jeudi 14 octobre 2010
Exposition Monet 2010 - RMN - Grand Palais - Paris
Des voitures autonomes testées par Google mais pas seulement

Techcrunch nous révèle en effet que Google testerait depuis plusieurs mois déja (plus de 140.000 Miles parcourus) des véhicules dont la particularité est d’être totalement autonomes, information confirmée par Google.
Dores et déja testé dans les conditions du réel soit sur routes publiques ouvertes comme le prouve la vidéo ci-dessous, le développement de ce type de véhicules capables de se déplacer d’un point A à un point B sans nécessiter l’intervention humaine en cours de route n’est pas un domaine réservé à Google.
[See post to watch Flash video]
Tout comme l’équipe travaillant pour le compte du géant dans le cadre du développement de ses véhicules autonomes, l’équipe d’étudiants et ingénieurs du projet ‘StadtPilot‘ (collaboration entre l’Université technique de Braunschweig, l’IFF et l’IFR) a participé au ‘DARPA Urban Challenge’ (2007).
L’équipe allemande a récemment effectué un premier test grandeur nature en zone urbaine (sur la rocade intérieure à deux voies de Braunschweig) à une heure de fort trafic.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo qui suit, sur un parcours de 10mn le véhicule baptisé ‘Caroline’ (une Volkswagen Passat) accélère, change de voie, ralenti, freine, s’arrête lorsque la signalisation ou le trafic l’imposent et ce en évitant bien entendu les autres véhicules évoluant à ses abords.
Notez qu’une personne bien réelle est installée côté passager afin de parer à toute erreur de trajectoire ou manœuvre anormale et de ce fait éviter (autant que possible) un accident durant le parcours.
Plutôt bluffant non?
Ces tests grandeur nature et le fait qu’ils soient de plus tolérés par les autorités compétentes attestent des avancées spectaculaires faites dans le domaine de la conduite assistée par ordinateurs. Ne plus avoir à conduire nos voitures et pouvoir faire une petite sieste pendant qu’elles nous transporteront d’un endroit à un autre ne sera ‘bientôt’ plus de la simple science fiction…
Super! Les jeunes manifestent!
Deux collègues de bureau, quarantaine bien dépassée, se
retrouvent à la cafétéria.
– Enfin les jeunes manifestent!
Ils auraient dû le faire depuis longtemps!
– C’est encore bien mesuré. 400
lycées sur 4.300 et dans les facs, c’est sporadique…
– Oui, oui mais c’est un début!
Quel symbole! Franchement, j’attendais ça depuis longtemps. La France maltraite
incroyablement ses jeunes, il est temps qu’ils manifestent! L’école expulse
160.000 gamins sans aucun bagage et elle donne une éducation qui ne débouche sur rien à beaucoup de ceux qui
restent. Alors que nous entrons dans l’ère de la connaissance, le niveau de
lecture et de calcul régresse. C’est dingue! Quant à la fac, la massification
des étudiants en fait un parking avant le chômage. Le taux de chômage des
jeunes est de 18% en France contre 10% en Allemagne ou 13% aux Etats-Unis.
– Ouais. Puis après, avant de
trouver un vrai boulot, galère: suite d’intérim, stages en séries, CDD à la
queue leu leu.
– Ils ont raison de se révolter!
Les jeunes ouvrent enfin les yeux sur l’égoïsme de ceux qui ont le pouvoir,
c’est-à-dire les vieux. Les retraites, c’est vraiment un super symbole: la
France s’occupe encore des vieux, de leurs petit confort et les jeunes paieront!
Ils ont raison de dire non! Enfin!
– Attends… Qu’est-ce que tu veux
dire?
– Que le conflit de générations
est manifeste! Les baby boomers se moquent de laisser la France dans un état
lamentable: une dette de 1.500 milliards d’euros et les retraites: tout ça sur
leur dos! Ils font bien de dire stop et de demander que les vieux cessent de se
privilégier eux-mêmes et qu’ils paient pour la dette et leurs pensions!
