre 2010
C# 5.0 vNext - New Asynchronous Pattern
Les ultraviolets renforcent bien l’efficacité de l’aspirateur
Utiliser son smartphone tactile même avec des gants ... Bientôt possible ?
Nous vous parlions il y a
peu
de gants qui permettent l'utilisation d'un iPhone lors des fraîches et
parfois très fraîches journées d'Hiver. En fait, il se pourrait que ces
gants n'aient pas forcément un très grand avenir devant eux.
En effet, selon le site
patentlyapple.com, spécialiste des brevets en tout genre, une
nouvelle génération d'écran tactile est sur le point de voir le jour
...
1et la principale innovation serait de pouvoir interagir avec
l'écran sans contact direct avec la peau, comme lorsque vous utilisez
l'appareil avec... des gants. L’écran n'est pour le moment qu'en phase d’étude
chez Hitachi Displays mais il serait vraiment intéressant de voir ce genre de
technologie directement intégrée sur la prochaine version de l'iPhone,
de l'iPod Touch et pourquoi pas de l'iPad
puisque cet écran
pourrait se décliner en tailles allant de 3 à 10 pouces.
Comme on sait qu'Apple aime l'innovation, espérer qu'ils se pencheront sur
cette nouveauté :

Habitant à la montagne(enfin pas très loin) j'avoue que ce genre de chose me
simplifierait pas mal la vie.
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Le rugby au bord du K-O
A
l’origine, le rugby était un sport d’évitement. Puis il est devenu une
discipline de contacts. Le voilà arrivé au temps des collisions. Avant le K-O
général? C’est l’avertissement lancé par Jean-François Chermann, joueur de rugby
amateur depuis plus de 30 ans, neurologue et responsable de la consultation
«Commotion et sport» à l’hôpital Léopold-Belland de Paris, dans son livre K-O, le dossier qui dérange paru il y a
quelques jours aux éditions Stock.
Dans
la préface de l’ouvrage, Christophe Dominici, l’ancien international du XV de
France et du Stade Français, victime lui-même d’un K-O en 2005 lors d’un match
du tournoi des VI nations contre l’Italie, fait part également de son
inquiétude. «Dans un rugby moderne de
plus en plus professionnel, de plus en plus axé sur les performances physiques,
exposé à des chocs de plus en plus violents et avec une moyenne de 170
regroupements par match, le Docteur Chermann a raison de tirer la sonnette
d’alarme avant que les sportifs, emportés par la passion, ne laissent leur vie
sur ce qui reste avant tout un terrain de jeu», souligne-t-il.
Ballon
repris au bond le 12 octobre dans les colonnes du Figaro par Raphaël Ibanez,
l’ancien capitaine du même XV de France mis au tapis sans connaissance à trois
reprises en 2008 et suffisamment sage pour mettre un terme à son aventure
sportive. «J'ai effectué des tests pour
mesurer la capacité de réactivité de mon cerveau, avoue celui qui souffrait
alors de troubles de la vision. Le
neurochirurgien, qui s'occupait des champions anglais de boxe, m'a mis en garde
contre les risques et les éventuelles séquelles. Pour lui, cela ne faisait
aucun doute: continuer à jouer au rugby aurait été préjudiciable à ma santé.
J'ai alors pris conscience du danger potentiel qui me guettait. Il était temps
pour moi de choisir la prudence…» En avril dernier, c’est l’ancien All
Black Leon MacDonald, 56 fois capé, qui fut contraint de jeter l’éponge après
un énième traumatisme sérieux. Des exemples parmi tant d’autres.
Football américain
Ce livre,
à découvrir que l’on soit responsable professionnel ou amateur, sort au moment
où le football américain est lui-même confronté aux dégâts provoqués par sa
pratique de plus en plus violente avec le constat des graves séquelles endurées
par de nombreux anciens joueurs. Depuis la reprise, en septembre, du
championnat professionnel de la NFL, les articles abondent sur cette question
de santé publique stigmatisée par de nombreuses statistiques affolantes. Une
étude récente a ainsi montré qu’un joueur recevait en moyenne 80.000 coups sur
sa tête tout au long de sa carrière. Avec des conséquences dramatiques, comme
l’apparition dès l’âge de 40 ans, des premiers symptômes de démence
pugilistique consistant en des troubles de la mémoire, de la personnalité ainsi
que de fortes dépressions.
La
prise de conscience est politique aux Etats-Unis, le congrès s’étant enfin
récemment saisi du problème en voulant prévenir les commotions dans la pratique
sportive dès le plus jeune âge.
