jeudi 10 février 2011

Un Starcraft like sur iPhone ? Starfront Collision en préparation (video) - iPhone 4, iPad, iPod Touch : le blog iPhon.fr

Un Starcraft like sur iPhone ? Starfront Collision en préparation (video) - iPhone 4, iPad, iPod Touch : le blog iPhon.fr: "

Un Starcraft like sur iPhone ? Starfront Collision en préparation (video)



Par iSt le mardi 8 février 2011, 10:58 - Applications iPhone et iPod Touch (AppStore)
- Lien permanent





star-front-iphone-starcraft-1.jpg Gameloft prépare un jeu
nommé 'Starfront Collision' qui devrait rappeler des souvenirs
aux joueurs du célèbre 'StarCraft'.


On retrouve des éléments caractéristiques du jeu de stratégie temps réel
bien connu.


Le voici en images et vidéo :



star-front-iphone-starcraft-1.jpg

star-front-iphone-starcraft-2.jpg



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[Tuto] Jailbreak iOS 4.2.1 sur iPhone 4, 3GS Untethered avec PwnageTool et Unlock avec Ultrasn0w

[Tuto] Jailbreak iOS 4.2.1 sur iPhone 4, 3GS Untethered avec PwnageTool et Unlock avec Ultrasn0w: "

post thumbnail



Un hacker du nom de Nadeem97 a mis au point une version de PwnageTool qui permet le Jailbreak des iPhone 4 ET 3GS untethered sous iOS 4.2.1. Ce processus permet de conserver son baseband estampillé 01.59.00 sur un iPhone 4 et la version baseband 05.14.04 des iPhone 3GS.


Lien de téléchargement de cette version modifiée de PwnageTool


ou version similaire hébergée sur SOSiPhone en miroir


PwnageTool Nadeem97


Du coup, vous pourrez continuer d’utiliser ultrasn0w si vous en avez besoin pour un désimlockage officieux !


Etape 1: Téléchargez le logiciel PwnageTool pour iPhone 4et iPhone 3GS => ICI ou LA Décompressez le dossier zip, dans lequel vous trouverez deux fichiers libellés .bundle, info.plist et quelques autres fichiers.


Etape 2: Téléchargez PwnageTool 4.1.3 et copiez le sur votre bureau. Avec un clic droit faites « Afficher le contenu du paquet » comme montré sur la capture d’écran.



Etape 3: Allez dans Contents/Resources/FirmwareBundles/ et collez iPhone3,1_4.2.1_8C148.bundle pour iPhone 4, ou iPhone2,1_4.2.1_8C148a.bundle pour iPhone 3GS a cet emplacement.


Etape 4: Allez dans Contents/Resources/CustomPackages/CydiaInstaller.bundle/ et copiez ici le fichier info.plist puis fermez ce dossier.


Etape 5: Téléchargez iOS 4.2.1 pour iPhone 4 ou 3GS. Placez ce fichier IPSW sur votre bureau.




où aussi excellent site de felixburn qui regroupe l’ensemble des firmwares : ici


Etape 6: Lancez PwnageTool en Mode Expert “Expert mode” et sélectionnez votre périphérique



Etape 7: Parcourez les fichiers présents sur votre Mac pour trouver le firmware iOS 4.2.1 correspondant à votre périphérique.


Etape 8: Maintenant avant de créer un CustomFirmware, assurez vous de ne pas avoir coché l’option “Activate the Phone” qui se trouve dans “General”, et sélectionnez “Cydia Installer” dans les options “Cydia Packages”. Une fois que cela est fait, sélectionnez “Build” pour créer votre CustomFirmware iOS 4.2.1



Etape 9: PwnageTool va alors créer un fichier custom .ipsw pour votre iPhone qui sera alors Jailbreaké.


Etape 10: Passez en mode DFU



  • Maintenir le bouton Accueil et Allumage pendant 10 secondes

  • Relâchez le bouton Allumage et continuez de maintenir le bouton Acceuil 10 secondes de plus

  • Votre périphérique est en mode DFU


Etape 11: Lancez iTunes avec sa dernière version installée. Pressez sur votre clavier le bouton “Alt” (option) du clavier de votre Mac, ou “Shift” sous Windows puis cliquez sur “Restaurer” (PAS “Mise à Jour” ou “Vérifier Mise à Jour”) puis relâchez le bouton Alt ou Shift



iTunes va vous demander de sélectionner un fichier, désignez lui le Custom Firmware que vous venez de créer et faites « Ouvrir ».