– Je ne comprends pas…
– Enfin des contre-manifs pour
réclamer que les vieux cotisent plus, travaillent plus longtemps et baissent
leurs pensions de retraites. Ça suffit de tout faire reposer sur les
générations à venir!
– Ah mais là, t’as pas bien suivi:
les lycéens sont contre la réforme de Sarkozy… Ils défilent pour maintenir la
retraite à 60 ans.
– …?
– Oui, ils manifestent avec les
vieux, pas contre!
– J’hallucine…
– Ils mélangent pas mal à vrai
dire et leur syndicat, l’UNL, dénonce les conditions de vie «de plus en plus
dure» des lycéens.
– Ouais, et la faute à qui? C’est
incroyable? T’es sûr? Les lycéens de 16 ans se préoccupent de leur retraite à
62 ans? Mais qu’ont-ils dans la tête? Déjà, en soi, ce n’est pas croyable, mais
en plus c’est contre leur intérêt.
– Tu parles comme Raymond Soubie,
le conseiller de Sarko, qui dit que la retraite a été faite pour eux.
– Ce n’est pas parce que c’est
Soubie qui le dit que c’est faux. Il a raison: si on n’équilibre pas le système
des retraites en reculant l’âge du départ à 62 ans, à peine les jeunes
auront-ils réussi à trouver un travail qu’ils crouleront sous la charge pour
financer les vieux! On est dans un pays de fous!
– Ils disent que si on laisse les
vieux au travail, les jeunes n’auront pas de boulot.
– Alors ça, c’est typique du
raisonnement faux. C’est la logique des 35 heures, du «partage du travail». Il
n’y a pas assez de boulot pour tout le monde, partageons-le. Et bien, c’est
faux! Archi-faux. On le sait maintenant, mille études d’économistes le
démontrent: c’est l’inverse qui est vrai. Il faut augmenter la population
active pour créer plus de postes. D’ailleurs la France a viré ses vieux, elle a
le taux d’activité des seniors le plus bas d’Europe. Avec quel résultat? Elle a
l'un des taux de chômage des jeunes le plus fort. C’est bien la preuve que l’idée de
partage est stupide.
– Les lycéens disent ne pas
vouloir payer pour une crise qui n’est pas la leur.
– Bah justement! Qu’ils demandent
aux vieux de nettoyer les dégâts de leur crise. Non sérieusement: les jeunes
ont tout intérêt au passage à 62 ans voire plus. C’est le think tank de gauche
Terra Nova qui le dit. Tiens je lis: «Le
niveau de vie moyen des retraités d’aujourd’hui est légèrement supérieur à
celui des actifs (106%). Le système français, en quelque sorte, “surperforme”.
La logique est donc de faire contribuer les retraités aisés d’aujourd’hui, au
même titre que les actifs, au bouclage financier du système.»
– On devrait baisser les pensions?
– Bien sûr! C’est ce que
devraient demander les jeunes dans des contre-manifs. Je récite Terra Nova: «Les pauvres aujourd’hui, ce sont les jeunes
actifs, avec un taux de pauvreté à 12% contre moins de 4% pour les retraités.»
Et moi qui me félicitais des manifs de jeunes… Non seulement ils vont payer
pour les baby boomers mais quand, ils seront à la retraite eux, alors il faudra
bien en passer par une baisse de leurs pensions! Ils n’y couperont pas! Double
peine! Ils se tirent deux balles dans le pied!
– Bah, la gauche va arranger ça
en 2012. Elle devra.
– Ah bon, tu crois?
Eric Le Boucher
Frédéric Martel, qui êtes-vous?
