lundi 5 juillet 2010
Une double greffe de pancréas de porc pour soigner le diabète ?
Le diabète de type 1, provoqué par une production insuffisante d'insuline, entraîne une augmentation du taux de glucose dans le sang. La maladie peut être soignée par différents moyens. Le plus courant, mais aussi le plus contraignant, consiste à vérifier la glycémie et à s'injecter une dose d'insuline...
Témoignage d’un développeur dans une entreprise sclérosée
Shared by VieuxBrie
Déjà vécu ça partout ou il y a Lotus Notes...

Ce témoignage purement fictif est tiré d’une discussion à l’USI 2010. Christophe travaille pour la société de service BeeBee. Il est en mission en ce moment à Nouest, dans le sud de la France, au siège d’un grand assureur. Il travaille dans cette mission depuis 3 semaines. En dehors de cela, c’est un vrai Geek. Ordinateur portable, iPad, iPhone, il a la panoplie complète du Geek passionné et connecté. En arrivant dans cette nouvelle mission, il va découvrir qu’il existe un fossé entre les outils de communication de son entreprise et sa vie d’internaute… Voici ce qu’il m’a raconté.
Les premiers jours j’ai dû découvrir l’utilisation d’un client de messagerie. C’est un logiciel que je n’ai jamais utilisé. Lorsque je faisais mes études nous utilisions Google Apps. Pour moi l’email c’est une page Web, pas un logiciel comme Lotus Notes. Rien que ce nom de papier toilette aurait dû m’avertir sur ce qui m’attendait. Enfin bref, je m’y suis mis car c’est un outil indispensable pour travailler semble-t-il…
L’espace alloué aux emails est ridicule : 100Mb. Je ne suis là que depuis quelques jours, mais déjà je me rends compte que ma boite aux lettres sera pleine rapidement si je ne la vide pas. Le service informatique m’a donné un document Word de 9Mo dans ma boite email le premier jour. Le document explique comment effacer et trier ses vieux messages. En fait je n’ai donc que 91Mb. Je regarde le panneau « Information » du document Word et je découvre qu’il a été écrit par un consultant de McQuiCé. J’ai une pensée émue pour le DSI qui a certainement fait réaliser un audit pour résoudre ce problème d’espace disque… Au prix du jour/homme d’un consultant de McQuiCé, cela fait cher la page. Bref passons.
Je mets en place des filtres pour trier les courriers électroniques. A titre personnel, je n’utilise plus beaucoup l’email. Entre Facebook et Twitter, je communique différemment. Or là, il semble que l’email soit une chose très importante dans le fonctionnement de cet assureur. Nous recevons beaucoup de CG pour « communication de groupes » dont je n’ai que faire, étant prestataire de service. Mais il paraît que c’est compliqué de ne pas mettre les « prestas » dans l’alias groupe… alors nous subissons l’avalanche d’annonces inintéressantes. Par exemple ce matin j’ai un message du C.E qui vous vend ce midi des superbes bijoux en résine véritable plastique. 15 EUR le collier, 1 EUR est reversé à une association (et donc 13 EUR au vendeur et 1 EUR au fabricant chinois). Je n’en n’ai rien à faire. Mais bon…
Mon responsable commercial veut m’envoyer un modèle de spécification technique ce matin. Je dois avancer sur cette partie rapidement. Vous allez voir que cela va m’occuper une bonne partie de la journée. Il y a 2 obstacles entre mon responsable commercial et ma boite Lotus Notes : tout d’abord il faut que son document ne dépasse pas 5Mb, sinon la passerelle de l’entreprise rejettera son courrier. Ensuite, et là j’ai vraiment halluciné, il faut que l’adresse email de l’expéditeur soit reconnu par le système. Sinon le courrier est classé comme Spam, et je ne le recevrai jamais.
Il faut qu’il envoie un email, la passerelle retourne alors un message lui demandant de cliquer sur un lien s’il est bien humain, puis laisse ensuite passer son message… C’est dingue non ? Pour envoyer son email la première fois, il a fallut qu’il se fasse reconnaître.