Etape 12: Maintenant prenez un siège et laisser iTunes faire. Ne débranchez pas votre iPhone et restez calme, laissez votre Custom Firmware s’installer. Après installation votre iPhone va redémarrer avec un firmware iOS 4.2.1 jailbreaké.


Step 13: Une fois que vous avez jailbraké votre iPhone 4 ou 3GS sous iOS 4.2.1, vous pouvez le désimlocker tranquillement en utilisant ultrasn0w 1.2 (*). Votre baseband sera en version 01.59.00 pour un iPhone 4 et en version 05.14.04 pour un iPhone 3GS).


(*) UltrasnOw est disponible dans Cydia


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JAILBREAKER L’IPHONE 4.2.1 AVEC GREENPOISON RC5

JAILBREAKER L’IPHONE 4.2.1 AVEC GREENPOISON RC5: "


Jusqu’à présent, les solutions pour Jailbreaker la version 4.2.1 de l’iOS d’Apple n’étaient pas parfaites et pouvaient par exemple nécessiter de rejailbreaker à chaque reboot ou de posséder les fameux SHSH blobs connus des habitués du jailbreak. Heureusement, GreenPois0n permet maintenant de jailbreaker facilement ses iPad, Iphone et iPod Touch sous Windows et Mac OS X.

GreenPoison est un jailbreak dit « untethered », c’est-à-dire qu’il ne sera pas nécessaire de relancer l’outil à chaque redémarrage de votre appareil. En parlant d’appareils, les produits d’Apple suivants sont supportés :

  • iPod Touch 2G (toutes versions),
  • iPod Touch 3G,
  • iPod Touch 4G,
  • iPad 1G,
  • iPhone 3Gs (toutes versions),
  • iPhone 4,
  • iPhone 4 Verizon (non testé),
  • AppleTV 2 (a priori dans la RC6).

Vous devrez avoir obligatoirement la version 4.2.1 pour que le jailbreak fonctionne (et pas une version antérieure). Vous pouvez vérifier votre version dans Réglages->Général->Informations.

gp_win_rc5_b2.zip
» 476,1 KiB - 320 téléchargements - 7 février 2011
GreenPois0n RC5 pour jailbreaker iPhone, iPad et iPod Touch en iOS 4.2.1 sous Windows.

gp_mac_rc5_b3.zip
» 1 023,2 KiB - 70 téléchargements - 7 février 2011
GreenPois0n RC5 pour jailbreaker iPhone, iPad et iPod Touch en iOS 4.2.1 sous Mac OS X.

La marche à suivre est la suivante :

  • Connecter votre iPhone, iPod ou iPad à votre ordinateur par cable USB,
  • Quitter iTunes s’il apparait,
  • Lancer le programme de GreenPois0n,
  • Cliquer sur le bouton Jailbreak,
  • Appuyer et maintenir enfoncé le bouton Power (mise en veille/allumage),
  • Maintenir le bouton Power, et enfoncer le bouton Home (le carré sur la façade avant),
  • Relâcher le bouton Power tout en maintenant Home,
  • L’appareil va redémarrer une première fois et être jailbreaké,
  • L’appareil va ensuite redémarrer normalement,
  • Cliquer ensuite sur l’icône de GreenPois0n « Loader » sur votre appareil pour installer Cydia.

GreenPois0n.

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Le trafic ferroviaire français disponible sur Windows Phone 7

Le trafic ferroviaire français disponible sur Windows Phone 7: "Infos Train de la société my progsoft est une application Windows Phone 7 qui vous permettra d'avoir à tous moments grâce à votre smartphone les informations sur les horaires et le trafic ferroviaire français. A une époque où la SNCF semble avoir de plus en plus de mal à ce que ses trains arrivent ou partent à l'heure voici une application qui fera certainement le bonheur de tous ceux qui utilisent régulièrement les services de la SNCF.

Dans sa dernière version l'application utilise même le 'système push' qui vous permettra d'être informé très facilement de l'arrivée ou du départ du train choisi une heure avant sont arrivée effective prévue.