Frédéric Martel est-il un produit culturel de nouvelle génération? L’homme, 43 ans, journaliste et écrivain, producteur d’émissions, est au coeur d’un système intéressant, qui pratique le versioning, autour d’un sujet: les industries culturelles. Le versioning? C’est un de ces mots-clefs de la profession, buzzword que lui-même apprécie: la capacité pour une marque à se décliner en plusieurs produits, pour toucher sa cible (et construire un marché), comme peut le faire un Avatar autour du film, du jeu vidéo, du DVD augmenté, des produits dérivés (de la série, bientôt?)…
Frédéric Martel est donc versioné. Son sujet, les industries créatives, terme qu’il tente d’imposer dans le paysage médiatique français au travers de son livre, Mainstream (Flammarion), il le décline dans son émission, Masse Critique, sur France Culture, dans ses chroniques sur France 24, sur le site qu’il a lancé, par occasions, nonfiction, dans une note d’intervention pour Terra Nova, le think tank progressiste… Nouveau stade de ce versioning, le journaliste anime donc depuis lundi Inaglobal, revue internationale des industries créatives et des médias. Livre, émission, think-tank, chroniques, magazine, et maintenant revue… Où s’arrêtera-t-il? Qui est-il?
Touche-à-tout qui fait bouger les lignes
Quand on enquête (c’est un bien grand mot) sur Frédéric Martel, on retrouve ses amis, et ceux qui ne l’aiment pas. Ses amis sont souvent contributeurs de nonfiction (la liste est longue comme un jour sans pain), l’aident ou viennent à Masse Critique. Ils forment un miroir en creux de Frédéric Martel: plutôt jeunes, en tout cas plus que le cœur de l’establishment français, plutôt de centre gauche (Martel se revendique de la deuxième gauche et a travaillé avec Michel Rocard), et viennent de deux mondes, les sciences sociales d’un côté, la culture de l’autre. Certains sont de vrais fans, et le tiennent pour un touche-à-tout qui fait bouger les lignes, d’autres sont plus critiques, mais louent son dynamisme, son côté sympa, et son boulot.
Ses ennemis, eux, se retrouvent davantage dans l’université. La critique porte sur la pusillanimité de son travail, non rigoureux, l’analyse superficielle (entendez: non idéologique), et surtout, sur son objet: la pop culture, détournée par Martel en objet noble, digne d’intérêt, voire sérieux. Une certaine intelligentsia française, plutôt conservatrice, plus âgée, s’irrite de ce mec branché, de son manque de méthode, de son omniprésence. Il ne serait, finalement, qu’un intellectuel médiatique, se portant sur un objet mou.
C’est dans cette opposition que réside tout le paradoxe de Frédéric Martel, et son intérêt. Il est rempli de paradoxes. Mainstream se pare d’une volonté sociologique (celle de l’école de Chicago), mais déçoit dans son analyse en hésitant entre reflet de réalités et analyse stratégique (la perte du soft power, décrétée plus que démontrée), et reste un beau journal d’enquête très journalistique (qui répète beaucoup ses 1.250 interviews dans 30 pays, comme pour asséner son caractère scientifique). Masse Critique travaille un sujet réputé peu sérieux (les industries de la culture, les médias), en sortant de l’analyse française habituelle (sa critique), mais en réduisant souvent l’analyse à l’émission de buzzwords ou à l’ironie. Il est branché, en pointe à France Culture, mais à la peine, traitant d’un phénomène comme Justin Bieber (alors qu’il suit Lady Gaga comme un fan éperdu) six mois après son explosion, ou restant à côté de la profondeur de la révolution numérique.
Lacunes
Son sujet est bon, et juste: oui, la France est solitaire et vieille dans une grande course mondiale de cultures de masses, bien éloignées de l’image qu’en véhiculent de petits milieux culturels parisiens. Oui, le tabou français sur la culture de masse nous éloigne de réelles analyses. Martel casse des caricatures, en montrant par exemple dans Mainstream comment la pop culture se nourrit de son rapport aux marges. Mais, en oubliant certains pans du champ de la culture de masse (le jeu vidéo, secteur pourtant bien plus puissant que le cinéma), comme en se concentrant sur des portraits d’acteurs, il ne nourrit pas tant que ça le débat. Surtout, son antiparisianisme s’arrête à la porte de la révolution industrielle réelle dans les industries créatives: celle de la disparition de l’industrie. Dans ses publications comme dans son livre, on ne trouve nulle part mention de l’auditeur, du spectateur, et surtout, de l’irruption d’une production culturelle de masse, sans industries: où est l’anthropologie de la culture YouTube, le partage Flickr dans son relevé?