Comme le relève Jean-François Chermann, un questionnaire a même été distribué
aux jeunes retraités de la NFL afin de mesurer l’impact des commotions. Les
résultats de l’étude seront connus en 2011. Sachant que la NHL, le championnat
professionnel de hockey sur glace, est également ébranlé par l’explosion du
nombre des commotions sur ses patinoires.
Le 5
mai dernier, à La Presse, l’un des quotidiens de Montréal, Ian Laperrière le
joueur canadien des Flyers de Philadelphie, avait ainsi évoqué sa détresse
après un nouveau choc sérieux à la tête: «J'ai
souvent joué malgré les blessures, mais ce serait risqué, car le tissu de mon
cerveau n'est pas aussi fort en ce moment. J'ai comme un bleu sur le cerveau.
Si je reçois un coup à la tête et que ça se met à saigner, je peux mourir sur
la glace.»
Refus de se reposer
Loin de la boxe, sport
également et évidemment ravagé par les commotions cérébrales, le
rugby n’en est pas encore là, heureusement. Sans vouloir se montrer alarmiste,
Jean-François Chermann met cependant en garde les joueurs, mais aussi les
entraîneurs et les présidents de clubs qui, sous la pression de l’enjeu sportif
et financier, peuvent refuser d’observer le repos que nécessite une commotion.
En précisant que les commotions avec perte de connaissance, forcément les plus
repérables, constituent seulement 10% de l’ensemble des commotions. Il écrit:
«Dans le rugby, concernant l’implication des
joueurs dans la reconnaissance de cette pathologie, nous avons 20 ans de retard
par rapport au football américain. J’ai
en mémoire le cas d’un joueur qui, en 2008, n’était pas venu au rendez-vous de
peur de ne pas être autorisé à jouer le match de la semaine suivante. Lorsque
je m’inquiétai de son absence à la consultation, on me répondait qu’il n’avait
pas perdu connaissance et que, de toute façon, il allait beaucoup mieux.»
Dans
son livre, le neurologue évoque le syndrome de l’automate, c’est-à-dire du
joueur commotionné en mesure de finir un match, mais incapable plus tard de se
souvenir du déroulement de la rencontre au point de ne plus savoir si elle a
été gagnée ou non. Il dénonce aussi les risques du «syndrome du deuxième impact» qui concerne les jeunes de moins de 25
ans pour qui les dangers liés aux commotions sont plus grands avec des
conséquences possiblement mortelles en cas de récidive. Pour s’en convaincre,
le documentaire d’ESPN sur la tragédie vécue par le jeune joueur de football
américain, Preston Plevretes, victime de ce «syndrome
du deuxième impact», est à regarder ici.
Congrès médical
En
septembre 2009, la Fédération Française de Rugby a organisé son 2e
congrès médical à Toulouse où toutes les questions ont été abordées, y compris
celles liées aux commotions. Présent à ces travaux, Jean-Claude Skrela, le
Directeur Technique National, regretta publiquement la présence peu nombreuse
de présidents de clubs et d’entraîneurs pas suffisamment en alerte sur ces
problématiques médicales. Comme s’ils préféraient mettre tous ces sujets sous
le tapis au moment où le rugby gagne des points médiatiques face au football et
fait monter les audiences de Canal Plus avec le Top 14 quand celles de la Ligue
1 déclinent.
«Seuls
trois médecins dans le Top 14 sont rémunérés à hauteur d’un mi-temps,
regrette Jean-François Chermann. Les
autres, pour la plupart d’anciens joueurs, exercent bénévolement et pour
beaucoup n’ont pas de formation spécifique.» Selon Christian Bagate, le président de la Commission Médicale de la
Fédération française de rugby, le sport professionnel n’est pas plus
traumatisant que le sport amateur, «mais les joueurs sont mieux préparés et
suivis». Ainsi, avec l’introduction du passeport médical, qui permet un suivi
du cheminement diagnostique et une meilleure prévention des pathologies, le
nombre de blessures aurait diminué d’un tiers en cinq ans. Mais le ressenti des
joueurs n’est pas forcément conforme à ces chiffres encourageants.
L’avalanche de blessures à la veille des test-matches de novembre de l’équipe
de France n’est pas très rassurante non plus.