Très complète et totalement gratuite cette application fonctionne pour les principaux types de trains comme les TGV (Lyria inclus), Eurostar, Thalys, ICE, TER (trains et cars), Corails (Intercités, Lunéa, Téoz), Transiliens, RER et Noctiliens.

Une très belle application qui exploite parfaitement l'interface Metro de Windows Phone 7 que nous vous recommandons sans aucune retenue surtout que celle ci est vraiment très efficace et possède un excellent rapport qualité / prix ... normal quand on sait qu'elle est proposée gratuitement.

L'application peut être librement téléchargée sur le Marketplace.

News aimablement portée à notre connaissance par Quoman ...

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Stuxnet: le triomphe de la culture «hacker»

Stuxnet: le triomphe de la culture «hacker»: "

La «culture hacker» vit la

meilleure et la pire heure de son histoire. D’un côté, le ver informatique (le complexe

et très redouté «Stuxnet») vient de remporter une victoire sans précédent.

C’est là un bond en avant d’envergure dans le développement des «malwares»

(terme générique se rapportant aux logiciels trouble-fêtes que les virus

viennent installer dans nos ordinateurs via les réseaux numériques).


Stuxnet, prix Nobel de la paix ?


Stuxnet

serait composé de 15.000 lignes de code. Il a fait toute la démonstration de

ses super-pouvoirs numérique à l’automne dernier, lorsqu’il a

pénétré, pris le contrôle, et provoqué l’autodestruction
de quelque mille

centrifugeuses d’enrichissement d'uranium de l'usine nucléaire de Natanz en Iran.


Ce même automne, Stuxnet a changé

de nom et a revêtu un nouveau déguisement numérique (je le verrai bien dans un

long imper virtuel, à la Bogart), avant de se glisser à pas de loup dans le

réacteur nucléaire flambant neuf de la province iranienne de Bushehr. Ce réacteur

venait de recevoir une cargaison de combustible nucléaire russe (mais n’avait

pas encore été alimenté); un réacteur sensé n’être utilisé qu’à des fins

pacifiques, mais dont le plutonium à usage militaire était l’un des «produits

dérivés»
potentiels.


Stuxnet a pris le contrôle du

panneau de commande du réacteur de Bushehr, a fait ce qu’il avait à faire – et

a rendu cet immense complexe à un milliard de dollars complètement inopérant.

En un clin d’oeil. Même Mahmoud Ahmadinejad se trouva dans l’obligation de

reconnaître que le réacteur avait été à la source de quelques «problèmes»,

avant d’affirmer qu’ils avaient été «résolus». Deux mois plus tard, le réacteur

était toujours à l’arrêt. Certains analystes affirment que l’attaque à retardé

la capacité de l’Iran a créer ses premières bombes nucléaires d’au moins deux ans.


Il est possible que ces problèmes

soient permanents; le ver pourrait dissimuler d’autres programmes malveillants.

Et c’est bien ce qui rend Stuxnet à la fois impressionnant et potentiellement

inquiétant: impossible de savoir si le virus a dévoilé l’ensemble de ses

capacités; impossible de savoir s’il garde quelques cartes dans sa manche; impossible

enfin de savoir si les machines infectées pourront ou non être complètement

nettoyées. Ou de savoir si nous sommes les prochains sur sa liste. Tout ce que l’on

sait, c’est que c’est du grand art.


C’est un expert de la sécurité

informatique qui lui a sans doute rendu le plus bel hommage, en qualifiant

l’apparition du virus – et la destruction qu’il a semé dans le programme

nucléaire iranien – de «moment Oppenheimer» dans l’histoire

du hacking. Un moment qui a vu les virus malwares passer du statut de

trouble-fêtes malveillants mais maîtrisable à celui d’armes à part entière. Des

armes à la puissance incroyablement plus destructrice que celle qui les

précédaient; des armes potentiellement incontrôlables, capables de changer l’Histoire

– tout comme la première arme nucléaire élaborée par Oppenheimer à Los Alamos: succédant

à la simple TNT, avait fait planer la menace d’une destruction totale sur la

planète.


Les experts de la sécurité

informatique coutumiers des virus malwares les plus complexes ne

cachent pas leur émoi.