Frédéric Martel est ainsi: dans un système (celui de la Culture en France, un système d’Etat), tout en étant critique à son égard, et tentant de le faire évoluer; en avance sur un milieu, sans être dans l’avant-garde ou l’anticipation; important l’étranger, mais terriblement français dans son traitement; de culture universitaire, la revendiquant mais semblant la refuser dans ses traitements. Indépendant et libre, mais partout, cultivant les amitiés et obligations.
Un petit monde
C’est un vrai petit système, en effet, qui tourne bien. On trouve le même duo, Frédéric Martel et François Quinton à la tête de nonfiction et d'Inaglobal. Son collaborateur à Masse Critique Aziz Ridouan, est également membre du conseil d’administration de Terra Nova, tout comme Benoît Thieulin, dont l’agence La Netscouade a réalisé le site de nonfiction, et celui de France Culture. Terra Nova qui publiera une note associée à la publication de Mainstream, qui fera l’objet de débats sur l’audiovisuel public. Y a-t-il plus parisien que ce milieu qui tourne en rond, certes d’une génération de moins? L’homme de marge revendiquée retrouve ici les pratiques d’un establishment qu’il peut dénoncer par ailleurs.
On ne sait ce qu’il anime. Il dit être motivé par la passion de l’enquête et de son sujet, amoureux d’une liberté de regarder et faire comprendre. De fait, il est loin de la caricature de l’homme médiatique qui cachetonne à tout va (ses collaborations diverses ne doivent pas le rendre millionnaire), et ses enquêtes sont des montages difficiles, économiquement (5 ans de travail pour un livre de près de 500 pages). Son système est certainement un moyen d’asseoir économiquement un travail réel, libre, dont témoigne son parcours (ses ouvrages précédents, Le Rose et le Noir, Theater, De la culture en Amérique, sont admirables). D’autres le disent plus motivé par l’influence, et fort désireux d’être un prochain ministre de la Culture, tout en jasant sur son activisme médiatique, qui ne va pas assez au fond (le magazine papier nonfiction fut très critiqué, et oui, décevant).
L’homme est attachant, et irritant. Il est vraiment sympa, bosseur et léger, toujours un peu pince-sans-rire, impertinent, mettant en valeur ses ennemis pour attirer la sympathie. Elle vient avec plaisir. Il est en marge, pour ses sujets, mais en même temps au cœur du système culturel parisien. Les conservateurs voient en lui un Américain, mais il est pourtant so french. Paradoxes multiples, que l’on pourrait décliner à l’infini, qui sont sans doute le signe d’une chose: nous n’avons pas fini de l’entendre parler, et de le voir courir.
Il ne reste plus qu’à attendre le prochain projet de son versioning (suggestions: il manque un travail d’éditeur, ou une véritable émission télé). C’est pour quand?
Nicolas Vanbremeersch
travaille plus à nonfiction depuis qu’il est à l’INA, il est remplacé
par Pierre Testard (suggestion: l’indiquer sur le site de nonfiction)
quelques réactions suscitées : ce portrait subjectif porte en son titre
une interrogation, et dans son fil un questionnement sur des paradoxes
apparents, une dualité ou une recherche. Cela peut être pris comme une
invitation à y répondre...]
Depuis quand les blondes sont-elles des cruches?
Une entreprise lituanienne envisage d’ouvrir un complexe balnéaire aux Maldives géré uniquement par des blondes.