Ensuite ne voyant toujours pas le document arriver, j’ai pris le téléphone pour appeler l’extérieur. Impossible de numéroter, la voix de synthèse me dit « opération non permise ». A priori mon poste téléphonique n’a pas le droit d’appeler l’extérieur… Bref je l’appelle avec mon iPhone. 10 minutes de manipulation plus tard, il m’expédie 2 documents pour passer sous la barre des 5 Mb de la passerelle email. Youpi il est 11h40 et je peux enfin commencer à travailler.
En fait non. Mauvaise version de Word. Notre version est trop ancienne pour ouvrir le document… (soupir)
Après avoir demandé un nouvel export, je peux enfin commencer à travailler. Je dois décrire l’architecture d’une application de gestion, basée sur entre autre sur Spring. Afin de compléter mon document je souhaite aller sur les forums de SpringSource pour compléter mes recherches. Je tappe donc « forums.springsource.com » dans la barre du navigateur Internet Explorer 6.0 développé en 1991, un bon navigateur bien pourri qui a 9 ans…
Et là c’est le drame.
Une page d’erreur affiche « Ce site n’est pas autorisé par le service de gestion de l’accès internet ». Je pousse un nouveau soupir… Si au moins ils avaient utilisé une police d’affichage comme sur les affiches russes de 1953, avec une image de gentil soldat entrain de défiler, un fond rouge, des gars avec des tenues Mao… Un truc sympa quoi… Mais là non, rien du tout.
Il y a une zone de texte où l’on peut mettre un code d’accès pour passer outre la sécurisation et charger le site. 5mn sur le Wiki et je trouve le code en question. J’accède donc finalement au forum pour pouvoir travailler. Un autre consultant me raconte que certains prestataires viennent avec leur ordinateur portable et se connectent via Wifi au réseau « Free Wifi ». Ne croyez pas que c’est pour aller sur Facebook ou autre. C’est vraiment pour travailler. En fait les gens en général ne vont pas sur les sites de X ou de sports, ils ont autre chose à faire. Et puis un site de X dans un open-space… ça semble stupide.
Ma journée avance bien. J’ai cependant perdu du temps car je n’ai que 2Mo de mémoire sur mon ordinateur, mais passons. , il ne me reste plus qu’à terminer ce soir car il me manque 2 logiciels Il me faut d’abord un logiciel de modélisation et ensuite Microsoft Visio pour faire un diagramme technique. Or le logiciel de modélisation n’a que 5 licences flottantes, et il arrive très souvent que les gens oublient de refermer celui-ci. Bref le logiciel n’est pas toujours disponible lorsque nous en avons besoin. Pour Visio ce n’est pas grave, je compte terminer ce soir de chez moi.
Il ne me reste plus qu’à mettre sur la clé USB mon document… car je ne peux pas envoyer de documents de plus de 5 Mb par email. Or croyez-moi, malgré les soucis de cette journée j’ai réussi à avancer et à faire un bon document plutôt complet. Bref je branche ma clé USB… qui n’est pas reconnue. En fait un logiciel bloque le port USB, et il est donc impossible d’introduire un logiciel dans le réseau… Me voilà bien embêté.
Je pars faire un break à la machine à café. En revenant, écran noir : « VOTRE DOCUMENT CONTIENT UN VIRUS. Il a été effacé. Votre numéro de poste a été envoyé au Service de Sécurité et de Surveillance de l’Utilisation du Réseau ».
Je viens de perdre mon travail.
Connard d’antivirus.
Le jour suivant j’ai demandé à mon ingénieur d’affaires de changer de mission.
Conclusion
En cherchant à se protéger, à standardiser et à réaliser des économies, nous prenons le risque d’avoir un système informatique totalitaire et obsolète. Il n’est pas exclu dans certaines entreprises que les employés cassent ces murs numériques. Il est donc important de s’assurer que les principes de précaution ne se transforment pas en principes très cons.