Comme l’explique Ralph

Langner
, consultant en sécurité informatique basé en Allemagne, «les

Iraniens n’ont pas les connaissances nécessaires pour lutter contre le ver, ou pour

comprendre sa complexité.»
Next Big Future, blog dédié aux «technologies perturbatrices»,

relaie cette déclaration de Langner:


«Voilà leur problème. Ils

devraient se débarrasser de tous les ordinateurs liés au programme

nucléaire, et repartir de zéro. Mais ça leur est impossible. En outre, la

maintenance et la construction de leurs sites nucléaires sont entièrement

dépendantes de sociétés extérieures. Il faudrait remplacer tous les ordinateurs

de ces dernières en prime. Mais ça leur est impossible. Résultat: ils vont

continuer de s’infecter les uns les autres.»


«S’ils disposaient des meilleurs

experts et du meilleur matériel possible, la remise en route des usines

prendrait au moins un an, parce qu’il est extrêmement difficile de nettoyer le

virus; il va même se loger dans les systèmes de sauvegarde. Mais ça leur est

impossible.»



Mais un «moment Oppenheimer» représente

plus qu’une progression-éclair de la puissance et du caractère trompeur des

virus. Il implique des répercussions géopolitiques de grande ampleur. Le moment

Oppenheimer originel a permis de mettre un terme à la Seconde Guerre mondiale via

les terribles bombardements nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki. Celui de

Stuxnet pourrait bien nous avoir accordé un (inattendu) répit de dernière

minute alors que nous nous engagions sur la voie d’une guerre nucléaire

potentielle.


Imaginez: Stuxnet a paralysé les principaux sites nucléaires

d’Iran (et aurait infecté environ 60.000 de ses ordinateurs) au moment même où

les Israéliens donnaient

l’impression
de se préparer à bombarder ces installations, et semblaient

disposés à employer tout l’armement jugé nécessaire pour empêcher l’Iran

d’avoir la bombe (inutile de rappeler qu’ils disposent d’un arsenal nucléaire

non déclaré). Quoi que vous pensiez des positions d’Israël, vous conviendrez

qu’ils n’hésiteraient pas à le faire s’ils n’existaient pas d’alternative. Une

attaque de cette ampleur pousserait certainement les Iraniens à riposter, et

ils seraient sans doute alors vite imités par leurs sympathisants au sein de

l’armée pakistanaise – armée qui contrôle (tant bien que mal) la «Bombe islamique», arsenal

comptant entre soixante et cent ogives nucléaires.


Le monde était sur le point de

sombrer dans une guerre nucléaire régionale aux conséquences des plus incertaines.

Puis Stuxnet est entré en scène.


Oh, ne vous réjouissez pas trop

vite; elle arrivera bien tôt ou tard, cette guerre nucléaire régionale. Mais

Stuxnet a sans doute retardé le point de non-retour, et ce pour plusieurs

années. Notez que les

avis divergent
sur le temps qu’a pu nous faire gagner le malware (entre

autres mesures).


Rien d’étonnant, donc, à ce qu’un

blog satirique ait fait de Stuxnet son «Homme de l’année»; j’ai pour ma part proposé de lui

décerner le prix Nobel de la paix. La suggestion était modeste et n’était qu’à

moitié sérieuse; elle a toutefois été relayée par d’autres blogs.


L'âge d'or des hackers


Les hackers et leur

culture nagent depuis peu en plein triomphe. Notez qu’un «hack» qualifie toute

sorte d’intrusion non autorisée dans les entrailles d’un ordinateur, qu’elle

soit le fait d’un hacker isolé ou des agents d’un gouvernement ennemi.


L’audacieuse

investigation
récemment conduite par le New York Times quant aux origines

de Stuxnet pèche par son refus de considérer les créateurs du virus comme des

«hackers», dans la mesure où il aurait été élaboré par des agents du

gouvernement américain et/ou israélien.Un hacker reste un hacker, qu’il soit

fonctionnaire ou non. Pour prendre un exemple, il est de notoriété publique que

l’armée chinoise dispose

d’une division entière de spécialistes en guerre informatique
; le sceau

officiel du gouvernement n’en fait pas moins des hackers.