Evoquant le néologisme de dementia footballistica trouvé par un
collègue américain concernant la NFL, Jean-François Chermann conclut au sujet
du rugby: Mon vœu le plus cher est que
tout soit mis en œuvre pour que jamais l’expression dementia rugbystica ne voie
le jour.» Les nouvelles cadences infernales du rugby, entre Top 14,
test-matches, Coupes d’Europe et Coupes de monde, n’inclinent pas à
l’optimisme…
Yannick
Cochennec
vendredi 12 novembre 2010
Un clavier mécanique BT faisant office de capot alu pour accompagner l'iPad
Pour à la fois protéger l'écran de l'iPad et
emmener un clavier externe, le Zaggmate se
présente comme un capot réalisé en aluminium (plutôt en phase
avec le design de l'iPad) intégrant un support et un clavier mécanique
Bluetooth :

Le voici en vidéo :
Une vidéo à voir en
cliquant ici si vous nous lisez sur iPhone / iPod Touch
Prévoyez 100 $ pour transformer votre iPad en ordinateur portable !
Retrouvez tous nos
billets sur les accessoires iPad
Source... Lire Un clavier mécanique BT faisant office de capot alu pour accompagner l'iPad
mercredi 10 novembre 2010
Avantage fiscal aux jeunes mariés: «Encourager la famille durable»
Le sang à fleur de peau
Le don de sang aura-t-il bientôt vécu? Faut-il s’attendre à de
prochains et considérables bouleversements dans l’organisation de la collecte du sang
humain et de l’usage thérapeutique des éléments qu’il contient? Un groupe
de chercheurs canadiens dirigé par le Dr Mickie Bhatia
(McMaster University, Hamilton, Ontario) le laisse
penser. Il vient d’annoncer sur le site de la revue scientifique Nature avoir pour la première fois réussi, chez l’homme, à transformer des cellules de peau
(connues sous le nom de «fibroblastes») et à obtenir l’ensemble des
lignées de cellules sanguines (globules rouges et blancs, plaquettes). Ce n’est certes pas la première fois que
des biologistes parviennent, sur leurs paillasses, à réaliser de telles
opérations d’alchimie cellulaire. Mais les caractéristiques très originales de ce travail font qu’il
attire tout particulièrement l’attention d’une fraction de la communauté
scientifique; celle qui se passionne pour la médecine régénératrice, médecine
en gestation visant à soigner des affections dégénératives aujourd’hui
incurables.
Retour vers le passé
Depuis la découverte des cellules souches (cellules capables de se
différencier et de donner naissance à toutes les cellules des tissus d’un
organisme) tout, ou presque, a été tenté et beaucoup a été réussi dans le
domaine des transformations cellulaires. Mais il s’agissait le plus souvent de
travaux menés à partir de cellules souches dites «embryonnaires» ce
qui soulevait deux types de problèmes. Le premier était de nature
technique: du fait même de leur grande capacité à se transformer, on
redoute que ces cellules aient un possible caractère cancérogène). Le second
est d’ordre éthique: il faut, pour les obtenir et les cultiver, détruire
des embryons humains conçus in vitro.
De nombreuses équipes se sont aussi tournées vers l’usage qui pouvait être
fait des cellules souches
naturellement présentes dans de nombreux tissus de l’organisme (cellules
souches dites «adultes»). Et de nouveaux champs de recherche se
sont ouverts après la découverte fondamentale faite en 2006 par une équipe
japonaise dirigée par Shinya Yanamaka: il est possible –au moyen de
quelques manipulations génétiques et cocktails chimiques- d’obtenir que des
cellules normales de l’organisme puissent être reprogrammées pour un voyage
vers le passé et redevenir en peu de temps des sortes de cellules souches
embryonnaires (on parle ici de cellules «iPS»). Le champ du
possible s’élargissait alors à l’infini sans toutefois que l’on ose encore
expérimenter directement sur l’homme du fait des risques potentiel et faute
d’avoir démontré l’innocuité de ces manipulations cellulaires.
C’est dans ce contexte que s’inscrit la découverte canadienne. Elle fait suite à la récente démonstration -obtenue chez la souris- qu’il
était possible d’obtenir la différenciation de cellules cutanées en cellules
neuronales ou musculaires.
