Les routeurs spatiaux ont le potentiel de transférer d'importants volumes de données à de multiples récepteurs terrestres en une seule étape, ce qu...
jeudi 29 juillet 2010
Des routeurs spatiaux pour développer Internet depuis l'espace
Les routeurs spatiaux ont le potentiel de transférer d'importants volumes de données à de multiples récepteurs terrestres en une seule étape, ce qu...
Une crème solaire qui répare l'ADN endommagé : rêve ou futur ?
Tout le monde le sait : les rayons du soleil sont nocifs pour la peau. Le soleil a des effets mutagènes sur l'ADN des cellules, qui peuvent mourir ou devenir ...
twitter + Microsoft PivotViewer + BizSpark = tweet pivot
Je découvre ce matin dans ma timeline une mention d’une nouvelle application twitter exploitant le contrôle Microsoft PivotViewer : tweetpivot. Ce contrôle est disponible en version finale depuis la fin du mois de juin en version finale, sous la forme d’un contrôle en Silverlight intégrable facilement dans toute page Web.
Moyennant une installation du plug-in Microsoft Silverlight (4 Mo de téléchargement, disponible pour PC et Mac) vous pourrez explorer votre “twitterverse”, filtrer vos followers par leur lieu de résidence, etc…
Accessoirement, sachez que tweetpivot est une jeune start-up basée au UK et qui est membre du programme BizSpark.
Have fun !
De la vraie 3D dans le prochain PhotoSynth?
Les équipes de Rick Szelski, de Microsoft Research ont publié leur derniers travaux de recherche autour du Computer Visioning. En quelque sorte l’art de la Vision par Ordinateur.
Petite parenthèse, Il s’agit de la même équipe qui est à l’origine du fameux PhotoSynth ![]()
Ainsi, dans le cadre de leurs projets de recherche Universitaire sur le concept de reconstitution d’image, voici le résultat d’une des dernières avancées de l’équipe:
- La reconstitution à partir de photos provenant du web d’une Multivue Stéréo!
Le résultat est bluffant, puisqu’il ne s’agit plus seulement de faire correspondre les images issues de différentes photos, ni de reconstituer une environnement immersif 3D, ou un nuage de point… . Mais de totalement isoler un élément du plan, comme par exemple la Tour de Pise, et donner une immersion encore plus importante lors de déplacement au sein de photos:
Plusieurs effets sont au programme, avec des rendus visuels prenant en compte dans la reconstitution de l'objet d'un fond en couleur issue des photos d'origine. Ainsi, lors de votre déplacement autour de la Tour de Pise, le fond bleu ciel reste à l'écran, et nous avons le droit à un effet smooth donnant encore plus de réalisme.
Afin de vous donner l’opportunité de juger par vous-même, voici une vidéo de démontration réalisé à l’occasion de l’évènement SIGGRAPH 2010:
Pour plus d’information sur ces travaux de recherche:
- Site sur le projet de recherche: http://bit.ly/cnUZMn
- Siggraph 2010:http://www.siggraph.org/s2010/
Vidéo de démo en HD, sans artefacts: Ambient Point Clouds for View Interpolation (MP4, approx. 150MB)
Les premiers caméscopes 3D arrivent
Le premier constructeur à ouvrir le bal est Panasonic, qui vient de présenter lors d'une conférence de presse à Tokyo ses nouveaux caméscopes 3D destinés au grand public. Le caméscope 3D HDC-SDT750 est doté d'un objectif 3D qui pourra s'adapter sur d'autres modèles de la marque. Le système à double-lentille enregistre des vidéos au format 960 x 1080 qui seront visibles sur les téléviseurs Panasonic compatibles 3D mais également sur des téléviseurs 3D d'autres marques.
Le caméscope est quant à lui équipé d'un zoom optique 12x et d'une optique Leica Dicomar et d'un écran de contrôle LCD tactile.
Le caméscope 3D Panasonic HDC-SDT750 devrait être commercialisé à partir d'octobre 2010 aux USA au prix de de 1 399,00 dollars. Espérons que la conversion du tarif pour le marché européen sera pour une fois respectée, ce qui devrait permettre de l'obtenir à un prix tout juste supérieur à 1 000,00 euros aux taux de conversion du jour où j'écris ces lignes.