Les derniers triomphes du hacking

dépassent celui de Stuxnet. Nous avons assisté à l’affaire WikiLeaks (moins

subtile, mais plus volumineuse), au piratage de Gawker, et à la contamination de

Facebook par un ver à l’automne dernier (les utilisateurs ont été victimes de

spam et d’hameçonnage). On commençait à se dire qu’aucune machine, qu’aucun

internaute n’était réellement à l’abri. A la une d’USA Today daté du 11 janvier 2011, on pouvait ainsi lire cet inquiétant gros

titre «L’avertissement des experts: les cyberspammers élaborent de

nouvelles formes d’attaques»
. L’article mentionnait la brusque diminution des traditionnels

réseaux pirates de type «botnet», qui peuvent infecter des milliers de PC et

les transformer en «ordinateurs zombies» pour servir leurs propres intérêts.

Selon le quotidien, l’abandon soudain de cette activité criminelle

particulièrement profitable pourrait laisser présager de l’apparition d’une

nouvelle et redoutable tactique de piratage.


Mais cet âge d’or des hackers, de

leurs vers et autres «malwares de guerre» a un côté particulièrement ironique:

la légendaire figure tutélaire du hacking, son «icône héroïque» (pour citer le

magazine Computerworld), fantôme dans la machine bien réel et mythique,

super-héros de plusieurs générations de nerds et de geeks (y

compris le créateur d’Apple), l’homme surnommé «Captain Crunch», souffre d’une

mystérieuse blessure; une lésion hautement handicapante ayant entraîné des

séquelles nerveuses et des douleurs atroces. L’homme se bat pour conserver

l’usage de ses mains – des mains qui ont, presque à elles seules, donné

naissance à la «culture hacker».


Nous avons besoin de super héros du piratage


Cette nouvelle nous parvient au moment même où

nous semblons avoir le plus besoin d’un super-héros du piratage; d’un héros

capable de faire face aux défis insoupçonnés que peuvent représenter les

super-vers-informatiques. Le «moment Oppenheimer» de Los Alamos était à la fois

un triomphe scientifique et une tragédie humaine; de la même manière, Stuxnet

et ses équivalents pourraient bien recéler une inquiétante part d’ombre.


Je ne suis pas le seul à le

penser. J’avais déjà consacré un

article
aux cinquante missiles nucléaires du Wyoming, dont on a perdu le

contrôle pendant une heure en octobre dernier. Les cinquante missiles Minutemen

stockés dans le centre de commande de tir de la base F.E. Warren ne répondaient

plus aux communications. Leur système de communication aurait été interrompu en

raison d’un dysfonctionnement matériel: ce dysfonctionnement aurait déphasé le

temps de réponse de missile à missile, le faisant accélérer et ralentir par intermittence;

les missiles se seraient alors déconnectés pour se prémunir de toute intrusion

potentielle.


Ce n’était probablement qu’un

accident – mais dans les comptes-rendus de l’attaque de Stuxnet sur les sites

iraniens, on peut lire que le virus a pris le contrôle de leurs commandes afin

d’accélérer et de ralentir les cycles de vitesse des centrifugeuses, provoquant

dysfonctionnements et arrêts forcés. En faisant quelques recherches pour cet

article, je suis tombé sur un commentaire consacré à l’incident du Wyoming sur

Armscontrolwonk.com, blog particulièrement bien informé: «Et si c’était Stuxnet?»


Une hypothèse des plus

troublantes. Si un ver informatique de type Stuxnet peut rendre une usine

nucléaire iranienne incontrôlable, on peut craindre de voir un virus équivalent

ou plus perfectionné (et peut-être mis au point par la très redoutée division informatique

de l’armée chinoise) prendre le contrôle de nos systèmes de lancement de

missiles nucléaires. Ce n’est peut-être pas possible pour l’instant. Mais cette

menace potentielle ne peut être écartée.


Ce scénario de science-fiction

rappelle peut-être à certains celui des films «Terminator», dans lesquels

Skynet, système de contrôle de l’armement nucléaire, se retourne contre

ses créateurs et tente de détruire l’humanité.


Personne ne pense que les machines sont réellement capables de

déclencher l’Apocalypse par elles-mêmes. Mais pour ce qui est des hommes…


Il

semble non seulement prudent, mais surtout urgent, de recruter les meilleurs

hackers du pays pour mettre au point des systèmes permettant de nous défendre

contre les utilisations malveillantes des vers de type Stuxnet, qui pourraient

être employés dans l’intention de provoquer des guerres dévastatrices. A moins

que vous préfériez vous en remettre aux bureaucrates du Pentagone?