Pour Gierde Pukiene, la directrice générale, ce projet pourrait
contribuer à neutraliser le stéréotype de la blonde idiote. «Nos filles
sont très brillantes et elles sont diplômées», affirme-t-elle, selon ce
que rapporte la BBC. Mais au fait, depuis quand les blondes ont-elles la
réputation d’être des nouilles?
La «dizzy blonde» du XIXe
Probablement depuis la fin du XIXe siècle. En 1868, une troupe comique britannique présenta une parodie du mythe d’Ixion au théâtre Wood's Museum de New York. Avec ses quatre blondes qui cabriolaient en exhibant leurs bas, Ixion fit
sensation et enragea au plus haut point les moralistes qui estimèrent
que les filles n’étaient que des traînées sans talent qui ne devaient
leur succès qu’à leur corps. Les actrices d’Ixion étaient couramment désignées sous le sobriquet de «British Blondes», mais au cours de la décennie qui suivit, c’est «dizzy blonde»
[blonde évaporée] qui commença à prévaloir: ce terme familier, où
«évaporée» signifiait inconséquente ou idiote, désignait le genre de
comédienne osée que les Britanniques avaient contribué à rendre
populaires, et plus généralement les beautés «professionnelles». Ce qui
explique pourquoi, en 1889, le Kansas Times and Star signalait: «Hier
soir, de nombreux prêtres locaux ont mis en garde les membres de leurs
congrégations contre une compagnie de “blondes évaporées” qui va bientôt
se produire dans l’un des théâtres.»
Les hommes préfèrent les blondes
La première icône des blondes idiotes est sans doute Lorelei Lee, personnage inventé par Anita Loos en 1925 dans son roman Les hommes préfèrent les blondes,
qui fut adapté en deux films et une comédie musicale à Broadway. Payée
pour tenir compagnie à de riches hommes mariés, Lorelei estime que «les
diamants sont les meilleurs amis des filles». Elle est peut-être plus
superficielle que stupide, mais c’est le genre de demoiselle qui s’en
sort grâce à ses attraits. L’idée que les blondes aiment s’amuser et ne
sont pas sérieuses s’est plus profondément ancrée dans les mentalités
après l’interprétation par Marilyn Monroe de Lorelei dans la version
filmée de 1953. Dans les années 1960, la société Clairol lança sa
célèbre publicité «Les blondes s’amusent-elles vraiment plus que les autres?» pour ses produits de coloration, ce qui ne fit qu’appuyer les préjugés (dans son livre Des blondes,
Joanna Pitman raconte que la première des blondes sottes fut en fait la
courtisane française Rosalie Duthé, dont la célèbre niaiserie fut
caricaturée dans la pièces de 1775 Les Curiosités de la foire.
Rosalie Duthé était à la fois crétine et blonde, mais il ne nous
apparaît pas très clairement que ses contemporains la considéraient
comme une «blonde idiote» en tant que telle).
Blondes et romains
On
retrouve des traces du concept de la blonde stupide dans l’Antiquité.
Tout comme leurs homologues modernes, les hommes romains appréciaient la
blondeur —ils teignaient leurs cheveux avec un mélange de graisse de
chèvre et de cendres de bois de hêtre, ou bien avec des concoctions à
base de vinaigre ou de safran. Mais comme le remarque Pitman, les plus
sérieux associaient la teinture de cheveux à la futilité et au manque de
gravité. Le poète Properce écrivit par exemple: «Toute beauté est à son apogée telle que la nature l’a faite… Qu’aux enfers de nombreux maux accablent celle qui teint stupidement ses cheveux avec de fausses couleurs!»
Sans lier directement la blondeur à l’imbécillité, il implique que les
femmes qui veulent être blondes et s’arrangent pour le devenir en
utilisant des artifices n’ont pas grand-chose dans le ciboulot.