Etant donné que les géants de l'électronique se penchent déjà sur la question de la miniaturisation des équipements vidéo 3D, Je parie sur l'intégration de capteurs 3D dans les snap-cameras de type Flip ou Vado dans les deux ans à venir avec un tarif inférieur à 300,00 euros. Tope-là ?
(source)
Articles sur le même sujet :
- Flip MinoHD : que valent vraiment les vidéos ?
Suite à mon test du mini-caméscope Flip Ultra et à l’ouverture de Flip Vidéo en France, quelques blogueurs, dont je - Sharp prépare une mini-caméra 3D pour les téléphones mobiles
Alors que la 3D fait progressivement son apparition côté spectateurs, au cinéma et maintenant dans les premiers téléviseurs équipés qui - Mini caméscope Flip de Cisco, précisions sur le lancement en France
La présentation officielle de la gamme Flip pour la France a donc a donc eu lieu hier soir Jeudi 22 - Le Creative Vado HD disponible aux USA
Le Creative Vado, ce mini-caméscope ultra-simplifié, est probablement mon coup de cœur de 2008, le type de gadget qui devient - [CES Las Vegas 2010] Sony présente le mini-caméscope Bloggie
Le CES ouvre donc officiellement ses portes ce jeudi 7 janvier 2010 à 10 heures à Les Vegas (19 heures
Porsche 918 Spyder plug-in hybrid headed for production
What once seemed to simply be a ridiculously extravagant concept for a plug-in hybrid has now become a ridiculously extravagant reality -- Porsche has just announced that it's putting the 918 Spyder into production. First unveiled at the Geneva Motor Show earlier this year, the car (in concept form, at least) packs a 500-horsepower V8 and a pair of 109-horsepower electric motors that should let you get about 78 miles per gallon, or a total of 16 miles of driving straight from the lithium-ion battery back. The cost? That hasn't been officially announced yet, but estimates peg it around the $650,000 mark. Don't worry, though -- it'll be eligible for the $7,500 federal tax credit. Head on past the break for the full (but brief) press release.
Continue reading Porsche 918 Spyder plug-in hybrid headed for production
Porsche 918 Spyder plug-in hybrid headed for production originally appeared on Engadget on Wed, 28 Jul 2010 18:26:00 EDT. Please see our terms for use of feeds.
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Autoblog | Email this | CommentsGoogle veut en finir avec le piratage des applications Android
Une vidéo de surf captée avec un petit hélicoptère radio-commandé
Whoohooo ! Ça glisse !
Ben oui, parce que ce gars se lance dans le plus grand toboggan aquatique du monde !
Il s’agit du Summit Plummet à Disney World Blizzard Beach. Il vous propulse à 80 km/h avec ses 40m (ça fait quand même une 15aine d’étages !) de quasi chute libre.
Je vous ai dégoté une petite vidéo (pas évident d’en trouver une de qualité…) pour tenter réaliser un peu ce que ça donne. Même si je crois qu’on ne ressent pas un centième de ce que ça doit donner en vrai.
Bonne glisse ! :D
Article écrit Daeda pour le site Autour d'un café, 2010. |
Visitez l'article original : Whoohooo ! Ça glisse !
Les charmes discrets de l’ISF
Depuis la crise grecque, la réduction des déséquilibres
budgétaires s’est imposée comme la grande question du moment. A tel point que
l’accélération de la croissance et la baisse du chômage en sont presque
considérées comme des questions secondaires. Qu’importe le niveau de l’activité
et de l’emploi si l’on a la santé financière! Et comment peut-on rétablir sa santé
financière?
Sur ce point, la crise n’a entraîné aucune remise en cause du credo
libéral: la seule façon jugée raisonnable de remettre de l’ordre dans les
affaires publiques, c’est de réduire les dépenses. Mais cela ne suffit pas
toujours. Arrive un moment où il faut bien songer à augmenter les impôts. Et
là, il devient difficile d’éviter de parler de rigueur. Officiellement, il n’en
est pas question ici. Que le Premier ministre emploie ce vilain mot au Japon si
cela lui chante, pourquoi pas? Aux financiers, il faut bien dire la vérité. Les
électeurs n’ont pas besoin d’être aussi bien informés.