Les chercheurs
canadiens expliquent de quelle manière ils ont pu, après avoir effectué des
prélèvements cutanés chez plusieurs volontaires, obtenir de spectaculaires transformations:
ils ont pour partie eu recours aux méthodes mises au point l’équipe japonaise
de Yanamaka mais ils prennent grand soin de souligner que les cellules
sanguines obtenues ne sont pas passées par le stade «embryonnaire»,
la transformation se faisant semble-t-il directement et les cellules ne
montrant aucune différence avec celles naturellement présentes dans le sang des
personnes ayant accepté le prélèvement de peau. Soit un gage potentiel de
sécurité. La méthode permettrait d’ores
et déjà de disposer de suffisamment de cellules pour effectuer une transfusion -et le tout sans problème de compatibilité- à partir du prélèvement d'un
rectangle de peau de quatre centimètres sur trois.
Voix discordantes
L’étape
suivante? Elle devrait bien évidemment être celle des premières transfusions expérimentales chez des
volontaires. Les chercheurs n’ont pas le feu vert mais estiment que les essais pourraient
débuter dès 2012. Les possibilités ouvertes sont a priori considérables et pourraient
bouleverser l’organisation actuelle des systèmes de collectes et de
transfusions sanguines. «Nous pensons qu'à l'avenir, nous pourrons créer du sang
de manière encore bien plus
efficace, souligne le Dr Bhatia. La perspective de pouvoir transfuser un
patient avec du sang provenant de sa propre peau laisse espérer que les
personnes ayant besoin de transfusions n'auront un jour plus besoin de recourir
à des banques de sang.» Cette méthode pourrait aussi concourir à améliorer l’efficacité de certains
traitements anticancéreux et lutter contre la pénurie de donneurs de cellules
de moelle osseuse pour soigner différentes maladies sanguines.
Comment souvent des voix discordantes s’élèvent au sein de la communauté
médicale et scientifique. Cynthia Dunbar (Institut national américain du coeur,
des poumons et du sang) estime qu’il faudra entre cinq à dix ans pour que la
technique atteigne un stade de développement capable de répondre au besoin du
plus grand nombre. A l’inverse George Daley, biologiste spécialisé dans les
cellules souches au Children’s Hospital de Boston (Massachusetts) estime que le
fait que les cellules ainsi obtenues soient apparemment en tout point
similaires aux cellules sanguines «naturelles» adultes ne permet
pas encore de penser qu’elles seront dotées d’une efficacité similaire.
«Le voyage allant d’un œuf fécondé jusqu’à des cellules sanguines
spécialisées est très long, observe-t-il. Celui -effectué dans une boîte de
Pétri- allant directement d’un fibroblaste jusqu’à des cellules sanguines peut
prendre des voies bien différentes.»
Quant
à l’embryologiste Ian Wilmut, créateur de la brebis Dolly (aujourd’hui
directeur du centre pour la médecine régénératrice du Medical Research Council à
Edimbourg) il voit là une nouvelle étape laissant penser que l’on parviendra un
jour «à tout produire à partir de presque rien».
Jean-Yves Nau
Photo: Cellules de peau de souris transformées en neurones Reuters
lundi 8 novembre 2010
Le film Tintin de Steven Spielberg
Le magazine Empire vient de publier quelques images du prochain Tintin, film d’animation 3D réalisé par Steven Spielberg et Peter Jackson.
Difficile adaptation de ce best seller de la bande dessinée, Tintin Belge parlera Anglais dans sa version originale. Il devrait faire un tabac lorsqu’il sera à l’affiche fin 2011 à quelques semaines des fêtes de fin d’année. Le premier volet sera le “Crabe aux pinces d’Or”, les 2 autres seront le “Secret de la Licorne” et le “Trésor de Rackham le Rouge”.


Une rétine artificielle contre la cecité
Bienvenue dans un monde de vieux
La démographie est une science trop méconnue. L’Insee publie
ses nouvelles projections de population à l’horizon 2060; tous les journaux
font un titre sur le sujet, les radios en parlent, on interviewe une
centenaire… et on ne parle plus du sujet jusqu’à la prochaine publication. Pourtant, de tous les changements en
cours dans le monde actuel, ceux qui concernent la population sont certainement
les plus importants. C’est bien de savoir que la population française peut
dépasser 73 millions en 2060 et que le nombre de centenaires peut atteindre
200.000 à cette même date. Mais il faut savoir ce que cela implique et,
surtout, il faut replacer ces chiffres dans leur contexte mondial.

- * Solde migratoire issu de la projection.
** Chiffre pour l’année 2059. Les projections
s’arrêtent au 1er janvier 2060. Le solde naturel de l’année 2060, différence
entre les naissances de 2060 et les décès de cette année n’est donc pas
projeté.
Champ: France métropolitaine.