Cette équipe de super-geeks

serait menée par l’homme qui pourrait bien être à l’origine de toutes ces

péripéties: Captain Crunch lui-même.


Captain Crunch, l'ultime recours


C’est en écrivant «Secrets

of the Little Blue Box
»
, reportage paru en 1971 dans le magazine Esquire,

que j’ai rencontré le Captain pour la première fois. L’article était consacré

aux «phreakers», proto-hackers téléphoniques; plusieurs d’entre eux étaient des

petits génies de l’électronique atteints de cécité, qui avaient découvert un

moyen de pirater les circuits à longue distance de l’opérateur AT&T, alors

en situation de monopole. C’est à cette époque que le Captain (John Draper, de

son vrai nom) s’est imposé; il a opéré la transition entre le phreaking

téléphonique (réalisé à l’aide d’une «blue box», dispositif capable de

reproduire les cycles de signaux internes de l’opérateur) et le hacking de

circuits informatiques par modem.


On le voyait faire le tour de la

région – aujourd’hui connue sous le nom de Silicon Valley – dans un van

Volkswagen équipé de ce qu’il appelait son «dispositif informatisé»; il

s’arrêtait prêt des cabines les plus isolées et se branchait sur les circuits

du monde entier. Le premier super-héros du hacking, équipé de sa fidèle cabine

téléphonique.


Après la parution de mon article,

la vie du Captain a connu des hauts et des bas. Côté positif, les

deux Steve (Jobs et Wozniak)
ont fait appel à lui. La première fois, ils

voulaient qu’il les aide à construire des «blue boxes» dans le garage de leurs

parents. La seconde, c’était après la création d’Apple; il est devenu l’un de

leurs techniciens qualifié, et les a aidés à concevoir l’un de leurs premiers

programmes de traitement de texte, EZ Writer. Certains disent même qu’il a joué

un rôle clé dans l’élaboration des premiers PC. Côté négatif, il avait la

mauvaise habitude de s’étendre sur ses exploits illégaux; les fédéraux l’ont

arrêté, et il a passé quelque temps derrière les barreaux.


Ceci dit, il n’est jamais devenu

un «black hat», comme on dit aujourd’hui; il n’a jamais utilisé ses talents de

hackers à des fins criminelles. Il appartenait plutôt à la catégorie des

hackers «look-at-me»; ces magiciens surdoués qui n’aiment rien tant qu’à

contourner les pare-feux, les anti-virus et tout autre système de protection sophistiqué

élaborés par les professionnels de la sécurité informatique.


Ces hackers rétorqueraient qu’ils

ne piratent pas simplement pour la frime, mais aussi par esprit civique, pour

«faire la démonstration des faiblesses» des systèmes informatiques qui les entourent.

Et Captain Crunch est encore plus important d’un point de vue culturel :

sans lui, le hacking ne serait pas devenu «cool». Il a inspiré tous les geeks

surdoués qui, frustrés par la vie de bureau, désiraient vivre un grand frisson à

la James Bond.


Crunch est le père de cette

sensibilité joyeusement anarchique, de cette attitude de hors-la-loi à la Robin

des Bois qui a amené les esprits les plus non-conformistes et les plus

brillants à rejoindre le monde de la technologie; une grande partie d’entre eux

ont ensuite pu tirer parti de leur connaissance de l’insécurité informatique

pour devenir des experts… de la sécurité

informatique.


Imaginez donc ma surprise et ma

tristesse lorsque j’ai découvert, lors d’une recherche Google consacrée aux

dernières formes de la culture hacker et à Stuxnet, un site nommé «Saving Captain Crunch», qui donnait

quelques détails sur sa situation; j’ai découvert le reste de l’affaire

sur d’autres sites solidaires.


Selon PC World, l’incident s’est

déroulé lors d’une conférence sur l’informatique à laquelle assistait l’icône héroïque du hacking;

ce dernier vaquait à ses occupations, quand soudain, un fan débordant d’enthousiasme

lui aurait donné une accolade quelque brutale, tordant plusieurs vertèbres –

fragilisées par une opération récente – au point de rompre la communication

nerveuse dans ses bras et ses mains. La blessure le faisait terriblement

souffrir, et il perdait le contrôle de ses mains à une vitesse effrayante.