Le refus présidentiel du langage de la vérité se comprend
aisément: si l’on commence à admettre la réalité des hausses d’impôts, il faut
aller jusqu’au bout et dire clairement qui paie quoi. Alors, on pourrait
s’apercevoir que la rigueur ne pèse pas de la même façon sur tous les foyers et
que les plus aisés s’en sortent plutôt bien, grâce notamment au bouclier
fiscal. Mais remettre en cause le bouclier fiscal serait une reculade
politique.
La seule façon de le faire sans mécontenter les électeurs de la
majorité serait d’abolir en même temps l’impôt sur la fortune. Mais cela
reviendrait à faire un beau cadeau électoral à la gauche. Il ne saurait donc en
être question dans l’immédiat: on va continuer à parler le moins possible d’impôts
et on va garder le bouclier fiscal, donc l’ISF, au moins jusqu’en 2010.
Cela dit, tout le monde sait que la solution actuelle est
provisoire et qu’on finira par supprimer complètement et définitivement ce
qu’il reste de l’ISF. Arrivé à un certain stade, il vaut mieux en finir… C’est
dommage, car l’impôt sur la fortune était une bonne idée.
Mais, en matière fiscale, les idées, même bonnes,
rencontrent toujours de fortes résistances. Il en a fallu du temps et des
discussions pour arriver à faire voter l’impôt sur le revenu à un taux maximal
de 2% en 1914! Presque un siècle plus tard, cet impôt n’est pas encore vraiment
accepté (la CSG, impôt sur le revenu déguisé et prélevé à la source, provoque
moins de réactions). Pouvait-on espérer un meilleur accueil pour l’impôt sur la
fortune? En théorie, oui. Car cet impôt n’est pas aussi absurde et
antiéconomique qu’on veut bien le dire.
Si le but du jeu est de prendre une revanche sur les riches et
d’effectuer une confiscation,
l’impôt sur la fortune est un danger. Mais s’il s’agit simplement
d’alimenter les caisses de l’Etat en faisant participer les citoyens selon
leurs moyens réels, l’idée peut se défendre. Les inégalités de patrimoine sont
encore plus grandes que les
inégalités de revenus, ce qui s’explique aisément: plus on a des revenus
élevés, plus on peut épargner et plus l’épargne accumulée gonfle; et si on a la
chance de démarrer ave un capital transmis par ses parents, on peut creuser
l’écart avec ceux qui ont des revenus professionnels comparables mais n’ont
reçu aucun cadeau de bienvenue sur terre. Ainsi que le montrent les dernières
statistiques connues de l’Insee (2004), les ménages français possèdent en
moyenne 220.500 euros, mais ce chiffre moyen cache une répartition très
inégalitaire, puisque seule la moitié des Français a un patrimoine supérieur à
118.000 euros.
Avec l’impôt sur la fortune, chacun contribue réellement
selon ses moyens. Et de surcroît, si le législateur est intelligent, cet impôt
peut contribuer à enrichir le pays: si son taux est trop élevé, ce que rapporte
le capital chaque année ne peut suffire pas à payer l’impôt et les
contribuables doivent piocher dans leur fortune, qui se réduit inexorablement et
stupidement; en revanche, un taux d’imposition modeste n’est pas destructeur
et, au contraire, il incite les détenteurs d’un capital à le gérer efficacement
plutôt que de le laisser dormir. Et si le capital est bien employé, l’économie
a des chances de bien se porter.
Mais cela, c’est la théorie. Dans la pratique, les choses ne
se sont pas passées ainsi: comme les pays n’ayant pas d’impôt sur le capital
étaient nombreux et comme la liberté de circulation des capitaux est devenue la
règle, les grandes fortunes ont pratiqué la délocalisation à grande échelle.
Les idées libérales voire ultralibérales progressant, l’impôt sur le capital a
été abandonné là où il existait: en Allemagne en 1997, en Suède en 2007, en
Espagne en 2008, pour ne citer que quelques exemples. Même si elle n’est pas
complètement isolée, la France fait maintenant figure d’exception.