Il faut brûler la congélation des embryons
Sommes-nous à la veille d'une nouvelle révolution dans le champ de la lutte contre la stérilité? Allons-nous bientôt assister à la disparition progressive de la congélation des embryons humains? Depuis un quart de siècle, le considérable développement de l'assistance médicale à la procréation (AMP) tient, pour une très large part, à la pratique de la congélation-décongélation des embryons conçus par fécondation in vitro. Cette technique n'est certes pas indispensable et certains pays l'interdisent pour des raisons éthiques. Mais lorsqu'elle est autorisée, comme en France, elle permet d'augmenter notablement les chances du couple in(hypo)fertile de procréer en réduisant les risques auxquelles s'exposent les femmes concernées.
Obtenir des spermatozoïdes par (auto)masturbation ne pose généralement guère de difficultés. En revanche stimuler par voie hormonale la fonction ovarienne de la femme n'est pas toujours sans danger. Aussi les spécialistes préfèrent-ils limiter le nombre de ces stimulations en recueillant dès la première stimulation le maximum d'ovocytes; le plus souvent une dizaine. Ils tentent ensuite aussitôt de tous les féconder.
Or les nouvelles règles de bonne pratique médicale veulent -depuis quelques années et pour réduire le nombre des grossesses multiples- que l'on n'implante pas plus de deux embryons dans l'utérus de la future mère. Aussi les embryons «surnuméraires» sont (après quatre à cinq jours de mise en culture in vitro) placés dans l'azote liquide soit à environ - 170°C. En cas d'échec de la première tentative (ou en cas de souhaits ultérieurs de maternité), on sort ces embryons des cuves d'azote pour les faire revenir à la vie et procéder à une nouvelle implantation intra-utérine.
Parfaitement codifiée la pratique ne vas pas sans soulever de délicats questionnements éthiques. Longtemps, les autorités sanitaires refusèrent, en France, de révéler le nombre des embryons conservés par congélation dans la trentaine de centres habilités à pratiquer la PMA. Il fallut attendre 2004 et le retour de Philippe Douste-Blazy au ministère de la Santé pour que le voile se lève. On sait aujourd'hui que ce nombre dépasse les 150.000 et que seule une petite proportion d'entre eux verra le jour. Aussi deux thèmes récurrents dominent-ils ici le débat et la controverse.
Quel statut pour ces embryons?
Le premier concerne le statut qu'il conviendrait d'accorder à ces embryons. Sont-ils des «choses» ou des «personnes»? Des «potentialités de personnes» ou des «personnes humaines potentielles»? Faut-il que le droit forge à leur endroit un nouveau statut? Aborder ce sujet c'est ipso facto être accusé — souvent méchamment — de militer contre la loi sur la dépénalisation de grossesse. Le second thème concerne le devenir des embryons congelés qui ne seront pas «utilisés».
Faut-il les détruire (en langage officiel on parle de «mettre fin à leur conservation») et, si oui, dans quelles circonstances? Peut-on les «offrir» à des couples qui, pour diverses raisons, ne peuvent en concevoir et ce même avec l'aide de l'AMP? Ces embryons peuvent-ils, comme le réclament de nombreux biologistes et généticiens, être considérés comme de simples objets de recherche? En France les lois de bioéthique de 1994 et de 2004 ont tenté d'apporter différentes réponses sans jamais satisfaire les différentes parties concernées.
C'est dire toute l'importance que l'on peut accorder à la moindre avancée technique qui permettrait de faire l'économie de la congélation embryonnaire et de son cortège de questionnements et de controverses éthiques. Or cette avancée existe depuis peu et commence à faire régulièrement ses preuves. Il s'agit de la «vitrification» des ovocytes, formule désignant un nouveau procédé de congélation.