Sources: Insee, estimations de population
et statistiques de l’état civil jusqu’en 2007 et projection de population
2007-2060.
Deux points sont à ne jamais oublier: la population mondiale
croît à un rythme rapide et elle vieillit. Selon les dernières estimations des
Nations Unies, le monde comptera plus de 9 milliards d’habitants en 2050 (selon
le scénario central), contre 6,8 milliards en 2009 et 2,5 milliards en 1950. Il
faudra nourrir, loger, éduquer, soigner ces milliards d’hommes et de femmes
supplémentaires et leur fournir du travail. La tâche sera d’autant plus ardue
que cette hausse de la population sera inégalement répartie et qu’elle
s’accompagnera d’un vieillissement généralisé.
Pour résumer la situation, globalement, la population
mondiale croît de 1,2% par an tandis que le nombre des plus de 60 ans progresse
de 2,6% par an et celui des plus de 80 ans de 4%. Aujourd’hui, l’âge médian de
la population mondiale est d’un peu plus de 28 ans, ce qui signifie que la
moitié de la population a moins de 28 ans et que l’autre moitié a plus; en
2050, il devrait passer à 38 ans. Pour illustrer cette évolution, on peut
rappeler que le Japon, le pays le plus vieux actuellement, a un âge médian de
44 ans. En 2050, les pays en développement auront une part de plus de 60 ans
(un cinquième de la population) comparable à celle des pays développés aujourd’hui.
Avec une différence: le vieillissement y sera plus rapide qu’il ne l’a été chez
nous et ils auront moins de temps pour s’adapter. C’est ce qui explique la
férocité avec laquelle la Chine défend ses intérêts sur la scène internationale:
selon l’excellente formule en usage maintenant pour qualifier son comportement,
elle souhaite être riche avant d’être vieille. Et chaque année compte: sa
population active devrait arriver à un plateau dès 2015.
Ce vieillissement de la population est une chance et un
défi. Une chance, parce que dans les pays européens, depuis la Seconde Guerre
mondiale, on gagne entre deux et trois mois d’espérance de vie chaque année. Mais aussi un
défi, parce que ce progrès a une contrepartie, que l’on mesure de façon très
explicite avec le ratio de dépendance économique: il s’agit du rapport entre le
nombre de moins de 20 ans et de plus de 60 ans au numérateur et le nombre de
personnes d’âge actif (entre 20 et 59 ans) au dénominateur. En 2007, en France,
ce rapport s’établissait à 86 %; en 2060, selon le scénario central de la
projection, il pourrait atteindre 118%. Autrement dit, il y aurait plus d’une
personne à charge pour une
personne d’âge actif.
Évolution du ratio de dépendance économique

Lecture: il y a, en 2007, 86 personnes d’âge
«inactif», (c’est-à-dire de moins de 20 ans ou de plus de 60 ans) pour
100 personnes d’âge «actif» (de 20 à 59 ans). Selon le scénario
central de la projection, ce ratio atteindrait 118 en 2060.
Champ: France métropolitaine.
Sources: Insee, estimations de population et projection de population 2007-2060.
Au niveau mondial, les Nations Unies calculent un rapport de
soutien potentiel, qui donne le nombre de personnes âgées de 15 à 64 ans pour
chaque personne âgée de 65 ans ou plus. Ce rapport était de 12 en 1950, 9 en
2009 et devrait tomber à 4 en 2050.
Pour les régimes de retraite, notamment les régimes par
répartition, c’est un vrai problème. Il est évident que la retraite à 60 ans ne
peut plus être la norme de référence dans nos pays (ce qui ne signifie pas que
les manifestants contre la réforme Sarkozy soient dans l’erreur: on aurait pu
imaginer d’autres façons de réformer et le débat annoncé maintenant pour 2013
pourrait déboucher sur un projet plus satisfaisant pour la majorité de la
population). L’espérance de vie à la naissance pour les hommes était en France
de 74,9 ans en 1999; elle est passée à 77,8 ans l’an dernier. Pour les femmes,
elle est passée dans le même temps de 82,5 ans à 84,5 ans. Si l’on voulait
faire de la provocation, on pourrait d’ailleurs dresser ce constat paradoxal:
dans quatre pays sur dix, les femmes ont droit à une pension complète cinq ans
avant les hommes alors qu’elles vivent généralement plus longtemps (ce fait a
été relevé par les Nations Unies…).
Pyramide des âges en France en 2007 et 2060

Champ: France métropolitaine.