Ne voulant pas prendre le risque politique de supprimer
l’ISF, l’actuelle majorité s’emploie à le vider de sa substance, avec le
bouclier fiscal, les réductions au titre de l’investissement dans les PME, etc.
Résultat : avec un rendement à peine supérieur à 3 milliards pour 562.000
redevables, selon les chiffres provisoires de 2010, l’ISF est aujourd’hui un
impôt passoire, l’un des plus
stupides dont nous soyons dotés. Il faudra bien en tirer un jour la conséquence
et le supprimer.
Cela ne pourra se faire purement et simplement. Déjà l’idée
de créer une tranche supplémentaire de l’impôt sur le revenu a été évoquée dans
les rangs mêmes de la majorité. On pourrait imaginer aussi de revenir sur
certaines baisses des droits de succession: en les abaissant de façon
excessive, on favorise les héritiers alors qu’une économie moderne et dynamique
devrait au contraire encourager les entrepreneurs et les créateurs. Il reste à
savoir qui osera agir en ce sens.
Gérard Horny
Faites de la poterie sur votre iPad (vidéo)
Shared by Stéphane
Refaire Ghost sur iPad ^^
Il y a une application pour tout sur l'iPhone, bientôt ce sera la
même chose sur l'iPad ;-).
En efet, si vous avez apprécié les ateliers poterie durant
votre enfance ou alors que vous avez trouvé ça affreusement compliqué, sachez
que vous allez pouvoir créer des poteries virtuelles sur
l'iPad, sans vous salir les mains !
L'application est à mi chemin entre la simulation lors de la création et le jeu
puisque vous pouvez vendre vos poteries et ainsi financer des peintures plus
sophistiquées.
L'application iPad 'Let's create! Pottery HD'
est vendue 3,99 euros ici sur l'AppStore
La voici en image et surtout en vidéo :

Une vidéo à voir en
cliquant ici si vous nous lisez sur iPhone / iPod Touch
Si vous avez testé l'application, n'hésitez pas à partager vos
retours dans les commentaires !
Suivez l'actualité iPad sur Twitter, via RSS ou sur
Facebook
Source... Lire Pourquoi pas ? Faites de la poterie sur votre iPad (vidéo)
Woz dans la série The Big Bang Theory
Pour ceux qui ne connaissent pas la série , The Big Bang Theory est une sorte de Friends à la sauce Geek qui est actuellement l'une des meilleures séries comiques US.
Nous attendons avec impatience cet épisode et nous relayerons la date de diffusion dans nos colonnes, restez fidèle à iPhone-France pour en être informé !
![]() |
| Steve Wozniak (à gauche) et Steve Jobs aux débuts d'Apple Inc. |
![]() |
| Le casting de The Big Bang Theory que Woz va rejoindre |
- voir la source (LA Times)
suivez-nous sur Twitter et Facebook
Voici la guerre du futur - Gizmodo -
Un clavier que vous ne verrez (sans doute) jamais sur l'iPhone (vidéo)
Voici un clavier qui apprend de vos erreurs de frappe et s'adapte en terme
de taille à votre manière de taper. Cela parait impossible, il semblerait que
BlindType sache pourtant faire !
Le voici en vidéo, mais ne vous précipitez pas sur l'AppStore pour
le chercher, il devrait remplacer le clavier standard de l'iPhone pour
pouvoir fonctionner et il est quasi certain que ceci n'est pas autorisé dans
l'AppStore. Il pourra éventuellement être proposé en application
indépendante, pour taper du texte et faire ensuite un copier
coller dans une autre application (à la manière des applications qui
permettent de taper avec le fond d'écran remplacé par l'image filmée par la
caméra) ou alors pour les machines jailbreakées ...
Après, est-ce que ce sera vraiment utile, cela reste à tester !
Cambodge: les leçons du procès Douch
Lors de l’ouverture, en février 2009, de la première
audience du procès intenté au responsable Khmer rouge de la prison S-21, je me
demandais si ce procès n’avait pas déjà eu lieu.