Cette technique ouvre de nouvelles et considérables perspectives. Car si on congelait les embryons humains surnuméraires c'est, pour l'essentiel, que l'on ne savait pas congeler-décongeler les ovocytes. Cette cellule sexuelle féminine résistait presque toujours à des procédés supportés par les spermatozoïdes et les embryons; un phénomène, expliquaient les spécialistes, dû aux rapports volumétriques entre noyau et cytoplasme. On pouvait certes congeler cette cellule mais sa décongélation conduisait presque toujours à sa destruction.
L'intérêt de la vitrification
Et voici que la vitrification fait son entrée dans le champ de la lutte contre la stérilité. Vitrification? Le terme désignait au départ «un traitement de fusion à haute température permettant d'obtenir un solide non cristallin» permettant d'inclure différents éléments polluants (déchets radioactifs ou non, métaux lourds, résidus des incinérateurs, amiante, etc.) dans une sorte de verre doté d'une stabilité à long terme.
Ce n'est plus précisément le cas avec les ovocytes puisque l'on passe avec eux de l'inerte au vivant. Voici comment R.-C. Chian (Royal Victoria Hospital, McGill University, Montréal), l'un des grands spécialiste de la question, résumait le sujet en 2007. C'était dans le Journal de gynécologie obstétrique et biologie de la reproduction sous le titre «Vitrification des ovocytes et des embryons: voie d'avenir»:
La vitrification de l'eau est obtenue par réfrigération au-dessous de 130°C. La vitrification des cellules vivantes implique la prévention de la formation de cristaux de glace intra et extracellulaires et la survie des cellules après congélation/décongélation. Les agents cryoprotecteurs ont eux-mêmes une toxicité potentielle sur les cellules vivantes qui varie avec leur capacité de pénétration et la température ambiante. Des morts cellulaires peuvent en outre survenir par dommages osmotiques dans la solution de cryopréservation ou au cours des processus de congélation/décongélation. La vitrification des ovocytes ou des embryons est une méthode de congélation ultrarapide qui impose des vitesses de refroidissement et de réchauffement de plus de 2°C par minute.
La vitrification d'ovocytes humains, plus délicate à réaliser que la vitrification embryonnaire, montre des résultats très encourageants en termes de taux de survie après décongélation et de grossesses cliniques après transfert. Elle est préconisée pour des raisons autant éthiques que médicales (fonction ovarienne menacée, don d'ovocytes aux femmes stériles). La vitrification d'embryons a surtout été expérimentée dans des modèles animaux mais a également démontré sa faisabilité dans l'espèce humaine.»
Trois ans plus tard, la donne a radicalement changé et le sujet prend chaque jour une place plus grande dans les milieux de la PMA. Plusieurs événements récents expliquent cette nouvelle situation. De manière délicieusement paradoxale, le premier résulte du fait que la loi italienne de bioéthique (qui a interdit la conservation des embryons pour des raisons éthiques) a dans ce pays favorisé la recherche sur ce thème. Un autre, majeur, est la découverte en 2005 par une équipe japonaise de la nouvelle méthode de congélation ultrarapide, de la vitrification.
Cette méthode s'est progressivement répandue: plus de 50 publications scientifiques dans le monde et la naissance en Italie de près d'un millier d'enfants conçus après vitrification ovocytaire sans problèmes apparents. La vitrification des ovocytes dépasse d'autre part la question de la congélation des embryons: elle permettrait de sauvegarder la fertilité des femmes atteintes de cancer et devant suivre une chimiothérapie stérilisante; elle pourrait aussi aider à contribuer à réduire la «pénurie d'ovocytes» qui ne permet pas de répondre aux demandes de tous les couples dont les femmes ne disposent pas de ces cellules sexuelles. Plus loin dans l'avenir: elle permettrait aux femmes de se constituer un stock d'ovocytes et de programmer comme elles le souhaiteraient leur fonction procréatrice.