Sources: Insee, estimations de population pour 2007 et projection de population 2007-2060 pour 2060.
La question des retraites est la plus évidente. Mais le
vieillissement général de la population a bien d’autres implications. En fait,
il a un impact sur pratiquement tous les problèmes économiques, qu’il s’agisse
de l’investissement, de la croissance, de l’épargne, du marché du travail, de la consommation, etc. La
question n’est pas de savoir si l’on va devoir travailler après 60 ans, elle
est de savoir comment on va s’organiser pour cela, elle est d’imaginer les
conséquences sur le déroulement de la carrière, la formation, les modes de vie,
la transmission du patrimoine, etc. Ensuite commence à se poser la question de
la dépendance et de son financement. Sur le plan politique aussi, les positions
sur l’échiquier risquent de bouger beaucoup avec une population vieillissante
composée de plus en plus majoritairement de propriétaires (préparer sa
retraite, cela commence par réduire ses coûts fixes, dont le premier est le
logement).
Enfin, un autre phénomène majeur est le basculement du monde
dont on commence seulement à voir les premier signes en économie: en 2050,
l’Europe compterait 691 millions d’habitants, contre 1,1 milliard pour
l’ensemble du continent américain, près de 2 milliards pour l’Afrique et plus
de 5 milliards pour l’Asie. A cet horizon, la population des pays les plus
développés sera en hausse, mais seulement grâce à l’immigration. Et si la
France peut, par son relatif dynamisme démographique, faire jeu égal avec l’Allemagne
(qui reviendrait de 82,1 millions en 2009 à 70,5 millions en 2050), elle pèsera
peu au milieu du siècle face à une Inde de 1,6 milliard d’habitants, à la Chine
(1,4 milliard), aux Etats-Unis (404 millions), au Pakistan (335 millions), au Nigeria (289 millions), à
l’Indonésie (288 millions), au Brésil (218 millions), alors qu’on attend aussi des chiffres
de 222 millions au Bangladesh, 173
millions en Ethiopie, 147 millions au Congo, 146 millions aux Philippines, 129 millions en Egypte, 128
millions au Mexique, etc.
C’est sûr, on parlera encore beaucoup de démographie dans
les prochaines années.
Gérard Horny
Prey : le logiciel pour retrouver son ordinateur ou téléphone portable volé
Vous connaissez peut-être un des services de MobileMe d’Apple qui permet de retrouver ou formater son iPhone à distance en cas de vol. Un service payant et réservé au monde Apple. Heureusement, le logiciel Prey vient offrir le même type de fonctionnalités gratuitement et va vous permettre de traquer vos portables sous Windows, Mac ou Linux et vos mobiles Android en cas de vol.
Comment ça marche ?
Prey se présente comme un logiciel à installer sur votre Pc, Mac et téléphone qui sera invisible et qui attendra patiemment un « signal » pour se déclencher. Ce signal pouvant être lancé par Internet ou par SMS.
Une fois activé, Prey vous permettra de réaliser pas mal de choses sur votre portable volé :
- Se connecter aux réseaux Wifi ouverts les plus proches,
- Trouver la position du portable grâce à une éventuelle puce GPS ou en triangulant la position à partir des réseaux Wifi ouverts rencontrés,
- Prendre des screenshots de ce que fait le voleur avec votre portable,
- Prendre une photo du voleur si votre portable dispose d’une Webcam,
- Cacher des données (Outlook, Thunderbird) et supprimer les mots de passes enregistrés,
- Déclencher une alarme ou afficher un message d’avertissement,
- Verrouiller totalement le PC, etc.
Vous pourrez faire et suivre tout ça depuis l’interface en ligne qui est extrêmement bien réalisée. C’est là que vous pourrez indiquer que votre portable est perdu et ainsi recevoir vos rapports.
Pour recevoir les rapports, il faut donc d’abord indiquer l’appareil comme manquant, et indiquer la fréquence à laquelle recevoir les rapports.
Il faudra choisir les modules que vous voulez activer dans l’interface :
Les rapports sont alors disponibles régulièrement via l’interface Web, avec par exemple la photo de la webcam, la géolocalisation avec le plan Google Maps, les processus qui tournent, etc.
Et les alertes si vous en avez configuré sur l’ordinateur volé :
Prey est bien entendu indétectable pour le voleur.
Pour télécharger Prey, cliquer sur l’image ci-dessous :
Un service excellent et étonnament gratuit (et open-source). Le service devient payant uniquement si vous voulez ajouter plus de trois appareils, autant dire que c’est largement suffisant comme ça!