L’incident est survenu en octobre

dernier; le Captain et ses amis ont lancé un appel à soutien; il n’avait pas

les moyens de payer l’opération (lourde, et particulièrement onéreuse), et ce même

avec l’appui de Medicaid.


Mais PC World nous donne une

bonne nouvelle: Captain Crunch a été opéré, et annonce (dans un commentaire

posté suite de la publication de cet article) qu’il se remet peu à peu

de ses blessures.


L’attaque de Stuxnet a paralysé

le système nerveux d’un site nucléaire au moment même où les mains talentueuses

de Captain Crunch étaient paralysées par une lésion nerveuse. Il y a quelque

chose de terrible et de profondément perturbant dans cette coïncidence.


Je pense que nous sommes aux

portes d’une nouvelle époque; une époque pleine d’angoisse quant à la

«solidité» des cyber-structures qui sont devenues les fondations invisibles de

notre existence personnelle et géopolitique. Le mystérieux hacker anonyme,

qu’il soit «black hat» ou «white hat», pourrait avoir plus d’impact sur nos

vies que Zuckerberg, Jobs, Brin et compagnie, et ce en dépit de tous leurs

milliards.


En un sens, je suis heureux de ne

pas avoir entendu parler des mésaventures de Captain Crunch avant qu’il ait été

opéré (semble-t-il avec succès). L’ironie de la situation aurait été bien trop

cruelle. Mais puisqu’on annonce que certaines versions de Stuxnet sont

désormais disponibles sur le marché noir (ou qu’elles pourraient être améliorées

afin de permettre à des nations hostiles de s’accaparer nos ogives nucléaires),

je suis heureux de savoir le Captain de retour. Captain Crunch est, sinon un

trésor national, du moins une source inépuisable de connaissances et de ruses

pour vaincre les machines. Il incarne, à lui seul, la victoire de l’infinie créativité

sournoise de l’homme sur les circuits de silicium.


Captain, je vous souhaite un

prompt rétablissement.


Ron Rosenbaum


Traduit par Jean-Clément Nau




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Olivier De Doncker



Mis en ligne le 04/02/2011




Start-up à l’ascension fulgurante, Groupon (USA) booste les commerces via les réseaux sociaux. La médaille du “social shopping” a son revers...



Le 'social shopping' explose en Belgique. Chaque mois ou presque amène un nouveau site dans ce créneau : Groupolitan, Dollop, PromoCity, CoolCoups, Gossip-Zone, Groupon, etc. Né aux Etats-Unis, ce dernier travaillerait à une entrée en Bourse qui valoriserait la société à 15 milliards de dollars, ce qui en dit long sur l’engouement des investisseurs pour cet avatar du commerce électronique (voir 'Epinglé').

Start-up à l’ascension fulgurante, Groupon a construit son succès sur une recette simple : permettre aux petits commerçants d’engranger facilement de nouveaux clients grâce à la puissance des réseaux sociaux. Pour le vendeur, le 'social shopping' recèle cependant des pièges qui peuvent se retourner contre lui, comme le montrent les témoignages recueillis par 'La Libre'.

Pauline (prénom d’emprunt) est esthéticienne indépendante. Fin 2010, les affaires se portent moins bien et la clientèle se fait plus rare. C’est alors qu’un délégué commercial de Groupon lui propose un 'deal' qui l’aidera à attirer rapidement de nouveaux clients sans rien débourser. La promotion est fixée : deux heures de soin pour 19 € au lieu de 80. Le bon sera valable six mois et le montant partagé 50-50 entre les deux parties. Mi-décembre, le 'deal' paraît sur Groupon.be. En deux jours, c’est un véritable raz-de-marée, plus de 1 300 internautes souscrivant à l’opération. Seulement voilà : travaillant seule, Pauline est incapable d’absorber une telle demande. 'Je n’ai eu d’autre choix que de travailler de 9 à 21h, sept jours sur sept. Même dans ces conditions, je ne pouvais cependant recevoir toutes les clientes avant échéance des bons.'