Absence de décision politique
Mais en France cette pratique demeure interdite au grand dam des équipes de biologistes de la reproduction qui aimeraient pouvoir comme certains de leurs confrères étrangers mener des recherches pour établir ce qu'il en est de l'efficacité et de l'innocuité de cette technique. Depuis plusieurs mois, plusieurs équipes ont, sans succès, sollicité un feu vert des institutions de contrôle et du ministère de la Santé. Interdire de facto la «recherche sur l'embryon humain» passe encore mais pourquoi interdire les recherches sur une technique de congélation qui pourrait notamment permettre de faire l'économie de la congélation des embryons?
L'affaire commençait à prendre une telle dimension que le Pr René Frydman (hôpital Antoine-Béclère, Clamart), l'un des leaders français de la PMA, est entré en action. Après avoir multiplié les tentatives de médiations, il a commencé à exposer publiquement les termes du débat, notamment dans un Point de vue récemment publié dans les colonnes du Monde.
En France, il n'est pas possible d'appliquer cette technique. Bien que plusieurs équipes scientifiques aient, depuis 2007, déposé des demandes d'autorisation à l'Agence de biomédecine et à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé le ministère de la santé n'a pas donné d'autorisation. Pourquoi ce blocage? Le ministère considère que les recherches visant à améliorer les techniques d'AMP sont une transgression de l'article 2151-5 du code de santé publique qui interdit la conception d'embryons humains à des fins de recherche.
(...) C'est donc la quadrature du cercle ; comment peut-on avancer, si tous les projets d'amélioration des techniques de l'AMP, toute modification de l'existant sont catalogués comme constitution d'embryon pour la recherche. Pour la vitrification, il ne s'agit même plus de vraies découvertes, mais de l'application dans notre pays d'une technique déjà publiée dans le monde scientifique (...) Il est donc nécessaire de modifier la loi de bioéthique sur ce point en introduisant un cadre permettant l'innovation médicale en AMP (...) ; comme pour toute nouveauté, une information et un consentement des couples doivent être envisagés. C'est la seule voie du progrès, mais elle devient très urgente.
Il existe aujourd'hui en réalité plusieurs lectures du fameux article 2151-5; et les lectures divergent notablement entre celle faite au cabinet de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et celle faite, par exemple au sein de l'Agence de la biomédecine. Mais pour l'heure, et en dépit du statut indépendant de cette institution, c'est la lecture ministérielle qui prime. «J'ai aujourd'hui de bonnes raisons d'espérer que la rédaction du projet de loi de révision de la loi de bioéthique de 2004 comportera des dispositions qui permettront de commencer en France des recherches sur la vitrification des ovocytes», m'a déclaré le Pr Frydman.
Reste, détail, à savoir quand cette révision sera organisée. Elle aurait dû l'être en 2009. Annoncée en grandes pompes pour 2010 par Roselyne Bachelot lors des «Etats généraux de la bioéthique», cette révision va, une nouvelle fois, faire les frais de l'encombrement du calendrier parlementaire de la rentrée et de l'absolue priorité donnée à la réforme des retraites. A ceux qui parieraient sur 2011 rappelons que les lois de bioéthique de 1994 qui aurait dû être révisées en 1999 ne le furent qu'en 2004. C'est ainsi: tout ce qui est du ressort de la bioéthique intéresse nettement moins les parlementaires français que la légalisation des paris en ligne et l'état du football français.
Jean-Yves Nau
A lire sur le même sujet, Mal formés parce qu'artificiellement fécondés
Photo: embryons congelés dans un hôpital britannique en 1996. REUTERS/Ian Hodgson
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VLC 1.1.0 gère l’accélération matériel
VLC 1.1.0 est désormais disponible et gère l'accélération hardware (enfin) sur la version Windows !![]()
Si vous avez des difficultés à lire tel ou tel format vidéo ou audio, une des meilleures solutions pour palier à ce soucis est très certainement le lecteur multimédia VLC.
Son slogan est assez clair: "It plays everything!".