Un stéréotype bien ancré
Quant
à savoir pourquoi la notion de blonde idiote a fait son chemin —on peut
penser qu’il s’agit tout simplement de la persistance de la logique de
Properce. Chacun sait que peu d’adultes sont naturellement blonds, et
que de nombreuses blondes se teignent les cheveux. Si vous teignez vos
cheveux, c’est donc que vous êtes superficielle ou inintéressante. CQFD.
Une autre théorie, énoncée dans The Encyclopedia of Hair,
veut que la blondeur évoque l’enfance, puisque les enfants
naturellement blonds sont bien plus nombreux que les adultes. La
blondeur s’apparente donc à l’innocence, mais aussi à la naïveté.
Des
études universitaires montrent que le stéréotype de la blonde dépasse
le cadre de la simple plaisanterie. Lors d’une étude menée en 1999, des
chercheurs de l’université de Coventry ont demandé à 60 hommes et 60
femmes de regarder le même mannequin portant quatre perruques
différentes —une blonde platine, une blonde naturelle, une châtain et une
rousse. Les hommes et les femmes (mais les hommes davantage que les
femmes) ont estimé que la blonde platine était moins intelligente que les autres, et ont qualifié la blonde naturelle de «populaire». Une étude allemande conduite en 2004 montre que les blondes mettent davantage de temps à répondre à des tests en laboratoire après avoir lu des blagues sur les blondes (il s’agit d’un phénomène bien connu appelé «la menace du stéréotype»).
Juliet Lapidos
Traduit par Bérengère Viennot
La Biostase pour demain
L’animation suspendue : Un procédé longtemps répandu dans de nombreuses séries et films SF va bientôt quitter la fiction et rejoindre notre réalité.
Et c’est l’Hopital général du Massachusetts de Boston qui compte ouvrir la voie, avec le lancement des premiers essais cliniques de biostase sur des sujets humains.
Le but du procédé est avant tout médical, imaginez pouvoir mettre l’état de santé d’un patient en ” pause ” le temps de lui prodiguer les soins nécessaires …
La technique est connue depuis quelques années déjà et souvent utilisée lors des transplantations cardiaques :
Une solution saline spécifique est injectée dans le corps de l’individu à traiter permettant de redescendre sa température globale à 10 °c. A cette température, le corps fonctionne au ralenti, l’ensemble des contractions musculaires sont ralenties ou deviennent inexistantes. On comprend dans ce cas précis l’intérêt de la technique pour manipuler un patient souffrant de trauma important ou le simple fait de respirer peut amener une aggravation majeure.
En théorie, notre corps n’est pas prévu pour survivre en dessous d’une température de 22 °C, le remplacement du sang du patient par la solution saline permettrait ainsi de faire gagner de 60 à 190 minutes d’espérance de vie supplémentaire à un patient mourant.
Pour ce faire, une pompe doit être reliée au système sanguin du sujet pour permettre le retrait du sang chaud de l’individu tout en injectant la solution froide assez rapidement.
La température du patient baisse alors de 2 °C par minute, permettant une hibernation presque immédiate du corps.
Habituellement, à température normale et lorsqu’il est privé d’oxygène, notre cerveau meurt en 4 à 5 minutes, les cellules se mettant à produire des toxines destructrices occasionnant des lésions irréversibles.
Le Froid permet de stopper l’action de ces cellules, et donc de maintenir l’intégrité des organes du corps.
Pendant la phase de Biostase, le corps ne produit aucun pouls, aucune pression sanguine, et aucune activité électrique cérébrale. Et aucun dysfonctionnement n’a jusqu’ici été trouvé sur les sujets animaux après une phase d’animation suspendue.
Le Dr Hasan Alam, à l’initiative de la recherche est tellement optimiste quant au succès de ses essais qu’il estime à 90 % le taux de réussite de la procédure sur des cas de trauma extrêmes (comme les accidentés de la route).
Si les tests se révèlent concluants, l’intérêt du procédé permettra certainement de sauver beaucoup de vies, et l’on pourra peut-être se remettre à penser sérieusement à l’application du procédé pour les voyages spatiaux…