A installer d’urgence. (J’en connais d’ailleurs certains dans la presse Française qui auraient du installer ça ^^).
Prey.
©PapyGeek, 2010. Voir les commentaires de 'Prey : le logiciel pour retrouver son ordinateur ou téléphone portable volé'.
Voir les autres articles classés sous Software.
Parodie : BA Le réseau social
mercredi 3 novembre 2010
Main basse sur la cagnotte des retraites
Avec le vote de
la réforme des retraites meurt le fonds de réserve pour les retraites (FRR). Certes,
ce fonds n’est qu’un vulgaire portefeuille contenant des actifs financiers.
Mais ces réserves, destinées à être placées sur les marchés financiers pour
générer des dividendes, devaient participer à l’équilibre des régimes de
retraite après 2020, au plus fort de la génération du papy-boom. Une mécanique
vertueuse. Mais plutôt que de privilégier la prévoyance, la réforme Woerth liquide
les bijoux de famille –en l’occurrence de la nation– dans une stratégie à
courte vue.
Créé en juillet
2001 par Lionel Jospin, ce fonds a connu une existence mouvementée. Pas d’un
point de vue politique, toutefois: jusqu’à ce que Nicolas Sarkozy veuille
réformer les retraites, tout le monde sur l’échiquier politique justifiait
cette structure déjà mise en place dans de nombreux pays (Japon, Suède,
Norvège, Espagne…).
Pour assurer
l’équilibre du système par répartition, le FRR introduisait un quatrième levier
(en plus de la durée de cotisation, du taux de cotisation et du taux de
remplacement, qui définit le montant de la pension par rapport au salaire de
référence) pour permettre à la génération du papy-boom de créer elle-même des
réserves pour ne pas reporter l’intégralité de la surcharge sur les jeunes
générations.
En
l’occurrence, le FRR ne devait pas être utilisé avant 2020. Un louable projet,
que l’on peut qualifier de responsable pour cimenter la solidarité entre les
générations grâce à un travail d’anticipation. Tout le monde était d’accord.
33 milliards d’euros… tout de même
Encore faut-il
alimenter un tel fonds. L’objectif initial était de le doter progressivement de
300 milliards d’euros en lui réservant une partie du produit des privatisations
et autres cessions de participations de l’Etat. Il fut également prévu qu’une
part (2%) des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et des
placements vienne l’abonder (1,5 milliard d’euros en 2009). A charge pour la
Caisse des dépôts, où le FRR est logé, de gérer les sommes ainsi déposées.
Mais la
prévoyance n’est pas le fort des gouvernements plus enclins à gérer la pression
du quotidien. Et les projections économiques sont une gymnastique aléatoire
quand il s’agit d’anticiper les effets de bulles spéculatives. En juin 2007, le
FRR détenait 17 milliards d’euros. Six mois plus tard, à la suite de l’emballement de
la Bourse, ses actifs se montaient à 35 milliards … avant de dégringoler à 25
en décembre 2008 sous l’effet de la crise. Fin juin 2010, faute de nouvelles
contributions publiques (hormis la ponction sur le prélèvement des revenus et
des placements) et à cause des performances boursières médiocres, le
montant des actifs revenait à 33 milliards d’euros.
Exit les 300
milliards de l’hypothèse Jospin. Un rêve démesuré à l’échelle de la folie
boursière du tournant du siècle. De toute façon, la politique a toujours été
fâchée avec l’arithmétique. Toutefois, selon des projections dont fait état le think tank Terra Nova (proche du PS) en s’appuyant sur une étude du FRR
validée par le Conseil d’orientation des retraites, le FRR aurait pu être doté
de 65 milliards d’euros à l’horizon 2020 et assurer environ 15% des besoins de
financement de retraite. Ce qui n’aurait pas été négligeable.
Mais la
tentation était trop forte de faire main basse sur cette cagnotte au lieu de la
laisser fructifier encore dix ans sans y toucher. Le ministre du Travail Eric
Woerth a tenté de justifier ce détournement de fonds, estimant que, à cause de
la crise financière, le déséquilibre du régime de retraites s’était déclaré dix
ans plus tôt que prévu. D’où le pompage dans les réserves. Mais c’est le
principe même du fonds qui est dévoyé puisqu’au lieu d’utiliser les dividendes
d’un portefeuille pour amortir les effets d’un choc démographique, la réforme
va déboucher sur l’utilisation du capital de ce fonds avant que ce choc ne se
manifeste. D’autant que les réserves qui auront été asséchées ne pourront plus
être reconstituées : les privatisations sont des fusils à un coup…
C’est
clairement un déshabillage des générations à venir pour habiller les retraités
de la prochaine décennie, quoi qu’en dise le ministre. Et c’est aussi la
démonstration que cette réforme n’est pas financée puisqu’elle épuisera le
fonds de secours en à peine dix ans.