En effet, VLC supporte un grand nombre de formats et peut lire:
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Les Américains, les plus riches mais pas les plus heureux
Les Etats-Unis ont beau avoir le PIB par habitant le plus grand du monde, ils ne sont pas forcément les plus heureux. Le Christian Science Monitor s'est penché sur les résultats d'une étude mondiale réalisée par Gallup. Publiée dans le Journal de la personnalité et de la psychologie sociale, l'étude a été menée pendant un an, de 2005 à 2006, sur un échantillon de 13.600 personnes, originaires de 132 pays différents Son objet: mesurer le bonheur et établir un classement des pays les plus heureux. De prime abord, pas si évident donc...
Pour obtenir des résultats concluants, les chercheurs ont distingué deux définitions du bonheur. D'un côté, le bonheur général qui désigne une forme de satisfaction globale dans la vie. De l'autre, le bonheur au sens des moments de joie. Le premier est lié à l'argent: non seulement aux revenus personnels mais aussi à la richesse de l'Etat dans lequel on vit. Le second mesure les émotions positives ou négatives et dépend plutôt des besoins sociaux et psychologiques.
Les résultats confirment le proverbe selon lequel l'argent ne fait pas forcément le bonheur. Les Etats-Unis sont assez mal classés. Ils arrivent en 16e position concernant le bien-être global. Et sont plus mauvais encore concernant les instants de plaisir: 26e sur 132. En revanche, les Danois sont les plus heureux d'un point de vue global et ce sont les Néo-Zélandais qui vivent le plus de moments de joie.
Selon Ed Diener, chercheur à l'université de l'Illinois et au sein de l'organisation Gallup:
Tout le monde se contente de comparer la satisfaction globale et les revenus. Mais s'il est vrai qu'être riche permet d'être plus comblé par sa vie, cela n'aura pas autant d'impact sur la manière dont on jouit de chaque instant.
Et d'ajouter:
Comment se fait-il que des nations moyennement riches comme le Costa Rica s'en sortent aussi bien? Et inversement, pourquoi les nations riches comme la Corée du Sud s'en sortent moins bien que ce qu'on pouvait attendre? Cela s'explique en partie grâce à la qualité des relations sociales...
[Lire l'article sur le Christian Science Monitor]
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Le plan de travail de votre cuisine sera bientôt tactile

Ce projet de recherche mené par Intel vise à transformer n’importe quelle surface en écran tactile.
Au lieu de faire surgir une tablette ou d’installer un ordinateur tactile dans votre cuisine, imaginez que vous puissiez pianoter et toucher des images et des textes qui apparaitraient directement sur votre plan de travail.
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Savez-vous comment fonctionne Google ?

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Treize ans après le lancement de Google.com, vous ne savez toujours pas comment il fonctionne? Euh, bon d’accord, ainsi que le montre cette infographie, le procédé est quand même assez complexe pour faire fonctionner toute la machinerie derrière cette page d’accueil qui vous parait si simple. [PPCBlog]
L’homme est « amazing »
Une vidéo qui ne sert à rien, mais perso je la trouve impressionnante :
www.youtube.com/watch?v=ETGMVfdp6VU
Et vous ? Vous en pensez quoi ?
Viande pour les hommes, chocolat pour les femmes?
Joaquin Phoenix et Toby Maguire sont végétariens, et visiblement leurs fans leur ont pardonné. Pourtant ils dérogent à une règle profondément ancrée dans la conscience américaine: pour être viril, mange de la viande. Que les «vrais hommes» n'aillent pas dire qu'ils mangeraient bien une quiche! Les femmes elles peuvent s'en tenir au chocolat, au tofu et aux yaourts. D'où viennent ces clichés? Les distinctions par genre de nos habitudes alimentaires ont-elles des origines génétiques, sociales? Voilà les questions posées par une éditiorialiste de Salon, Riddhi Shah, qui découvre au fil de son enquête que ces clichés ont bien plus de force aux Etats-Unis qu'ailleurs.