En effet, l’enquête historique – effectuée plutôt à l’extérieur du
Cambodge – et le travail de mémoire – pris en charge à Phnom Penh par des
associations comme DC Cam – ont été largement faites pendant les trente années
qui ont précédé la mise en accusation de Kaing Guek Eav, alias «Douch»,
condamné lundi matin à 35 ans de prison. Que pouvait-on attendre de cette
focalisation sur la prison où furent torturés puis exécutés près de 15.000 Cambodgiens,
sachant que les principaux responsables khmers rouges, Khieu Sampan, Nuon Chea,
Ieng Sary et son épouse Ieng Thirith, dont l’échelle des crimes est au moins
cent fois plus importante, sont toujours en attente d’être jugés, pour avoir
commis ce que le Tribunal a qualifié de «génocide»?
Le travail des «Chambres extraordinaires au sein des
tribunaux cambodgiens» (CETC) a fini par aboutir à un premier résultat, non
sans de nombreuses difficultés. Publicité des débats aidant, le peuple
cambodgien a vu fonctionner une instance qui pourrait augurer, à moyen terme,
de la transformation du système judiciaire cambodgien, vers plus de
transparence et d’ouverture sur la société, bref vers sa démocratisation.
Il
est néanmoins loin d’être sûr que les magistrats nationaux travaillant dans les
CETC aient agi en toute indépendance. Le Premier ministre Hun Sen a exprimé
publiquement et à plusieurs reprises son refus de voir s’élargir le nombre
d’anciens khmers rouges qui pourraient, après Douch, être jugés. La démission
surprise, en juin dernier, du co-procureur international, le canadien Robert
Petit, quoique justifiée par des raisons personnelles, a été analysée sur place
comme la conséquence du désaccord survenu, le 8 décembre 2008, avec Chea Leang, son homologue
cambodgien, à propos du «nombre de personnes à inculper, le co-procureur
canadien souhaitant engager des poursuites au delà des cinq accusés déjà sous
les verrous.»
Toujours
en juin, les CETC avaient également rendu public un autre désaccord, entre les
juges d’instruction Marcel Lemonde et You Bunleng cette fois, au sujet de
l’ouverture de nouvelles enquêtes sur les crimes commis au Cambodge entre 1975
et 1979.
Derrière le financement
Côté financement par les Nations Unies, j’avais
également noté le paradoxe à voir le Japon et l’Allemagne, dont le jugement des
principaux criminels avait permis, après 1945, de donner naissance à une
première forme de justice internationale, devenir les principaux bailleurs de
fonds du tribunal, aussi bien pour la part ONU que pour celle de l’État
cambodgien. Le 2 juillet dernier, lors d’une cérémonie officielle, l’ambassadeur japonais au
Cambodge avait officiellement versé aux CETC l’argent nécessaire au paiement — le
budget des CETC pour les deux années 2010/2011 est estimé à 85 millions de
dollars, pendant un semestre, des salaires des employés cambodgiens du
Tribunal, alors que ceux-ci n’avaient pas été réglés depuis le mois d’avril.
De manière plus générale, la gestion cambodgienne de
fonds provenant, via l’ONU, de pays étrangers, a fait l’objet à plusieurs
reprises, d’accusations de corruption.
Les motivations des grandes puissances qui financent
le Tribunal ne dépendent pas uniquement de la volonté que justice soit faite. Elle
ne peut que rarement être unanime, au moins au sein des instances
décisionnaires de l’ONU. Il faut bien, dans certains cas, qu’un rapport de
forces s’exerce, pour faire accepter des décisions qui sont contraires aux
intérêts politiques de certains. La Chine est hostile à la mise en jugement des
khmers rouges, tandis que les États-Unis ont attendu le dernier moment pour
soutenir, à titre purement symbolique, le financement des CETC. Le Japon, de
son côté, subventionne le développement de l’économie cambodgienne, pour
favoriser ses propres investissements locaux. Les écoles privées qui se
développent dans la capitale ont adopté la langue anglaise (et le modèle
libéral), là où, historiquement, culture et langue française étaient
dominantes.