Un premier pas vers le recul de la répartition
Contrairement
aux sens de la responsabilité et de la solidarité auxquels l’Elysée et Matignon
font sans cesse référence, le pompage du FRR dépouille le régime par
répartition de tout amortisseur pour la période à laquelle il aurait été le
plus nécessaire. Les futurs actifs combleront… à moins qu’on assiste là au
premier acte d’un recul programmé de la retraite par répartition. Car moins les
charges de retraite seront supportables pour les jeunes générations, plus ténue
sera la répartition et plus elle devra être remplacée par des systèmes de
capitalisation. Le plus paradoxal étant que l’on sait déjà qu’une nouvelle
réforme devra être mise en place dans dix ans pour éviter le creusement de
nouveaux déficits. Mais qu’importe, les négociateurs de demain pourront bien
blâmer ces gouvernants qui auront vidé les caisses, ceux-ci ne seront plus aux
affaires pour leur répondre.
Certes, il
fallait bien dégager des ressources pour gérer la période transitoire avant
l’équilibre. Et un fonds ne saurait remplacer une réforme à laquelle la gauche
au pouvoir n’a pas voulu se risquer.
Pour coller au
projet du président de la République, le ministre du Travail se livre à une
bien mauvaise gestion des fonds publics, lui qui a pourtant exercé au Budget.
Dans ses anciennes fonctions, il savait bien distinguer fonctionnement et équipement,
surtout lorsqu’il fallait expliquer des choix d’investissement et des mesures
d’économie. Une bonne gouvernance serait-elle à géométrie variable? A moins
qu’il ne s’agisse d’opportunisme… Les jeunes générations apprécieront.
Gilles Bridier
Photo: Spuerschwäin / Cornischong via Wikimedia Commons License by
Voir le meilleur de la NBA sur Dailymotion
Les fans de basket et surtout de basket américain vont être ravis.
Le site de partage video Dailymotion a signé un accord avec la NBA.
Tous les jours, retrouvez un résumé des matchs de la nuit ainsi que les meilleures actions.
Depuis Dailymotion diffuse un premier match de folie entre le nouveau Miami Heat avec Lebron James et les Boston Celtics,
vice-champions 2010
Isotoner SmarTouch : des gants conçus pour être utilisés avec les écrans tactiles
Le super marché pour geek c’est pour bientôt grâce à l’iPhone
Nous avons
parlé il y a peu de
Paypal et de la possibilité d’encaisser directement les chèques grâce à
l’iPhone.
Dans un esprit très proche, nous avons appris il y a peu qu’un supermarché
britannique de l’enseigne TESCO teste un système grâce auquel les
clients seront en mesure de scanner les produits qu'ils achètent en
magasin en utilisant leur iPhone et iPad, en vue de les payer ensuite à
la caisse.
Vous avez sûrement remarqué que les grandes surface ont de plus en plus
recourt à ce genre de procédés via des petits scanners portables à l’entrée du
magasin. Ces scanners sont en place dans ce même magasin et devraient
probablement être déployés à l'échelle nationale l'année prochaine.
Cependant, le magasin a également commencé à tester une technologie
similaire à l'aide d'iPads et d'iPhones. "Le département R
& D mise sur le déploiement de la même technologie pour un iPhone. Nous
voulions prouver que nous pouvions le faire sans un réel changement de nos
systèmes de paiement ", a déclaré Nick Lansley, Directeur
recherche et développement (R & D) chez TESCO, lors d’une interview à
Computing Magazine. Il explique également que l'équipe de R & D se
penche sur la mise en œuvre de nouvelles
technologies utilisant les iPhones et les
iPads.
Pour aller encore plus loin, on peut imaginer la localisation
d'un client dans le magasin, cette technologie aurait pour but,
en fonction de l'emplacement du client, de lui envoyer les
promotions en cours (par exemple, un client dans le rayon des aliments pour
animaux de compagnie pourrait recevoir un message pour lui faire connaître des
offres spéciales dans ce même rayon
Génial non ?
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l'application dédiée iFon.fr