Première hypothèse sur l'origine de ces différences: c'est une question de génétique. D'après Marcia Pelchat, une psychologue spécialisée dans la sélection alimentaire, les femmes sont génétiquement prédisposées à préférer les goûts plus sucrés, et ont une plus grande sensibilité aux goût amers. C'est pour cette raison que les cocktails pour les femmes sont souvent sucrés, pour masquer l'alcool, alors que les cocktails pour les hommes sont eux plus amers.
Deuxième hypothèse: celle de David Katz le directeur du Centre de Prévention de l'université de Yale, selon lequel nos habitudes alimentaires s'expliquent par l'évolution. Les hommes, les chasseurs, voient la viande comme une récompense de leurs efforts, et ont également besoin de plus de protéines pour développer leur masse musculaire.
Nos besoins caloriques différents peuvent ainsi être expliqués par l'accès différent que l'on avait à la nourriture quand nous étions hommes et femmes des cavernes.
Autre facteur: les hormones. Les désidératas alimentaires des femmes pendant leur grossesse, ou pour certaines, avant leurs règles, peuvent expliquer pourquoi elles préfèrent manger tel ou tel aliment pendant l'année.
Riddhi Shah prend l'exemple du chocolat, «l'aliment typiquement attribué aux femmes». Dans l'imaginaire américain en particulier,
une envie subite de chocolat a toujours été considéré comme réservée aux femmes avant leurs règles et aux soirées pyjama post-rupture.
Une étude d'une psychologue de l'Université de Monctlair, Debra Zellner, montre que 50% des femmes américaines ont des envies subites de chocolat alors que seulement 20% des hommes en ont. Cette même étude permet de constater la spécificité américaine. Debra Zellner a en effet constaté qu'en Espagne, les hommes et les femmes ont autant envie de chocolat les uns que les autres (25%) et à l'inverse qu'en Egypte les deux sexes s'en passent volontiers pour des aliments plus salés. D'autres études ont montré que plutôt que les filles, ce sont les garçons qui aiment les bonbons et les sucreries.
L'auteure, qui est indienne, s'accorde une parenthèse personnelle en relevant que son mari ne peut se passer de sucre dans son alimentation alors qu'elle s'offre volontiers un whisky et un bon steak. Tout s'accorde ainsi pour dire que si les préférences alimentaires sont liées au genre, leurs différences sont en tout cas exacerbées par la culture américaine.
Or ces habitudes se perpétuent, puisque les gens sont plus susceptibles de manger quelque chose quand ils l'associent à des qualités qu'ils aimeraient voir en eux. Un homme qui veut être fort et masculin a plus de chances de manger quelque chose qui est décrit comme fort et masculin. Dans la culture américaine, ce sera de la viande.
La publicité alimentaire a son influence également, car elle est très spécifique aux Etats-Unis, d'après Brian Wansink directeur du Laboratoire de Publicité alimentaire à Cornell:
C'est le prolongement de l'identité, un phénomène rendu possible par l'histoire américaine, où la nourriture n'a jamais manqué, a toujours été en abondance.
Malgré l'épidémie d'obésité actuelle, les femmes américaines, et surtout les femmes riches américaines, ont tendance à faire très attention à leur poids –et c'est un autre facteur qui affecte les différences d'habitudes alimentaires. On ne demande pas aux hommes de surveiller leurs calories de la sorte, explique Paul Rozin, professeur de psychologie de l'université de Pennsylvanie.
Mais est-ce que ces distinctions hommes/femmes peuvent changer? Peut-être, si l'on en croit la montée en puissance des buveuses de bière. Mais Paul Rozin n'en est pas si sûr, car le traditionnel repas familial, qui permet aux hommes et aux femmes de manger la même chose, tend à disparaître au profit des dîners au restaurant ou à emporter, où chacun choisit ce qu'il veut.
[Lire l'article sur Salon]
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Photo: Chocolat de Bonnat/Ever Jean via Flickr CC License By