La
France, troisième pays financeur, ne voulait d’ailleurs pas donner l’impression
d’agir dans le prolongement de sa présence «protectrice» au Cambodge. Elle a
joué un rôle majeur dans la mise en place d’un bureau d’aide aux victimes, puis
dans le soutien aux associations non gouvernementales qui ont aidé les familles
à se porter partie civile, dans le procès de Douch, comme dans celui à venir:
pour les représentants d’Avocats sans frontière, qui bénéficient d’une
subvention de l’ambassade de France d’un montant total de 275.000 dollars, à «l’aube
du prochain procès, où comparaîtront quatre des hauts dirigeants politiques de
l’époque, plus de 3.000 parties civiles sont aujourd’hui constituées. Que de
chemin parcouru!».
La bonne foi de l'accusé
Venons-en à l’accusé et à sa conduite pendant les 77
jours d’audience de son procès. Celui-ci s’était d’abord déclaré coupable, tout
en s’abritant derrière l’argument classique, déjà réfuté à Nuremberg, de
l’obéissance à un ordre supérieur, et avait sollicité le pardon de ses
victimes. C’était la raison pour laquelle l’un de ses avocats, François Roux,
avait accepté de le défendre, d’une manière dont l’intégrité a été saluée par
la plupart de ses confrères, ce qui le différencie du (trop) médiatique Jacques
Vergès, impliqué un temps (et uniquement pour provoquer des obstructions) dans
le procès à venir.
Douch a pleuré au moins à deux reprises, une fois lors
d’une audience et une fois «en différé», lors de la diffusion, au sein du
tribunal, d’un extrait de la reconstitution organisée en février 2008 sur le
site de la prison S-21, où il avait été transporté dans le cadre de
l’instruction. Francis Deron rapportait alors qu’il «avait pleuré devant les
ossements rassemblés d’une quinzaine de milliers de victimes des Khmers rouges,
sur le terrain des “champs de la mort“.»
Mais les parties civiles n’ont pas cru à sa bonne
foi, et n’ont pas apprécié que des experts (Francoise Sironi-Guildbaud et Ka Sunbaunat) aient été mandatés par les
juges d’instruction pour évaluer sa psychologie. Ceux-ci ont expliqué qu’«il a
souvent commis des actes en rationalisant le fait qu’il n’avait pas d’autre
choix. Il s’est reclus et a évité plusieurs situations, de sorte qu’il ne
verrait ni n’entendrait ce qui se passait dans les murs de la prison. De façon
significative, il a eu recours à un “dédoublement“ psychologique, dans lequel
il était en mesure de séparer des activités différentes et contradictoires dans
sa vie. »
Coup de théâtre. Lors de la dernière semaine
d’audience, en novembre 2009, Douch a demandé à être libéré, tandis que son
avocat cambodgien réclamait son acquittement. Se sentant trahi, François Roux,
désavoué par son client, alors qu’il plaidait pour les «circonstances
atténuantes», a dû interrompre sa défense.
Il est trop tôt pour évaluer le rôle du procès dans
la socialisation de l’histoire des Khmers rouges et le travail de mémoire de la
société cambodgienne. Il est néanmoins certain que la «mise en situation»
effectuée par le cinéaste Rithy Panh, loin d’être invalidée par le cours de
l’audience, garde toute sa force. Il suffit de voir comment la déposition de
Him Huy, si précieuse dans le film S-21,
la machine de mort khmère rouge, a tourné à la confusion, en raison, entre
autres, des «questions
à rallonge des juges, [des] “demandes de précision“ hors propos des parties
civiles ainsi [que] d’un témoin soucieux de ne pas trop s’incriminer».
Désormais bien rôdées, les CETC sont prêtes à passer
au cas n°2 (Khieu
Sampan, Nuon Chea, Ieng Sary et Ieng Thirith), le plus important, puisqu’il devrait
permettre, à travers le jugement des prévenus, et devant des parties civiles
nombreuses et organisées, de juger l’histoire générale des crimes commis par
les Khmers rouges. Un colloque international permettra de réunir à New York,
les 16 et 17 septembre 2010, le juge Robert Petit, l’avocat François Roux et l’experte
auprès des CETC Françoise Sironi pour tirer un bilan de ce premier procès.
Christian Delage
Lire également le blog d’Arnaud Vaulerin sur le
site de Libération,
et les comptes rendus du site d’information sur le Cambodge, ka-set.