Selon un proche de Pauline, le délégué commercial de Groupon lui suggère alors deux solutions : soit embaucher une personne supplémentaire, soit prolonger la période de validité de la promotion. 'Engager quelqu’un, c’était impossible à ce tarif-là ', constate cette personne. 'Et allonger la durée de la promotion ne l’intéressait pas car les mois d’été sont ceux où elle récoltait traditionnellement le plus gros de son chiffre d’affaires. Pauline estimait aussi qu’elle avait moralement rempli sa part du contrat en travaillant autant.' Aujourd’hui, l’esthéticienne a déposé son bilan. Groupon n’est pas responsable de sa mise en faillite, mais cela ne l’a pas aidée à s’en sortir... Et il ne s’agit pas d’un cas isolé, comme l’atteste l’expérience d’autres commerçants.

La même mésaventure est ainsi arrivée au restaurant de l’Atomium en août dernier : une offre alléchante sur Groupon.be (un menu à 15 € au lieu de 45) et une avalanche inattendue de clients (plus de 2 600 !). 'Les représentants de Groupon sont assez agressifs commercialement', raconte Alexandre Masson, directeur du restaurant. 'Au moment de conclure le contrat, ils ne m’avaient pas proposé de limiter le nombre de 'deals' vendus. Nous avons donc dû affronter subitement un problème de gestion de cette demande pléthorique. En outre, nous ne pouvions pas vraiment gagner notre vie sur le montant qui nous revenait. Globalement, cette opération nous a coûté de l’argent et nous a apporté des clients de qualité assez mitigée. J’attends maintenant les prochains mois pour voir si le bouche-à-oreille fonctionnera mais j’hésite à réaliser un nouveau 'deal' avec eux.'

Contactée par nos soins, la direction de Groupon défend vigoureusement ses délégués commerciaux : 'Nous investissons beaucoup de ressources pour bien gérer nos relations, tant avec les partenaires qu’avec les clients. Nous veillons toujours à ce que le commerçant puisse absorber la demande. En cas de problème, nous cherchons avec lui la meilleure solution et, le cas échéant, nous remboursons les utilisateurs qui n’ont pu être servis.'

Dans le cas de Pauline, nous avons appris que Groupon Belgique a récemment proposé aux clientes éconduites d’être remboursées ou de recevoir une offre équivalente chez un autre prestataire. Bien entendu, les deux commerçants portent leur part de responsabilité dans leurs déboires. Mais n’est-on pas en droit de s’interroger sur les techniques de vente d’une société qui conclut des opérations où l’on perçoit un déséquilibre manifeste entre les moyens dont disposait le vendeur et l’afflux massif de clients avec toutes les répercussions potentielles pour les internautes qui profitent de l’aubaine ? Les dégâts collatéraux d’une croissance peut-être trop rapide ?









Savoir Plus



Qu’est-ce que le 'social shopping' ?

Appétit. Le 'social shopping' est une variante de l’achat groupé sur Internet et consiste à utiliser les réseaux sociaux pour écouler rapidement des offres promotionnelles, le plus souvent chez des commerçants locaux. Les sites proposent de bonnes affaires (restaurants à moitié prix, places de cinéma bradées, etc.) que les internautes intéressés se chargent de relayer vers leur entourage, notamment via Facebook et consorts. Si le seuil de clients qui ont marqué leur intention d’achat est atteint dans un certain délai, l’affaire est conclue avec le commerçant et les internautes participants sont débités via un moyen de paiement comme la carte de crédit. Grand attrait du 'social shopping', sa capacité à attirer rapidement des clients vers des PME et TPE qui manquent souvent de ressources et de compétences pour se lancer seules dans le commerce électronique. Porté par des startups comme Groupon, le 'social shopping' aiguise l’appétit des géants de l’Internet qui y voient un moyen de pénétrer un marché rétif à la pub sur Internet. Facebook a ainsi lancé en Europe des 'Facebook Deals', sorte de Groupon basé sur la localisation géographique des utilisateurs. Et après avoir tenté en vain d’acquérir Groupon pour... six millards de dollars, Google s’apprête à inaugurer un service du même type baptisé 'Google Offers'. Chez les titans du réseau, la bataille pour le commerce de proximité ne fait que débuter... O.D.D.

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